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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 19:17
« L’ANOMALIE » par Hervé Le Tellier

« L’ANOMALIE » par Hervé Le Tellier

 

Editions : Gallimard

Parution : Juin  2020

327 pages                                                         

20 €

 

Le prix Goncourt 2020 a été discerné à un livre de fiction toute  ésotérique   pour ne pas dire irrationnelle, mais bien  à la mode du jour où l’homme à force de vouloir  être un dieu se débat jusqu’à en devenir fou, tant le monde qu’il a forgé est « une sacrée horreur ». Certes le miroir de la société qu’offre  Hervé Le Tellier dans un premier temps est très réaliste. Pour les plus forts, seuls comptent la réussite et  les statistiques scientifiques plus fiables que les certitudes. Pour les plus vulnérables c’est l’angoisse de ne pas être maîtres de leur vie. Quand arrive l’anomalie  comme le cumulonimbus qui s’écrase sur le Boeing, les consignes drastiques sont considérées comme une blague ou un couperet.  Mais quand tombe le protocole 42  et que les agents du FBI exécutent les mandats d’arrêt, tous se retrouvent mis à nus par des psychologues de service, réduits à un état de dédoublement jamais vu, avec une nouvelle identité numérique toute transparente. Car l’avion avait déjà atterri trois mois plus tôt… L’anomalie est à son paroxysme lors de la confrontation  de ces êtres dédoublés  après qu’un conseil oecuménique ait débattu sur l’existence ou non de leur âme ! Revanche sur le destin, humour sur le clair-obscur de l'homme et  éradication de son mystère , grotesque du religieux, tel semble être l’avenir que nous présage ou craint l’auteur, des lendemains qui déchantent au son de l’intelligence artificielle et du totalitarisme d’Etat ? Amateurs d’anomalies, vous pouvez embarquer ! Raisonneurs, accrochez vous ! Car la lessiveuse ainsi nommée n’est autre qu’un tourbillon abyssal de vies angoissées et il ne reste de ce livre que « la chanson du néant »…

Brigitte Clavel Delsol

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 10:48
                  « Un mariage à Lyon » par Stefan Zweig

                              

                                                  « Un mariage à Lyon » par Stefan Zweig

Première publication : 1996

Editions : Le Livre de Poche

 

 

Rien ni personne ne pourra changer  la ville de Lyon, l’affranchie, la séditieuse, comme la nommaient les Révolutionnaires. En 1793 Barère déclarait  à la Convention : «  Lyon ne doit plus être ».  Face cet impératif historique, Zweig rend aux Lyonnais  l’hommage qu’ils  méritent par une courte  mais dense nouvelle où les sentiments humains  sont peints avec le style subtile et prolixe qui le caractérise.  Certes la Convention émet quelques brèves hésitations avant que bien vite  ses sbires se déchaînent en folie meurtrière. Sous les voûtes des caves  noires d’humidité  se tassent les prisonniers anéantis par le sort qui leur est réservé. Mais quand ceux-ci  sont témoins de retrouvailles inespérées de deux fiancés, leur abattement se transforme en joie, la prison devient église, le départ vers la mort  cortège vers le Ciel. Certes l’homme peut être un loup pour l’homme,  les miracles sont choses rares mais existent sous la forme la plus inespérée qui soit. Ce 8 Décembre 2020,  fête traditionnelle vouée à Marie, semble l'avoir prouvé par l’acte courageux  de résistants qui ont illuminé la ville avec  magnificence malgré   l’interdiction municipale.  Stefan Zweig savait percevoir  le vers dans le fruit mais aussi  sa fleur à venir : Lyon demeurera toujours la capitale des Gaules, rebelle et chrétienne  …

B.C.D.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 19:41
« Comme l’éclair part de l’Orient » par Alexandre SINIAKOV

 

 

« Comme l’éclair part de l’Orient » par Alexandre SINIAKOV

 

Editions : Salvator   

Parution : 2017

18,90 €

196 pages

 

Impossible de passer sous silence ce témoignage de A. Siniakov! Originaire des steppes du Caucase, élevé dans les années 1980 au sein d’un sovkhoze où toute référence culturelle étrangère au communisme était interdite, A. Siniakov dès son plus jeune âge prit conscience de cet esprit d’uniformité imposé par l’Etat qu’il voulut fuir à tout prix. « Si nous ne voulons pas être malheureux, sachons être libres », telle est la devise de cet enfant soviétique  qui n’hésita pas à se couper de ses camarades pour se plonger dans des livres  providentiels qui lui donnèrent  la passion des langues étrangères et le goût des pays occidentaux. Homme avide de science, A. Siniakov contemple autant  les lumières urbaines que les étoiles du firmament, autant la culture profane que la pensée religieuse. Une fois prêtre il est  soucieux de rendre compréhensible la liturgie et l’adapte tout en respectant  les rites  de la tradition. Il va jusqu’à conseiller de ne pas être clérical, car l’Eglise ne se limite  pas à ses clercs et au magistère de la parole : ses principaux protagonistes sont  les fidèles qui ont besoin de frères plus que de maîtres. Sa souffrance: avoir reçu deux  baptêmes, celui des Vieux-Croyants dont il est descendant et celui de l’église orthodoxe qu' il représente aujourd’hui en région parisienne. Son souhait: l'union des chrétiens.  C’est pourquoi A. Siniakov insiste sur  la  liberté de conscience et l’importance d’une vie spirituelle pour contrer un monde qui assèche les cœurs et vide les esprits …Un joli cadeau de Noël !

