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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:17

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Avril 2015

389 pages

22,90 €

Estimation : 2 ,5/5

 

Une magnifique façon de comprendre la Palestine du Ier siècle  est de lire le dernier livre de F. Chandernagor. En se glissant dans la peau de Jude et en empruntant sa voix, celle-ci fait revivre les personnages célèbres qui ont marché dans le sillage de Jésus de Nazareth et annoncé son Royaume. Jude, jeune témoin élevé au son de la prière d’Israël, ne demande qu’à croire et à aimer ce Dieu invisible. Alors avec une douceur propre à lui seul, il va suivre les apôtres  avant de devenir leur scribe et comprendre que le Royaume de Dieu n’est pas terrestre.  F. Chandernagor fait preuve de ses talents  tout à la fois d’historienne et de romancière, croque le portrait des apôtres sans dissimuler leurs violents désaccords qui déroutent Jude. La rigueur excessive de Pierre, la véhémence d’Etienne, l’esprit libre de Paul, la supériorité hiérarchique de Jacques sont présentés par l’auteur, et à juste titre, comme un grave handicap pour l’unité des hommes. Mais en sapant les piliers de l’église, cet ouvrage  apparaît  comme le fer de lance de cette intelligentsia exaspérée par les croyances chrétiennes. Et F. Chandernagor ne s’arrête pas là. Elle ajoute à son roman une trentaine  de pages pour proclamer haut et fort que la mère de Jésus est « une mère juive », et, comme toutes mères juives, a eu une famille nombreuse. Il est grave que cet écrivain reconnu confonde Marie l’Immaculée Conception  avec Marie de Clopas  sa soeur et  mère de Jacques, toutes deux présentes au pied de la croix aux côtés de Marie de Magdala, trop souvent  elle-même confondue avec Marie de Béthanie. Plus grave encore de nier qu’en Orient tout cousin est appelé frère et d’oublier que dans la religion catholique tous les hommes sont frères !

B Clavel Delsol 

 

 

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 07:36
Éditions : Gallimard
Parution : Mai 2015
218 pages 
19 €
Estimation: 4/5
Ce livre de Richard Texier a la même plasticité que ses peintures . Il incite à  "nager" toujours plus loin, dans les bas fonds de l'océan comme dans les cieux infinis, à étudier le cerveau autant que le cœur humain, à contempler la plus minime création . Son hommage à la nature est sans fin. Plus il s'y enfonce, plus il est en osmose avec elle. Il garde comme précieux souvenir  sa Charente natale qui lui donna  maints exemples d'hommes en harmonie avec le paysage qui les entourait, Aujourd'hui son admiration va à tous ceux qui contribuent à la compréhension du monde , astrologues ou neurologues, informaticiens ou poètes. Chacun selon lui élargit, renouvelle, explique ou mieux poursuit la création originelle. L'important est de"rendre visible le prodige qui nous entoure" et, si besoin est, de modifier la perception du  réel  par les facultés de l'imagination. Car l'imaginaire est comparable au cosmos: le mouvement génère la vie autant que le statique assure la mort destructrice. Mais à force de vouloir interpréter le monde  "d'une manière non dogmatique et non religieuse" Richard Texier est conscient que  le mystère reste entier : quel est "le déclencheur qui a tout embrasé''? Sans doute est-ce la raison pour laquelle sa peinture abstraite peut  rester énigmatique. Le lecteur aura alors plaisir à lire ces pages explicatives.  De plus, si l'art, comme le dit l'auteur, est "le refuge de Dieu",  le  style très poétique de R.Texier assure un moment de grand bonheur.
Brigitte Clavel Delsol
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 19:54


Éditions : Quasar
Publication: Avril 2015
137 pages
12,50 €
Évaluation: 2/5


Ce livre est plus un fait divers qu'un roman, un cri plus qu'une œuvre littéraire. Violette coule des jours parfaitement heureux avec Samuel dont elle attend un enfant jusqu´au jour où Samuel est tué dans un accident. Violette n'a plus de raison de vivre , même si son entourage fait tout pour lui éviter de sombrer dans le désespoir. Approche d'un jeune prêtre, séances chez un psychologue, hospitalisation psychiatrique, alcool, cannabis et prostitution, même la naissance d'un fils, rien n'apaise Violette qui perd le goût de la vie. Quand, par un jour d'orage elle franchit la porte d'une église, elle trouve la réponse à ses tourments. Elle croise le regard d une  simple vierge de plâtre portant dans ses bras son fils agonisant. Et c'est précisément ce regard porté sur elle plus que sur le crucifié qui va avoir des répercussions inespérées : une prise de conscience de la souffrance universelle depuis des siècles , qui n'amoindrit pas la sienne, mais qui la conduit peu à peu sur le chemin de l'acceptation et d'une renaissance. Sans doute l'auteur qui est médecin veut elle, par cet ouvrage écrit dans un style naïf et spontané, apporter  quelque espérance à tous ceux dans le malheur qu'elle côtoie quotidiennement. 
Brigitte Clavel Delsol 
 

