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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 17:28

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Mars 2012

498 pages

22,50 €

 

 

 

Jean-Christophe Rufin définit Jacques Cœur comme « une allégorie du bonheur et de la vie » et c’est bien ce que ressent le lecteur à chacune des pages de ce beau roman où s’alternent action et réflexion. La guerre de Cent Ans tire à sa fin sans que  rien n’ait échappé au petit Jacques Cœur, ni la misère, ni la violence, ni l’humiliation. Mais il fait partie de ces êtres qui ne séparent pas leur rêve de la réalité. Bien vite il découvre  en l’homme un besoin intrinsèque de liberté et de dignité. Pour cela il est urgent d’enrichir le pays, non pas par la guerre, mais le commerce, «seul lien possible entre les hommes ». Ses talents de négociant au-delà des régions et des frontières ont vite fait de convaincre le roi Charles VII dont il devient le principal fournisseur et le premier créditeur, en échange des plus hautes  charges du royaume et d’une fortune toujours croissante. Ainsi ce fils d’un petit artisan de Bourges révolutionne la situation économique du pays, gagne l’estime du sultan d’Egypte comme celle du pape Clément V, jusqu’à ce que jalousies et trahisons, rivalités de castes et caprices royaux rendent son bonheur impossible. Rien ne tarira son courage, ni la prison, ni la torture, ni le dépouillement. Au contraire, plus le dénuement est grand, plus Jacques Cœur décrypte les signes éclairants de la Providence, et plus Jean-Christophe Rufin est heureux de remettre à l’honneur, grâce à sa très belle écriture, cet humaniste au "grand coeur" trop méconnu, alors qu'il devrait être un modèle politique ...

Brigitte Clavel

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 2012
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commentaires

Clovis Simard 01/08/2012 02:57

Blog(fermaton.over-blog.com),No-19. - THÉORÈME ECKHART. -Les limites de la Modernité.