Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 15:47

 

Editions : Zulma

Parution : Avril 2009

212 pages

18 €

 

 Le prix Courrier International du meilleur livre Etranger 2009 est composé de cinq nouvelles où l’auteur se plaît à sonder les cœurs dans une atmosphère toute orientale. Conciliabules féminins, amitiés indicibles, histoires d’amour qui se font et se défont, déceptions ou humiliations  dues à trop de fidélité à la tradition,  rêves d’émancipation et de  liberté, tels sont les thèmes peints avec un style aussi spontané que réaliste. Le plus important de l’existence réside dans le détail de l’instant. Les images se succèdent avec véracité. Aux bavardages des femmes s’oppose le silence ou l’insouciance de l’homme, au savoir des plus âgés  la naïveté  ou l’esprit de provocation des plus jeunes. Si l’objectif de l’existence  est un  mariage réussi ou le legs d’une maison trop aimée, la déception n’en est  que plus grande. Seul secours pour résister à la tristesse ambiante : l’amour inavoué, la passion des fleurs, le son d’un harmonica, le goût âpre des kakis. Epicurisme  pas exclusivement oriental, mais bien universel...

Brigitte Clavel  

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 15:30

 

 

 

 

XOEDITIONS

Parution : Novembre 2009

170 pages

17,90 €

 

C’est avec grand art que Romain Sardou marie intrigue romanesque et vérité historique. A partir d’une vingtaine de lettres de  Sénèque, il invente un interlocuteur dénommé  Marcus. Celui-ci est un jeune sénateur, opposé à Néron et trahi par ses partisans avant même que son discours soit divulgué au sénat. Sénèque lui apporte alors une aide financière pour s’enfuir en province et  tous les conseils nécessaires pour accéder à une réflexion digne d’un grand philosophe. Maintes  recommandations utiles lui sont faites,  de l’importance du discernement préalable à l’amitié, de la grandeur de la pauvreté joyeuse, jusqu’à savoir aimer l’inévitable mort et pardonner. Et c’est là que le disciple dépasse le maître, preuve même de la réussite et de l’amour du maître…

Brigitte Clavel                                                         

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:52

 

 

Editions : Stock

Parution : Septembre 2009

198 pages

16,50 €

 

Une mauvaise mère ne peut qu’engendrer une « mauvaise fille » : telle est la crainte qui parcourt le dernier livre de Justine Lévy. Autobiographie peut-être encore plus que roman, ce témoignage est dicté par la colère. La narratrice Louise, comme Justine Lévy, a passé son enfance aux côtés d’une mère libertine et débauchée, ruinant son mari pour des parasites de la société au nom des grands principes de Mai 68. Souvenirs non seulement inaltérables, mais qui engendrent scrupules et angoisses : scrupules de n’avoir pas assez aimé cette femme qui n’avait rien de maternel et angoisses de ne pas savoir aimer à son tour l’enfant qu’elle attend. Au chevet de sa mère mourante qui ironise sur son propre sort, Louise pourra-t-elle transformer sa rancœur en amour filial ? Et une fois sa mère décédée, retrouvera-t-elle l’équilibre nécessaire à une grossesse ? Heureusement Pablo est là…Brigitte Clavel

   

 

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:49

 

                               

na

 

Editions : Gallimard

Parution : Mai 2009

187 pages

16,50 €

 

 

C’est le film « Shoah » de Claude Lanzman puis  les mémoires de Jan Karski  qui ont inspiré ce livre à Yannick Haenel. Celui-ci veut  témoigner à son tour de la folie meurtrière  de la 2ème guerre mondiale. Il fait revivre alors le jeune Polonais Jan Karski. D’abord incrédule à l’annonce de la  déclaration de guerre, Karski se rend vite compte de la débâcle tragique  de l’armée de son pays. Prisonnier de l’Armée Rouge puis des Allemands, il découvre l’enfer nazi dont il parvient à s’échapper miraculeusement. De retour à Varsovie occupée par les Allemands, il s’associe au  courage héroïque  des résistants polonais et dénonce les horreurs innommables infligées aux Juifs. Il se rend utile en acceptant la mission dangereuse de faire passer aux Alliés les documents et plans de l’Etat secret polonais.  Il rencontre alors toutes les personnalités politiques de Grande-Bretagne, d’Espagne et des Etats-Unis pour leur dire la vérité. Mais il ne semble pas être écouté. Commencé pour défendre la cause juive  et polonaise, ce livre termine malheureusement par l’accusation des Alliés, leur indifférence, leur lâcheté, les mensonges d’Etats. Comme si l’Europe s’était libérée seule du joug nazi…

 

            Brigitte Clavel

 

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:46

 

 

Editions : ALBIN MICHEL

Parution : 1er Octobre 2009

633 pages

22 €

 

 