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 17:57

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Mars 2015

387 pages

21 €

Évaluation : 3/

Le dernier livre de Jean-Christophe RUFIN est un véritable « club des cinq » pour adultes,  aux péripéties crédibles grâce à un  cadre géographique réaliste et un  contexte historique précis, la Bosnie en 1995. Un convoi d’ONG français part approvisionner, dans ce cœur des Balkans, les habitants de Kakanj obligés de se réfugier dans les fours désaffectés de leur réserve minière. Mais qui sont ces cinq  humanitaires tous aussi différents les uns des autres ? Car si le lecteur s’enfonce dans l’ex-Yougoslavie déchirée par la guerre, où les voisins d’hier s’entretuent quand ils ne sont pas paralysés de froid aux check-points enneigés, il découvre en même temps des bénévoles idéalistes qui, malgré leurs liens d’amitié, vont de désenchantements en désenchantements mutuels pour ne finir qu’en une « tragique équipée ». Un beau panel de personnages de tout âge  est hanté par des frontières à défendre ou par des sentiments  intimes incompréhensibles. Pas une minute d’ennui dans ce roman d’aventure  riche en action et en psychologie, où malheureusement le caritatif est rattrapé par la violence. Souvenirs personnels de l’auteur, pionnier de l’humanitaire « sans frontières » où  il connut quelques déceptions? En tout cas sous la plume de l’écrivain subsiste l'humaniste dont le premier rôle est de porter secours, conscient de la diversité des hommes qui se côtoient sans jamais bien se connaître. La cruauté semble aussi stupide qu’inhumaine, alors que l’amour paraît  si simple ...

Brigitte Clavel Delsol

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 14:05


 Éditions : Flammarion 
Parution : Mai 2015
231 pages 
19 € 

 

 


 Le lecteur a vite fait de comprendre le titre éponyme de ce livre. La narratrice a honte de sa grand mère paternelle Aravni. Les habitudes de celle-ci, étrangère aux coutumes françaises et  à la mode parisienne, lui sont concédées pour l'unique raison d être "une rescapée du génocide  arménien". Mais personne ne sait vraiment ce qu'a enduré Aravni et sa petite fille Valérie va la faire parler.  Ce roman, aussi biographique qu'historique, montre  alors toutes les horreurs et cruautés de la déportation des Arméniens qui ne fut autre qu'une tactique des Jeunes-Turcs nouvellement arrivés au pouvoir pour exterminer ce peuple chrétien. A la fin du roman, l'étrangère devient l'essence même de la femme vouée à résister  et à faire aimer la vie malgré tout. Le diplôme miraculeusement sauvegardé d'un époux à peine connu par cette apatride traquée et dépouillée symbolise la grandeur de la culture, unique richesse face à la barbarie, unique espoir d'une reconstruction possible. Sans doute ce livre trouve-t-il son inspiration dans une belle et vraie histoire familiale, mais aussi dans une actualité brûlante qui rappelle un passé trop ignoré et qui incarne une fois de plus les horreurs d'un nationalisme fanatique.

Brigitte Clavel Delsol 

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 21:56

 Éditions :Arthaud
P arution: Avril 2015
163 pages 
15 €




 Au début de ce roman la tonalité est allègre et spontanée , pleine d'humour  comme si les longues  phrases s'échappaient du  subconscient du personnage principal, journaliste  original , voire un peu loufoque . Ses regrets:  ne pas avoir choisi son lieu et son époque de naissance  , et ne pas avoir su profiter d'occasions qui ne se renouvelleront jamais. Alors quand le petit Ricardo croit qu il est son père, notre voyageur qui débarque  au Brésil  ne le dément pas . "Être n'importe qui. Et  n'importe quand. Et  n'importe où", être enfin reconnu comme quelqu'un , jouer sa vie et singer le bonheur , quoi de plus passionnant? Le lecteur  s'attache à lui tandis que tous les villageois de Belém s'efforcent de retrouver en lui Luis Carlos, coureur de jupons violent  et chercheur d'or bien peu sympathique.  " En disant oui , j étais entré dans mon pays",  reconnaît notre gentil usurpateur. En se faisant passer pour un autre, celui-ci  va peu à peu trouver son identité propre :  rendre un temps heureuse Maria de Lurdes, oublier toute ambition professionnelle en étant un modeste marchand de poissons, apprivoiser  Belém, ses rues sombres et ses nuits tranquilles, ses favelas et ses chants magnifiques. Tel est l'acheminement de notre héros qui "naît dans le pays qu'il découvre", belle invitation au voyage de la vie, où l'imprévu bouleverse toujours le quotidien..

