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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 11:50

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Février 2016

297 pages

19,90 €

Estimation : 4/5

 

« Newland » porte bien son nom : il s’agit d’un pays futuriste à partir duquel Stéphanie Janicot montre jusqu’où peut mener l’obsession de l’égalitarisme. Certes il s’agit d’un roman fiction, et l’auteur avec une pointe d’humour caricature un lobby qui n’a pas attendu le  XXIIIème siècle pour émerger.  Comme Orwell, Huxley,  Sansal et Bernard Behaile, Stéphanie Janicot dénonce la volonté étatique de museler l’homme jusqu’à transformer sa nature profonde. Point de liberté à Newland : la stérilisation est obligatoire, la  procréation artificielle est gérée par informatique afin d’éviter jalousies, frustrations, et transmission des gênes. La  longévité de vie doit être égale pour tous. La  fermeture des frontières est imposée par crainte de la « christanie » et de « l’islamie » voisines.  Le respect de la réglementation est surveillé par bracelets électroniques. La population est divisée manu militari  en trois castes selon le jugement et les besoins de l’Etat. Au nom de la bonne entente, il s’agit de supprimer toute  liberté de créativité et d’expression, tout esprit de compétition, tout culte religieux. Une erreur d’affectation de la brillante Marian va lui permettre de prendre le recul nécessaire pour garder  sa lucidité jusqu’à faire un voyage à rebours qui lui apprendra que mêmes les Amazones trouvaient leur bonheur maternel grâce aux mâles… Sous couvert de divertissement ce roman est une véritable mise en garde contre la pensée totalitaire. Sous prétexte  de vouloir le bonheur des hommes, ceux-ci sont robotisés. Stéphanie Janicot atteint son but : de ce livre ressort non seulement l’importance de la liberté  mais aussi le caractère unique et sacré de l’être humain.  

 

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2016
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