 Dans « Le miroir de Cassandre » le lecteur a le plaisir de retrouver l’auteur  de la trilogie des FOURMIS avec les mêmes intentions : penser autrement, être responsable du futur et des générations à venir en  éclairant le présent. Plus que visionnaire, B.Werber se révèle  cette fois « rédemptionais » comme ses héros eux-mêmes.  Il donne  plein d’heureux conseils de savoir vivre, éclaire sur le mystère de la vie, sur cet «  Arbre du Temps » qui prend racine dans le passé et bourgeonne de multiples feuilles du possible. Il révèle les limites du savoir  et les ressources du cœur humain. Cassandre Katzenberg l’héroïne, sait faire fi de la fatalité comme de  l’emprise de son prénom sur son propre destin. Elle ne mourra pas vainement comme son frère dans la démence désespérée. Lui ne connaissait le futur que par le moyen de la statistique. Cassandre ressent le devoir d’assumer  de lourdes  responsabilités. Orpheline d’une mère scientifique et d’un père politicien, autiste poursuivie par la police pour fugue et incendie de son orphelinat,  elle rejoint des parias qu’elle transforme en armée de super-héros. Elle ne craint pas de prédire que n’importe qui peut chuter, que  personne n’est épargné. Selon elle tous les mots sont des étiquettes qui emprisonnent et réduisent. Enfant née de la science mais  privée de mémoire, elle sait que son bonheur est au prix de la connaissance du passé ; alors c’est à ce prix qu’elle retrouvera  la joie de vivre qu’il faut inculquer à tous. Car tous méritent le bonheur, la bêtise humaine n’existe pas, seuls  manquent l’empathie et un bon enseignement. Ce livre,  à la fois  plein d’aventures naïves et de réflexions profondes, nous fait passer de situations fictives à des pensées dignes d’un conte philosophique. Il a pour objectif de nous faire réagir contre la barbarie et l’autodestruction qui sont en chacun de nous et d’oublier l’impuissance de la Cassandre antique  … Brigitte Clavel

 

 

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:44

« LIVRE DU REPOS »         de    DENIS CLAVEL

 

 

Editions :   Edimontagne

Parution : Septembre 2009

93 pages

10 €

                           

 

 Denis Clavel a toujours condamné le lyrisme confidentiel et préféré le silence au grands discours. C’est pourquoi il choisit la poésie pour s’exprimer .Des ambitions il n’en a pas : « le poète ne dit rien de ce que les gens aiment.. ». Il n’a en offrande que le  secret de la paix intérieure. Il ôte le voile des malentendus :« quand on ne s’entend plus avec les hommes / ce qu’on ne peut dire il faut le chanter ». Alors il chante en toute lucidité, même s’il n’est pas toujours gai. Pas un seul point de ponctuation : il est trop pressé de nous révéler  sa recette du bonheur. En rien matérialiste, il loue la vie, la  nature et  le verbe, le don d’ amour,  seules murailles  à l’angoisse «  d’être ou ne  pas être », car « le verbe est de faire et non de parler ».Il prend alors  le chemin inverse du commun des mortels, selon lui « le futur est en arrière »,il «  parle quand il est sûr qu’on ne l’entend pas », il se plait à dire « ce qui n’est pas », et à répéter que « venir au monde est de même nature que mourir ».« au calendrier des étrennes » il ne demande ni neige ni soleil, mais «  paix et pardon ». C’est ainsi que Denis Clavel nous éclaire sur la confusion trop fréquente entre immortel et éternel, entre mourir et disparaître, entre le souci de sagesse et de sainteté, entre poésie et ésotérisme. Voilà un beau cadeau de Noël !

 

 

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:37

« UN CŒUR INTELLIGENT »   d’ALAIN  FINKIELKRAUT

 

 

 

 

 

Editions : Stock/Flammarion

 

Parution : Septembre 2009

28O pages

20 €

 Le roman n’est pas « un genre faux » ni une simple créativité fantastique. La littérature est révélatrice de la nature humaine dans toute sa dimension. Si l’intérêt qu’elle suscitait hier  s’atténue au fur et à mesure que l’audio-visuel nous inonde d’images traumatisantes, l’Histoire la  rattrape et s’immisce dans la vie de tout un chacun. C’est ainsi qu’Alain Finkielkraut nous révèle ses romans préférés comme  la source de ses réflexions philosophiques. Chacun des personnages rencontrés, dénonciateur ou martyre, correspond à notre propre identité, manichéenne et totalitaire, «  embrigadée » et «  désindividualisée » par des poncifs ou préjugés. La souffrance de l’échec personnel de  Lord Jim de Joseph Conrad est un lot  bien commun. Une simple« plaisanterie » politique d’un héros de Kundera comme l’accusation injuste de racisme d’un protagoniste de Philip Roth rappellent les conséquences tragiques de la délation au nom d’une idéologie. La souillure de l’homme reste indélébile. L’assassin va tranquillement à la pêche pendant que la victime lutte à mort sur le chemin de la vérité.  Karen Blixen réconcilie la création  avec la vie. Babette ne se dépouille pas comme une sainte ; si elle met sa fortune dans son «  festin », c’est un acte gratuit, c’est un désir de créativité qui fait aimer la terre et annonce le ciel. Les exemples pullulent et avec eux non seulement  l’amour de l’art et de la vérité, mais l’amour intelligent qui fait le bonheur des autres et avec lui l’amour de la littérature.

