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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 12:39

Editions : Stock

Parution : Avril 2014

253 pages

19 €

 

 

Le souci d’écrire l’Histoire ne quitte pas F.Tallandier. Alors celui-ci reprend sa plume là où il s’était arrêté dans son précédent ouvrage, au  VIIème siècle de l’ère chrétienne. Heraclius de retour à Constantinople agonise dans le plus profond désespoir, car, avec l’abandon de Jérusalem d’où il revient  mortellement blessé, il a perdu sa notoriété et pressent la chute de son empire. Pendant ce temps le roi Dagobert a beaucoup de mal  à quitter ce monde où il eut tant de chance. Et c’est là que se révèle le talent de F. Taillandier. Il montre combien la gloire peut être vaine, la prospérité éphémère et la reconnaissance injuste. Il poursuit ses portraits en prenant toujours compte de l’héritage familial et territorial, de la psychologie de chacun et des circonstances qui font qu’un homme comme le grand calife Omar, une fois sous l’emprise de Muhammad, ne tient plus ses promesses  de tolérance et ne pense qu’à l’extension de l’islam.  L’esprit de conquête, l’ambition, la jouissance ne cesseront-ils jamais ? Ainsi à l’instar du  moine Frégédaire, F. Taillandier  cherche la vérité dans le cœur des hommes, veut rester juste  dans ses portraits, libre dans ses jugements et fort dans l’adversité. « Et toi, vas-tu rester à les  regarder passer ? » semble-t-il dire à ses lecteurs, comme Boniface à Charles Martel. Car le chemin de l'homme est inextricable, sa tâche est toujours à recommencer sans jamais connaître son aboutissement immédiat. Point de pessimisme en F. Taillandier. Seulement une invitation pour  prendre  rang  dans l'histoire universelle, car tout acte, selon lui,  s'inscrit dans l'Eternité

Brigitte Clavel Delsol

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2014
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