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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 07:38
Editions : Seuil

Parution : Mai 2013

279 pages

19 €

 

 

Ecrire des romans dans la langue française, tel a toujours été le vœu de Eun-Ja Kung, qu’elle réalise certes, mais au prix de maints sacrifices. C’est ce qu ‘elle expose dans ce  récit autobiographique. Au lieu d’emporter le lecteur dans un rêve,  elle le transpose  dans  une rude réalité. Son pays, la Corée du Sud, a du mal à se relever de la guerre avec le Nord. Les études sont un luxe mais, vu ses capacités à l’école, celle-ci  y a droit.  La faim qui  taraudait l’enfant se transforme chez l’adolescente en passion pour la littérature coréenne puis française. Son expression simple et naïve évolue peu à peu vers une lente maturité. Un désir d’exister par elle-même l’envahit. Mais point de repères dans cette société d’après-guerre si ce n’est un conformisme qu’elle exècre. La petite fille chétive et effacée se transforme  non seulement en major de faculté, mais en femme libérée qui finira par «  mettre un couvercle sur ses pensées et ses sentiments ». Sa fascination pour la France ne sera pas un simple rêve, elle quittera la Corée. Et si ce livre n’était qu’une longue métaphore, celle de l'ambition personnelle qui dévore tout, jusqu’à laisser derrière soi les êtres les plus aimés pour se retrouver « L’étrangère », loin de sa terre natale ? Il laisse en tout cas le souvenir d'une famille coréenne  soudée autour d'une benjamine qui aimait trop le français...

B.C.

 

 

 

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2013
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