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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 07:58

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Octobre 2011

346 pages

22 €

 

Le livre ressemble à son auteur, sa pensée à son style, son ironie à son titre incongru. Une tonalité  hautaine, pour celui qui ne sait pas apprécier la singularité de l’être, juxtapose une sensibilité à fleur de peau, réceptive à la beauté de la vie comme aux grandes souffrances de l’existence. Il s’agit d’une poésie en prose quidonne envie de lire à voix haute et même de chanter: « Gens qui vont, gens qui viennent, pensez à tous ceux qui ne savent pas qu’il y a des étoiles au ciel ». Ces nouvelles sont  des histoires simples, mais lourdes de messages, car Le Clézio n’aime pas ceux qui parlent pour ne rien dire. Du début à la fin, résonne le vacarme omniprésent d’une civilisation bruyante ou d’une âme maltraitée. Alors le lecteur court sans cesse, avec Ujine vers l’amour, avec Watson vers l’exil, avec Mari vers l’arbre Yama, avec Laetitia Landon vers l’Océan, avec Andréa vers la prison des filles, avec Viram seul à croire encore au bonheur. Les pieds sont toujours légers et les pas toujours souples quand ils courent vers la vérité. Malheureusement ils finissent dans le métro, chaussés, se pressent, bousculent, avancent en permanence, sans savoir pourquoi. Seules les araignées sont maîtresses du temps, tisseuses du silence. La raison est simple : elles ont huit pattes, mais pas de pied….

Brigitte Clavel

 

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2011
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