Brigitte Clavel Delsol

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 08:19

 

 

Editions : Poche

Parution : Octobre 2014

495 pages

 

Si Pearl Buck fut la plus talentueuse pour dépeindre la mentalité chinoise dans les années 60,  K. Hosseini est l’écrivain le plus à même de représenter le Moyen-Orient des années 70 à nos jours. Comme dans ses deux précédents romans l’auteur  décrit une fois encore son Afghanistan natal avec un réalisme bouleversant, où l’amour du pouvoir profite de la fragilité humaine et la pauvreté extrême engendre des actes irrémédiables. Le géant démoniaque du conte afghan hante le livre du début à la fin. Et si des  personnages font preuve de grande générosité, d’autres par pure idéologie ou simple nécessité de survie  peuvent devenir impitoyables. A travers une saga familiale qui va de l’Afghanistan à Los Angeles en passant par l’île grecque de Tinos, K.Hosseini  dépeint de façon émouvante  la nature humaine profonde, ses besoins d’enracinement, ses sentiments de culpabilité face au décalage de deux civilisations, ses souffrances face aux fatalités de la vie. Il est alors difficile d’oublier le déchirement d’Abdullah et de son père, jamais remis de la vente de la petite Pari, le repentir de  l’oncle Nabi, l’incapacité d’aimer de Nila la poétesse, la bonté du chirurgien Markos ou le désarroi de ceux qui reviennent au pays pour ne trouver au pouvoir qu’un usurpateur comme le commandant Saheb …Il semble que  les « après-guerre » soient  toujours pareils ! Car il y a ceux qui cherchent honneurs et considération  et ceux qui remontent leurs manches en silence sur les ruines du passé.

Brigitte Clavel Delsol

 

 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 10:29

 

 
Éditions : Denoël
Parution : Mars 2015 

482 pages

21,90 €

Évaluation :  1/5

 
 
Ce joli titre est bien justifié. L'histoire est simple, c'est celle d'une bibliothèque ouverte par Sara Lindqvist, jeune suédoise qui se retrouve au fin fond de l'Iowa, avec pour seul amour celui des livres et pour seule amie Amy Harris, une vielle américaine défunte. Comment s´occuper à Broken Wheel, ville morte à cause  de la disparition des petites propriétés agricoles et du petit commerce, si ce n'est en se plongeant dans les livres d'Amy Harris?  Que donner à ces villageois au cœur cabossé par le marasme économique en échange de leur accueil chaleureux  si ce n'est  le plaisir de la lecture? Sara désire alors ouvrir une bibliothèque avec les livres d'Amy Harris qui devrait attirer  plus de monde que le bar de Grace, dernière  boutique survivante où se noient tous les problèmes amoureux des Broken Wheeliens. L'auteure sait manier humour et tendresse, décrire des sentiments intimes tout en proclamant des pontifes politiquement corrects. Sa critique du capitalisme et de la religion au travers d'un anticonformisme sympathique lui inspire des personnages qui frisent la caricature . Ceux-ci, si  vulnérables, s'enfoncent dans  le désespoir . Sara, la touriste de passage,apparaît comme leur dernière bouée de sauvetage. Selon elle comme selon l'auteure, seuls les livres apportent le goût de la vie et l'énergie nécessaire pour réagir. La bibliothèque  de Sara  parviendra-t-elle à réveiller Broken Wheel? Ce qui est sûr c'est que ce roman de Katarina Bivald est plaisant,  - en dépit d' une traduction parfois maladroite- , d'autant plus qu'il prouve a contrario que la liberté  du commerce apporte plus de joie profonde que la liberté des mœurs. Ce livre  reste avant tout un bel éloge à une littérature sans autre prétention que celle d'apporter l'envie de lire ...
B Clavel Delsol 
 
 
 
 
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"La librairie des cœurs cabossés" par Katarina Bivald
 
