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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:10

 

Editions : P.O.L

Parution : Mars 2016

146 pages

14,25 €

 

Quand Marie Darrieussecq découvre Paula Modersohn-Becker elle n’a plus qu’une idée : faire revivre la  femme qui se cache derrière ses tableaux si longtemps méconnus. Marie Darrieussecq  n’a rien à inventer. La correspondance de Paula avec son ami  Rilke et son époux Otto Modersohn révèle la femme partagée qu’on retrouve dans ses oeuvres. Car la peinture de  Paula est d’avant-garde, n’a rien de commun avec celle toute académique d’Otto déjà célèbre. Pleine de simplicité presque primitive, de couleurs chatoyantes, elle transcende par sa naïveté. Paula est très jeune, pressent sa mort et ne fera aucune concession. Partagée entre  son  petit village artistique   Worpswede au nord de l’Allemagne et Paris qui la séduit, entre un mari conservateur et un désir inassouvi de liberté, les traits de son dessin ont  l’assurance de la femme qui ne veut rien d’autre que de l’authentique. C’est pourquoi Marie Darrieussecq  ne veut pas d’un roman, ni d’une biographie chronologique, mais une suite de pensées propres à Paula dont le titre aurait pu tout aussi bien être « le prix à payer pour parvenir à se réaliser ». Son  style à la fois sobre et concis ne fait qu’augmenter cette  reconnaissance que Paula aurait tant aimé recevoir avant sa mort prématurée. « Comme elle fut courte, ta vie » lui dira Rilke dans son « Requiem à une amie » . Et pourtant  Paula avait  peint  en toute discrétion  plus d’un millier de tableaux. C’est pourquoi Marie Darrieussecq veut « lui rendre plus que justice : je voudrais lui rendre l’être–là, la splendeur.» Car « Etre ici est une splendeur »…

B.C. D.

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2016
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