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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 08:36

 

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : 24 Août 2017

317 pages

22,50 €

 

 

Ce roman, tout en lenteur, n’est autre qu’une tentative pour maîtriser le temps qui passe, voire l’arrêter ou plutôt le dépasser par son  lyrisme. Si le lecteur persiste,  c’est grâce à sa poésie et à la découverte de la Chine du XVIIIème siècle où le plus célèbre  horloger du monde, l’anglais Cox, se met au service de  l’empereur Quianlong  bien plus despote et cruel que le temps lui-même. La mort qu’elle soit naturelle ou causée par le tyran rôde sans cesse. Pour oublier ceux qu’il aime autant que pour les retrouver, Mr Cox  veut satisfaire le  caprice  de celui qui a droit de vie et de mort sur tous ses sujets mais qui voit  le temps  lui échapper: la création d’horloges qui savent mesurer et freiner les variations et l’allure du temps, celui  de l’enfance comme celui  du condamné à mort ou  des amants. Certes l’empereur invisible met à sa disposition les matériaux les plus précieux jusqu’à appauvrir et révolter les habitants. Mais c’est le souvenir de sa fille défunte, la rencontre des prisonniers, l’entrevue d’un amour impossible  qui seuls  inspirent le travail de Cox.  L’empereur finira-t-il par comprendre l’essence même de la beauté des ouvrages de l’horloger  ou le condamnera-t-il à mort ? Et si  triompher sur le temps était possible  grâce à la patience et la persévérance ? Mais Cox parviendra-t-il à procurer "l'horloge intemporelle" ? En tout cas cet auteur autrichien parfaitement traduit par B.Kreiss offre une très belle allégorie : la  tentation démiurgique ne date pas d’aujourd’hui…

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2017
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