 

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 10:25
                                                       « IDISS » par Robert Badinter

                                                       « IDISS » par Robert Badinter

Editions : Fayard

Parution : 2018

Livre de Poche

 244 pages

7, 40 €

 

L’autobiographie demeurera toujours un genre littéraire inégalable. Tout en rendant hommage à Idiss, sa grand-mère maternelle, éponyme de cet ouvrage,  à laquelle il le dédie,  Robert Badinter a le souci  de dispenser une leçon d’histoire aux jeunes d’aujourd’hui.  Aux souvenirs familiaux bouleversants dus à un contexte  historique cruel, l’auteur ne fait preuve ni de haine ni d’esprit de vengeance. Au début du XXème siècle  Idiss habitait  un ghetto juif  de la Bessarabie, à la frontière occidentale de l’empire tsariste, où l’antisémitisme faisait ravage tandis que Paris brillait de lumières. La famille y émigre, mettant tout son espoir dans cette République qui eut le courage d’innocenter Dreyfus. La vie sera dure, cependant  l’intégration possible quand on est travailleur comme Idiss et ses descendants.  Mais qui aurait pu penser que le nazisme allait franchir la ligne Maginot ? L’auteur est très clair dans son analyse du passé. La France  en 40 était bien moins  antisémite qu’antinazie. Malheureusement  Idiss rend l’âme à l’heure d’un génocide qui  va disperser sa famille. Comment faire acte de résilience et pardonner,  si ce n’est par l’écriture où R. Badinter excelle grâce à « la fontaine d’amour »  que fut Idiss ?  Livre conseillé à tout lycéen...

B.C.D.   

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 10:32
« Rhapsodie italienne » par Jean-Pierre CABANES

« Rhapsodie italienne » par Jean-Pierre CABANES

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Octobre 2019

726 pages

 22,9O  €

 

 

Le propre même d’une rhapsodie  musicale est sa forme libre et son thème populaire. C’est précisément ce dont J-P Cabanes  fait preuve  dans cette fresque  italienne du début du XXème siècle où cohabitent une  indépendance d’esprit des plus romanesques et un souci constant de vérité historique. Le style est vivant, entrecoupé de dialecte et de descriptions inoubliables. Le lecteur découvre un petit caporal dans   les tranchées lors de la guerre contre l’Autriche qui deviendra   Duce avant de déserter comme un voleur.  Il fait des allers retours entre  les riches  salons  de  Rome ou Vérone  tout en en passant par  les paysages de la Sicile brûlés de passions amoureuses et mafieuses.  Les  protagonistes,  à la fois  réels  et romancés, reflètent à merveille l’état d’esprit de ces arditi qui  passent du patriotisme le plus sincère à une obsession nationaliste où légalisme et illégalisme se succèdent  selon les circonstances et le bon vouloir de Mussolini. Si l’intérêt du livre réside dans le déroulement  d’un fascisme qui se révèle de plus en plus dictatorial,  c’est le tempérament italien qui domine,  dont la règle est «  l’honneur, le silence et la vengeance ». Sans doute est-ce l’origine des liens indéfectibles entre  Lorenzo Mori  de  la haute bourgeoisie, héros de quatre guerres qui finira général et préfet de Sicile,  et Nino Carderonne chef de la mafia sicilienne, deux frères d’armes que tout sépare mais que le destin ne cesse de réunir. Car Dieu hante l’Italie, tout le monde s’arrange avec Lui, que ce soit le Duce ou la Causa Nostra …Mais le diable aussi est de la partie, Lorenzo ne cesse de s’en rendre compte : le fascisme ne se résume pas à l’huile de ricin… Le Duce est sans pitié pour ceux qui le lâchent à la dernière séance du Grand Conseil .  Et si Lorenzo demeure le héros du livre c’est grâce à sa  fidélité à ceux qu’il aime et sa liberté de penser face aux  dogmes politiques. Livre conseillé à tous les amoureux de l'Histoire et de l’Italie.

