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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 16:29

 

 

 

Editions :Verticales

Parution : Septembre 2015

74 pages

7,50 €

Estimation : 4,75 / 5

 Un seul nom, celui  Lampedusa, suffit à la narratrice pour susciter en elle tout  un flot de pensées.  Lampedusa ne résonne  plus comme au temps du film de Visconti quand les palais siciliens  abritaient les plus beaux bals du monde. Il est plutôt l’écho de la pensée profonde  de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, lui-même auteur du roman posthume « Le Guépard », qui pressentait déjà  le déclin de l’aristocratie.  Le temps n’est plus au faste,  les rêves n’ont plus leur place, la richesse  de la  Sicile n’est plus qu’un souvenir, la Méditerranée est devenue un gouffre de pauvreté où se jettent  les migrants. Chaque chapitre commence comme  le titre du livre, « à ce stade de la nuit » car la narratrice  laisse libre cours à ses pensées nocturnes, tandis que  la terre est plongée dans l’obscurité, que  l’homme  n’y voit plus clair, s'enfuit et se perd.  Le temps des découvertes et des conquêtes est révolu,  la politique n’est rien d’autre qu’instinct de puissance, la richesse donne la nausée, jusqu’au jour  où dame nature n’offre  pour reflet que la décrépitude de l’homme lui-même. Alors, ce qui importe, c’est l’histoire de la terre, c’est le lien ancestral, c’est le chant du paysage,  c’est l’hospitalité  de l’île,  c’est la réconciliation  de l’écrivain avec le monde. Très joli livre, un brin trop court...

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2015
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