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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 11:36

En ce début d’année j’emprunte les vers de Guy Bonhomme,  poète lyonnais peu connu mais très talentueux ,  pour vous transmettre  sa leçon du bonheur.

 Guy Bonhomme harmonise  aisément sonorité musicale , humour  et gravité de la réflexion.

Sa poésie est aussi plaisante qu’enrichissante.

Elle rappelle l’importance du passé , pilier de l’avenir, l’importance de l’amour, pilier du bonheur .

Ainsi le poète se fait  messager d’espérance .

                                                          

                           BONHEUR

Le bonheur est donné à qui lui offre ses yeux.

 Aux poètes, dont la plume nous fait chanter l’amour

Petit bonheur deviendra grand pourvu que Dieu

Lui prête amour toujours et les serments autour.

Serait-il discret ? qu’on le nommerait bourgeois

Pourtant bien vite étouffant, à vivre sans émoi.

 L’afficher en plein jour, au regard des envieux,

 Arrogant pour qui, sur la touche, se trouve hors-jeu.

 Grand bonheur se lira dans les yeux de l’amour

Sûr, qu’il rimera, comme l’on sait, avec toujours.

Trésor bien caché au fonds de nous trop enfoui,

 Il serait bien meilleur, partagé à l’envi

 Serait-ce par le mérite que le bonheur se glane ?

 Découverte fortuite, tel orpailleur sa pépite ?

A qui rêve bonheur sans ombre, au long de sa vie,

 Illusion chimérique, plaisante anesthésie.

A courir, les petits, fleurissent et puis se fanent.

 Le Grand, jamais ne pousse, pour qui ne le cultive .

A tous proposé, encore faut il le chercher,

Vigilants à en saisir l’opportunité.

 Bien retenu dans nos mains sans qu’il se délite,

Ni trop fort le serrer…. étouffé il s’effrite.

De Guy BONHOMME 3/01/20

 

                          PARFUM DES SOUVENIRS

Nos Souvenirs enfouis sommeillent en nous.

 Ils glissent vers l’oubli et se perdent dans le flou.

 Ils sont de notre vécu tout l’ héritage

 Trop vite ils deviennent marqueur de notre âge

 Sans pour autant en assumer l’outrage.

 Jardin secret, jamais ne se partage

 Telle cette odeur, arôme de mon enfance,

 Douce entre toutes, elle signe ma préférence.

 Sur mes souvenirs, fine poudre répandue,

Effluve maintenue de ce bouquet fané

 De petits riens, de-ci de-là glanés,

D’un temps échu qui ne reviendra plus.

C’était hier, m’en souviendrai-je demain ?

Senteur aujourd’hui au creux de ma main

 Saurai-je en offrir un peu à chacun ?

Que le souffle du temps n’estompe son parfum

et qu’alors dans l’oubli il ne s’évente.

 Sur moi toujours l’empreinte sera présente.

 Souvenirs riment avec félicité

 Pour celui qui veille à les cultiver.

De Guy BONHOMME  05/09/21

 

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