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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:30

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Novembre 2015

141 pages

14,50 €

Palmyre est morte, mais Paul Veyne l’immortalise. Sa  dédicace en dit long : ce livre est dédié à  Khaled-al-Assad, archéologue, directeur général des Antiquités de Palmyre de 1963 à 2003, assassiné pour « s’être intéressé aux idoles ». En fait d’idoles, il s’agissait des chefs-d’œuvre architecturaux  et artistiques qui furent rasés par Daech en Août 2015. Et Paul Veyne de guider  le lecteur  dans les rues de Palmyre et dans son passé historique, au temps où les sanctuaires des dieux  Bêl et Baalshamîn se dressaient  comme le Saint-Marc de Venise : fiers de leurs colonnes, des irrigations alentour, des caravaniers et des princes-marchands. A la fois tribu syrienne et cité hellénisée, la culture hybride de Palmyre fit toute sa grandeur. Vraie cité de l’Empire, elle avait besoin de Rome et ses légions contre les razzias perses, de même que Rome avait besoin de sa cavalerie lourde de lanciers bardés de fer qui fit la gloire d’Odainath et de son épouse Zénobie. Ainsi Palmyre est restée toujours elle-même, libre, multiculturelle, inventive et créatrice. Alors la voix de l’historien s’élève contre cet anéantissement non justifié, si ce n’est  par la haine de la liberté.

Brigitte Clavel Delsol

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2015
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