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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 10:44

 

 

Edition : Gallimard

Parution : Janvier 2012

24 €

392 pages

 

 

Sa patrie c’est l’Autriche, sa langue c’est l’allemand, mais sa nationalité  est italienne : tel est le dilemme que vit depuis trois générations la famille d’Eva. Ce drame est aussi historique que familial : il remonte à 1919 lors du démantèlement de l’Empire austro-hongrois où le grand-père d’Eva s’opposait   à l’italianisation forcée de sa province du Tyrol du Sud, rebaptisée en Haut-Adige et ardemment  surveillée par l’armée italienne. Tandis qu’Eva  entreprend un long voyage en train vers la Calabre, ses pensées remontent vers le  passé  douloureux  de sa mère Gerda. Elevée  dès  sa plus jeune enfance  dans le sillage des indépendantistes avec  un père au passé nazi et   un frère terroriste, celle-ci fut  dans l’obligation de gagner sa vie très jeune  tandis que  sa beauté germanique enflammait tous les regards des officiers italiens. Mais pourquoi ce gentil brigadier calabrais du nom de Vito qui vécut quelques années avec elle deux, juste le temps pour Eva de savoir ce qu’est un père,  les quitta  subitement ? C’est ce que veut élucider Eva en rejoignant Vito avant sa mort. C’est surtout l’intention de l’auteur de révéler, dans un style émouvant,  combien la rigidité des lois et des frontières entrava pendant longtemps le bonheur des individus.  Selon elle, à temps nouveau, nouvelles mœurs !  En réalité le sang versé et les amours  sacrifiés semblent une fois de plus être l’éternel  prix à payer ...... Un style magnifique berce le lecteur au rythme régulier du train.

B C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2012
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