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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 07:02

Editions : Gallimard

Parution : Septembre 2015

161 pages

16 €

 

L’âge avancé de F. Cheng ne l’empêche pas d’avancer d’un pas léger. Ce qui pourrait paraître cocasse n’est autre que,  signe, écho, correspondance. « Les bleus du ciel et de la mer »  reflètent « les bleus de l’âme » comme « la juste voix ne surgit / qu’au cœur de la voie ». Avec F. Cheng, impossible de se tromper de chemin. La pierre  comme le filet d’eau sont leçon de vie avant même que la fleur justifie la création et le fruit l’extase. Le centre de l’existence est là où le cœur bat et résonne, où la soif s’étanche, où le passant déchiffre plus qu’il ne nomme. Le ton devient de plus en plus plus grave.   Une « seconde enfance » est nécessairement « enfantée »  avant de se figer dans le silence des grandes choses où  résonne le pas  de celui qui avance et sait qu’il va partir sans ne vouloir rien oublier ni personne.  Alors il faut engranger sciemment les  beaux souvenirs comme les souffrances pour poursuivre sa voie,  les mains   et le cœur toujours pleins. Le vide hanté par la mort n’est que prétexte à se dépasser en créant, à métamorphoser l’effroi en gloire. Le texte  est si beau dans sa forme et si précieux sur le fond qu’il incite le lecteur à l’apprendre  par cœur.

Brigitte Clavel Delsol

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2015
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