B. Clavel Delsol

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 10:08
« Mémoire de soie » par Adrien Borne

« Mémoire de soie » par Adrien Borne

 

Editions : JCLattès

Parution : Août 2020

245 pages

19 €

Le style parfois abrupte,   parfois plein de douceur, correspond à merveille  aux  différents personnages de la magnanerie familiale et à cet horrible bombyx du mûrier dont les oeufs offrent les plus beaux fils de soie.  Dans les années 1900  la sériculture est encore à ses balbutiements dans le petit village de La Cordot à côté de Montélimar. Il faut former les jeunes à élever les cocons  puis  à  les dérouler avec minutie. Mais ceci ne se fait pas sans peine quand Auguste l’ainé de la famille est né manchot ou que la future bru bien que formée  à l’usine-orphelinat se trouve face à une vieille acariâtre. L’atmosphère malgré tout pourrait être  douce et pleine d’espoir.  Mais c’est oublier la disparité de deux frères, la haine, qui va jusqu’à accuser et faire enfermer l’intruse innocente,  et  tous les impromptus de la vie, la guerre, la fièvre espagnole, la méfiance du voisinage face à l’épidémie … Au milieu de cette triste atmosphère le jeune Emile, à son  départ du service militaire,  demande des comptes en  soulevant le tabou d’une paternité inconnue. Ce qui frappe dans ce roman c’est le réalisme des descriptions et des sentiments,  la dureté des vieux éprouvés par la vie et la  délicatesse paysanne qui a du mal à percer un corps trop rustre et à transmettre tout ce qu'elle devrait. Très joli livre qui montre l'éternel combat pour survivre aux tristesses du monde... 

B Clavel Delsol

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 18:07
« Héritage » par Miguel Bonnefoy

« Héritage » par Miguel Bonnefoy

 

 

Editions : Rivages

Parution : Juin 2020

207 pages

19,50 €

 

S’il fallait définir ce beau roman en un seul mot, ce serait celui de l’enchantement, où par le biais de  portraits pleins de poésie et d'illusions, l’auteur parvient à transcender la fatalité. En 1870 un vigneron de Lons-le-Saunier voit ses vignobles ravagés par le phylloxera. Malgré l’amour de  sa terre du  Jura, il  s’embarque pour la Californie qu’il n’atteindra jamais, ayant contracté  à bord la fièvre typhoïde, ce qui lui valut d’être débarqué à Valparaiso du Chili. A partir de ce moment la saga familiale se passe  à mi-chemin entre  l’Europe et Santiago, entre le ciel et la terre, entre les rêves et la réalité. La  première guerre mondiale, à laquelle veulent participer les trois  fils de la première génération, révèle une Europe à feu et à sang,  un enfer qui contraste avec le  soleil chilien, avec la musique du maestro, la volière d’une épouse et les tentatives d’envol d’une fille aviatrice. Mais le Chili lui aussi ne sera  pas longtemps épargné. Il vient un jour où le temps heureux des citronniers et des oiseaux en surnombre est remplacé  par les autodafés des livres marxistes et les tortures de la dictature des carabineros. Grâce à une atmosphère toute exotique et une variété de   tempéraments où les hommes sont pleins de convictions et les femmes de courage, Miguel Bonnefoy parvient à faire aimer ce destin oscillant entre les couleurs chatoyantes  du folklore local et  l’austère désir  de rester fidèle à ses idéaux,   lourd héritage du sang qui permet  à Margot de survoler la Cordillère des Andes  et fait dire à Lazare  « je veux acheter un voyage »  … Livre magnifique qui pourrait bien remporter le Prix Goncourt des lycéens !

B. Clavel Delsol

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 15:51
« L’Arbre du pays Toraja » par Philippe Claudel

« L’Arbre du pays Toraja » par Philippe Claudel

Editions : Poche

Parution : 2017

209 pages

6,90 €

 

Sur l’île indonésienne Toraja le culte des défunts  a une importance capitale si bien que  ceux-ci sont considérés comme protecteurs d'un paysage  toujours luxuriant. Alors Philippe Claudel enfonce le tabou occidental où  toutes sortes d’euphémismes déguisent la mort. Le lecteur rentre dans les confidences d’un  cinéaste quinquagénaire, qui égrène les souvenirs de ceux qu’il aima, et tout particulièrement dans les affres de son meilleur ami Eugène au seuil de la mort. Tandis que ce dernier se réjouit des plus petits détails de l’existence, notre anti-héros s’enfonce dans un pessimisme incontrôlable. Il opte, comme thème de son futur film, pour le robot parfait,  au physique d’un sage vieillard à la mémoire  infinie, tandis que lui-même oscille entre la gentillesse de  son ex-épouse et la beauté irrésistible d’une jeune médecin. Livre décevant qui ne serait  autre qu’un melting-pot de rencontres  fortuites et d'évènements hasardeux si Eugène ne révélait pas la source de sa paix intérieure puisée dans son admiration  pour Milan Kundera, incessant combattant  pour la sauvegarde des libertés fondamentales. Ainsi l'arbre Toraja de Philippe Claudel se révèle peu à peu être une joyeuse  allégorie invitant  à  vénérer les morts tout en croyant aux promesses de la vie...

