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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 11:10

 

Editions : Actes Sud

Parution : Août 2016

267 pages

19,80 €

 

C’est un bien joli livre que présente Valentine Goby où le capitaine du paquebot n’est autre qu’une jeune adolescente qui adore son père et  toute sa famille. La jolie couverture du livre est significative : Mathilde fera l’impossible pour sauver l’unité des siens.  Car la  diversité des caractères s’accroît avec les épreuves rencontrées et, s’il ne s’agit pas de «  La Peste » de Camus, le lecteur y retrouve les même différentes réactions individuelles devant une maladie contagieuse. L’histoire se passe dans les années 50 où la tuberculose fait rage. Paul Blanc tient un café « le Balto » qui est le cœur de la Roche-Guyon dans la campagne parisienne, où il joue de l’harmonica tandis que les gens viennent y boire, chanter et danser. Mais quand la maladie apparaît, tout le monde s’enfuit. Paul préfère l’insouciance, Odile sa femme lui reste toute dévouée, Annie la  jolie fille aînée, pour ne pas dire la préférée, s’éloigne peu à peu avec son fiancé, tandis que le petit frère s’enfonce dans la mélancolie.  Seule Mathilde réagit avec lucidité, multiplie ses visites au sanatorium, sans crainte pour ces bacilles qui tuent ni pour les assistantes publiques qui la placent avec son frère dans des familles impossibles. Si l’esprit  rebelle de Mathilde va parfois un peu loin, le lecteur ne peut qu’être attendri devant cette adolescente pleine de détermination et d’amour. Dommage que l’auteur termine sur un sombre tableau, celui de la guerre d’Algérie, de l’assassinat de Walid  et de  bien d’autres crimes,  qui efface à jamais  la joie ambiante  du début du livre !

B.C.D 

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Published by brigitte clavel-delsol
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