Brigitte Clavel

 

 

 

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 07:27

Editions : Verdier

Parution : Avril 2009

137 pages

14 €

Le grand prix du roman de l’Académie française interpelle. La puissance du style de Pierre Michon et la véracité de ses personnages nous donnent envie de courir au Louvre voir cette toile de la Cène des Onze  ou d’ouvrir le Larousse pour savoir si son auteur François-Elie Corentin a bien existé. Une fois lu le lecteur a envie de relire ce livre  à l’envers, puis à l’endroit de nouveau, tant la nature humaine se montre comme une bête qui sait s’adapter au temps nouveau. Alors le lecteur s’adapte aussi. Il découvre les Onze membres du Comité du salut public  sans pouvoir s’empêcher de penser aux apôtres du Christ dont Judas est exclu, car la trahison n’est pas nécessaire. Auparavant il a fait connaissance avec le grand père Corentin, vieux Limousin inculte qui vit des temps durs où « Dieu est un chien ». Ces mêmes temps durs feront de son fils un intellectuel qui jugera bon d’ajouter à son nom une particule  et de son petit fils un peintre, mais pas n’importe quel peintre, un peintre au service des Onze qui représentera Robespierre à la fois tyran et prince afin que les évènements leur donnent raison. Littéraire, artistique, historique ou philosophique, le lecteur ne sait pas  qualifier ce livre. Il préfère l’adjectif atemporel où l’homme a envie de s’engouffrer dans l’art comme l’autruche sous son aile et de confondre les Corentin limousins avec les célèbres Tiepolo vénitiens.

Brigitte Clavel

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 15:50

 

 

 

Editions : L’Herme

Parution : Novembre 2009

140 pages

12€

 

 

 

Editions : L’Herme

Parution : Novembre 2009

140 pages

12€

Par ce petit journal, jamais encore publié, Michel Déon l’insulaire se révèle grand voyageur. Amateur de littérature et de peinture, de théâtre et de cinéma qui lui font oublier les affres de la Libération et de la guerre d’Algérie, il  court le monde pour voir les terres qui ont inspiré ses artistes préférés. Les paysages bucoliques de la Suisse qu’il traverse en I947 le mènent jusqu’à Venise, puis la Grèce, sans lui faire oublier Paris, les Etats-Unis, le Portugal avant de se retirer  dans son vieux presbytère de  Tynagh en Irlande. Une carte de journaliste lui permet d’aborder diverses personnalités mais c’est surtout ses amitiés  fidèles qui l’attirent. Livre laconique qui ressemble à son auteur : point d’épanchement, beaucoup de réflexion, de franchise et de courage politique, une allure d’aristocrate comme pour camoufler un penchant à l’épicurisme, car il faut bien se consoler des déboires de l’histoire…

Brigitte Clavel    

  

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 15:47

 

 

Editions : GRASSET

Parution : Septembre 2009

280 pages

18€

 

Au moment où son frère aîné reçoit la Légion d’honneur, Frédéric Beigbeder se fait incarcérer pour prise de stupéfiants et troubles à l’ordre civil. C’est alors qu’il remonte le temps, cherche à comprendre la raison des paradis artificiels et parvient petit à petit à mieux comprendre le monde qui l’entoure.  C’est dans une atmosphère rimbaldienne qu’il rédige cette  autobiographie au prétexte d’ « un roman français ». Il y  mélange fierté familiale et esprit de révolte. Il révèle  sa sensibilité symbolisée par le bel angelot de la couverture  qui souffre des divorces dont il a souffert. Mais il se nourrit de revendications perpétuelles contre  nos diverses institutions, l’armée française, la police, la justice. Le prix Renaudot va-t-il guérir à tout jamais Frédéric Beigbeder de ses récriminations  post-soixante-huitardes et lui permettre  de sortir enfin de sa chrysalide ?  Car, bien que semblant gravir le chemin de la maturité, il ne parvient pas à se ressaisir et tient à s’affirmer perpétuel révolté et anarchiste : « Je ne serai jamais des vôtres ; j’ai choisi l’autre camp » et prend plaisir à citer  Baudelaire : « Je me trouve fort à l’aise sous ma flétrissure ».

Brigitte Clavel

Repost 0
Published by brigitte clavel-delsol - dans 2009
commenter cet article