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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 10:15

Plus que déconcertant ce Denis Clavel qui fuit toute publicité. Il écrit toujours, publie  chez Edimontagne un discret  manuscrit où sa plume court aussi vite que sa pensée. Il faut le suivre certes, mais une fois accroché, c'est lui qui nous poursuit. Car ses réflexions sont peu banales. Son style se dispense de toute ponctuation, les majuscules suffisent à révéler la concision et   la somptuosité de sa méditation. Les mots en eux-mêmes ne l'intéressent pas. Il leur préfère de beaucoup le chant du merle sans lequel " le paysage s'ennuie" ou  celle de l'inquiétude qui rejoint le mystère.  Car " le grand souci n'est pas la mort", c est " l'infinition de l'heure  " qui importe. L' art n'est pas la transcription du désespoir terrestre mais l'avancée , la rencontre, l'union avec "la chose espérée" qui "la fait exister" . Ainsi  " à l'extrémité il y a l'infini " et c'est cet infini que  le poète essaie de transcrire  " pour personne autre que toi ",  lecteur ..., car  "l'infinition de l'heure" n'est autre que l'infinition de l'amour de l'autre.

 

 

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Published by brigitte clavel-delsol
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