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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 08:37

Editions : Gallimard

Parution : Février 2017

234 pages

20 €

Estimation : 2 /5

 

« Croire au merveilleux » est la suite du précédent roman d’Ono-dit-Biot. Le lecteur y retrouve César, maintenant veuf et désespéré. Alors César pense au suicide, prend des médicaments et s’enfonce dans un état comateux.  Son rêve l’emporte dans un voisinage  où moeurs étranges et évènements politiques se fondent dans un pastiche d’œuvres antiques. Le style de l’auteur est semblable à l'écartèlement moral de César,  alterne entre le désespoir et des descriptions  paradisiaques. Les voyages sont plus excitants qu’une bibliothèque et les femmes plus provocantes qu’aimantes. Les îles méditerranéennes offrent des grottes pour refuge comme chez Novalis,  ce qui n’empêche pas d’entendre  en arrière-fond  guerres et attentats qui sont le tabou des soirées arrosées. «Face à ce déluge de violence, que peut-on dire à son enfant ? »  L’hyper-information et le monothéisme seraient-ils la cause de tous   les antagonismes? C’est alors  le retrait sur une île déserte, le souvenir de l’innocence de l’enfance, les retrouvailles des battement du cœur  de son épouse . Quelqu'un arrivera-t-il à temps  pour sortir César de sa torpeur et lui dire que son petit garçon  l’attend? Une illustration typique du rêve selon Bachelard: « Nous souffrons par les rêves et nous guérissons par les rêves ».

 

 

 

B.C.D.

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2017
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