B Clavel Delsol

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 18:52
Hervé Bazin: Portraits de famille

Hervé Bazin : Portraits de famille

Editions : Omnibus

Parution : Février 2011

1248 pages

28 €

A l’occasion du centenaire de la naissance d’Hervé Bazin, les éditions Omnibus ont publié  un  livre présentant cinq  romans de l’auteur.  Pierre Moustiers est à l’origine de cette initiative comme  de la sélection des romans choisis, du fait qu’il est lui-même l’auteur d’un magnifique essai sur Hervé Bazin. D’un coup de plume il fustige la légende qui attribua à Hervé Bazin  la double étiquette d’un révolutionnaire anti-bourgeois et d’un autobiographe à l’enfance malheureuse. Il le prouve aisément en montrant l’opposition entre Brasse-Bouillon de « Vipère au poing » et  Arthur Gérane de « La Tête contre les murs », certes deux révoltés contre la famille, mais le premier  faisant tout pour s’en sortir, le second au contraire s’enfonçant dans la folie. Ainsi P. Moustiers fait d’Hervé Bazin non seulement un  fin psychologue, mais un « traqueur de vérité et du mot adéquat », un artisan plus qu’un artiste contestataire. Son amour pour la terre hérité des Bazin n’est qu’un atout de plus pour témoigner de  l’austérité des milieux financiers auxquels appartenait sa mère, ce  qui lui faisait dire : « Je suis un homme divisé : entre le raisonnable et l’irrationnel ». L’écriture est là heureusement pour combler ce vide et faire dans  « Qui j’ose aimer » de la propriété familiale, « La Fouve », un  personnage à part entière, voire le principal. Selon P.Moustiers le désir d’Hervé Bazin était  moins de régler des comptes personnels que de secouer  les  résignés de l’existence, se détacher du romantisme  autant que du  matérialisme,  mettre en garde de ce déséquilibre  moral qui menace tout un chacun, et surtout protéger la famille qui est pour l’enfant ce que le terreau est à la plante.  Cette magnifique préface reflète les propres talents de Pierre Moustiers,  de son vrai nom Pierre Rossi, qui a obtenu de nombreux prix littéraires et remet au goût du jour un écrivain dont « l’appétit créateur a détrôné l’éducateur donneur de leçons ».

B.Clavel Delsol

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 10:21
« La Société des Belles Personnes »  par Tobie Nathan

« La Société des Belles Personnes »  par Tobie Nathan

Editions : Stock

Parution : Août 2020

420 pages

22 €

La force de ce roman réside dans la fusion entre réalité historique et sentiments de l’auteur soucieux de transmettre ce qu’il advint aux Juifs égyptiens  après la seconde guerre mondiale. Dans les années 50  l’Egypte est aussi déséquilibrée que  son roi. Elle accueille d’anciens nazis  sous prétexte de bouter les Anglais hors du pays,  « la danse des Seigneurs » y est dénigrée par les militaires putschistes et interdite par les Frères musulmans. C‘est «  La Société des Belles Personnes » au cœur du Caire  que veut ressusciter l’auteur, là où est né le vieux Zohar Zohar : elle sait danser aux fêtes de la kudiya,  croit en Esther plus proche des djinns que des hommes, admire Doudou investir le minaret d’un chant biblique!  La première page de ce livre  commence avec l’enterrement à Pontin du vieux  Zohar Zohar,  qui n’a « pas perdu un seul fragment de son âme » malgré l’expulsion, l’exil,  le martyr de ses parents, ni oublié la vengeance promise aux siens.  Tobie Nathan va le faire revivre aux yeux de son fils François Zohar car ce dernier n’a pas pris encore  conscience des souffrances de ses ancêtres. Et c’est alors que le roman devient chasse aux nazis,  course à l’argent, course aux plaisirs, chasse aux cauchemars…Car Zohar Zohar forma avec ses trois amis juifs une famille d’inconsolables orphelins, désireux mais bien incapables d’embrasser le monde.  «Si Dieu pardonne tout, les hommes, rien », jusqu’à ce que la Providence ramène leurs pas à « La Société des Belles Personnes », là où on naît dans les pleurs mais où on meurt dans la joie, là où les youyous finissent par estomper la peur…Magnifique voyage au cœur du monde et de l’homme !

B. Clavel Delsol 

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