Éditions : Denoël
Parution : Mars 2015 
482 pages
21,90 €
 
Ce joli titre est bien justifié. L histoire est simple, c'est celle d'une librairie ouverte par Sara Lindqvist, jeune suédoise qui se retrouve au fin fond de l'Iowa, avec pour seul amour celui des livres et pour seule amie Amy Harris, une vielle dame défunte. Comment s ´occuper à Broken Wheel, ville morte à cause  de la disparition des petites propriétés agricoles et du petit commerce, si ce n'est en se plongeant dans les livres d'Amy Harris?  Que donner à ces villageois au cœur  cabossé par le marasme économique en échange de leur accueil chaleureux  si ce n'est  le plaisir de la lecture? Sara désire alors ouvrir une librairie avec les livres d'Amy Harris qui devrait attirer  plus de monde que le bar de Grace, dernière  boutique survivante où se noient tous les problèmes amoureux des Broken Wheeliens. L'auteure sait manier humour et tendresse, décrire des sentiments intimes tout en proclamant des pontifes politiquement corrects. Sa critique du capitalisme et de la religion  au travers d'un anticonformisme sympathique lui inspire des personnages qui frisent la caricature . Ceux-ci, si  vulnérables, s'enfoncent dans  le désespoir . Sara la touriste de passage apparaît comme leur dernière bouée de sauvetage. Selon elle comme selon l'auteure,seuls les livres apportent le goût de la vie et l énergie nécessaire à réagir. La librairie de Sara  parviendra t elle à réveiller Broken Wheel? Ce qui est sûr c'est que ce roman de Katarina Bivald est plaisant,  - en dépit d une traduction parfois maladroite- , d autant plus qu'il prouve en définitive que la liberté  du commerce apporte plus de joie profonde que la liberté des mœurs. Ce livre  reste avant tout un bel éloge à une littérature sans autre prétention que celle d'apporter l'envie de lire ...B Clavel Delsol 
 
 
 
 
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:52

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Mars 2015

391 pages

 

Ce n’est pas le premier roman inspiré par le coma profond d’un être cher, mais l’originalité de "Si tu m'entends" réside dans la réceptivité  du comateux face à l’attitude de chacun de ses proches, qu’il soit soignant ou familial. Si David Novak, suite à une chute d’un échafaudage, n’a plus aucune sensation physique apparente, il semble qu’un sixième sens, reconnu aujourd’hui par tout neurophysiologiste, se développe en lui, à tel point qu’un échange silencieux s’effectue avec ceux qui veulent bien l’entendre. Point de faux-semblant. Ceux qui ont la chance de rester naturels vont transformer ceux paralysés par le chagrin et tous à leur manière rejoignent David dans son monde inconscient. Livre qui révèle à la fois  la puissance de l’amour dans de telles circonstances et les limites de la médecine. Si « tout est sous contrôle », la communion entre les êtres ne l’est pas, chacun  à sa façon manifeste ses impressions, et le tableau de famille est riche en diversité. Tandis que David Novak se retrouve seul un instant, apaisé, sa chambre s'emplit de lumière, il se sent expulsé hors d’un long tunnel, là où «  tout est ouvert ».  L’auteur a réussi son pari, elle nous convainc que  « L’autre bout du monde, après tout, se trouve à nos pieds ».  B. Clavel Delsol.

 

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 11:15

 

 

Editions : HC

Parution : 1er trim. 2015

439 pages

22€

 

Tout lecteur de ce joli roman ne pourra dorénavant visiter les cathédrales de Chartres, de Bourges, de Burgos ou de Léon sans penser à leurs maîtres d’œuvre, aux deux frères Rouen et  tout spécialement à Henri de Rouen, fils et neveu de ces deux derniers. Au début du XIIIème siècle, les cathédrales de France éblouissent le monde entier et Henri de Rouen est appelé à poursuivre les travaux de la cathédrale de Burgos commencés par son oncle, qui d’autorité avait exclu l’art de la peinture murale au profit de la lumière. Que vont devenir Arnaud de Randol et sa fille Térésa, deux célèbres artistes peintres, cathares d’origine, réfugiés secrètement en Espagne, si leur art est relégué au second plan et leurs mœurs interdites ?  Ainsi  J.L. Corral, avec pour  simple prétexte le respect  du « nombre de Dieu » seul capable de réaliser l’harmonie divine selon les architectes de l’époque, entremêle fiction et réalité. Un regard anachronique va juger l’Histoire avec les yeux du présent. Au nom du Christ, le roi Ferdinand combat les musulmans, les chrétiens d’Occident éliminent les « Parfaits », les évêques confondent leur ambition personnelle avec celle de leur église, et les impôts réservés à la guerre font la gloire du roi plus que celle du peuple. Mais Térésa n’a rien d’une sorcière, même si elle envoûte Henri de Rouen. Elle se veut simplement libre de tout lien, désireuse d’égalité comme Henri de Rouen lui-même quand il engage de jeunes sculpteurs  musulmans. Un livre passionnant où la volonté personnelle combat en permanence les idées toutes faites, ce que seul l’art gothique parvient à réaliser.

B Clavel Delsol

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