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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 11:58

 

 

 

Editions : Grasset

Parution : Décembre 2009

300 pages

18 €

 

L’héroïne, Émilie Beaulieu, comme VéroniqueOlmi, a tout d’une adolescente prolongée. Jeune,elle a cru aimer un garçon séduisant au prénom

plus évocateur, plus méditerranéen que le sien,Dario Contadino. Aujourd’hui elle ressent le besoinde tout quitter, le temps d’un instant, pour

répondre à son appel. Au volant de sa voiture ellefait un incessant aller et retour entre le passé et leprésent. Les villages qu’elle traverse, les gens

qu’elle rencontre sont comme une initiation qui lui font remonter le temps où sa mère l’exaspérait par son sens démesuré du devoir tandis que Dario l’initiait à l’amour et à Chopin. Quelles seront ses découvertes au bout de ce voyage qu’elle qualifie elle-même d’ « égoïste et essentiel » ? Au titre

imposé par l’éditeur, Véronique Olmi aurait préféré celui du nom de la maison de Dario qui sentait le chocolat et la tendresse maternelle. Mais entre un coureur séduisant qui traverse la vie en  invito  et un mari qui la tient pendant que tout tangue autour d’eux, Emilie Beaulieu aura vite fait de comprendre

la vie .

Brigitte Clavel

 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:53

 

 

 

Edition présentée par J-C Petitfils

Introduction de J.de Saint Victor

Editions : Equateurs

Parution : Novembre 2009

107 pages

19 €

 

 

 Deux éminents historiens, J-C Petitfils et J.de Saint Victor, ont jugé nécessaire de publier l’émouvant testament de Louis XVI rédigé dans la Prison du Temple avant son procès  ainsi que sa déclaration  écrite avant son arrestation à Varennes dont l’original, mystérieusement disparu pendant plus de deux siècles, vient d’être  retrouvé aux Etats-Unis en Mai 2009. Tout citoyen français doit  connaître ces manifestes, testament autant politique que moral, qui montre à quel point le roi n’était pas opposé à une Nouvelle Assemblée Constituante. Ce sont des témoignages historiques bouleversants qui attestent de la bonne foi du souverain, de sa volonté d’éviter à n’importe quel prix la guerre civile et de rester  fidèles à la religion Catholique universelle. Ni la moindre haine ni rancune de la part du roi pour son peuple, seulement un  souci de protéger les siens et ceux qui l’ont défendu jusque là, pas le moindre esprit de vengeance, simplement le désir de partir en retraite pour mieux revenir, en harmonie avec ses convictions, servir son pays.

Brigitte Clavel

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:45

 

 

Editions : Pocket

Réédition : Février 2010

253 pages

4 €

 

Pourquoi ne pas rendre un dernier hommage à J.D.Salinger décédé le 27 Janvier 2010 en relisant « L’attrape-cœurs » ? Ce livre, au langage direct de l’adolescence, a connu un succès mondial dans les années 50. Il  permet aujourd’hui  de mieux comprendre cet écrivain qui a préféré l’isolement à la notoriété. Roman certes initiatique autant qu’autobiographique, en tout cas idéaliste. Le jeune  Holden est un pur qui a du mal à supporter  l’injustice et l’hypocrisie, où le snobisme des apparences est la première règle. Il fugue de son collège huppé, sans oser rentrer chez ses parents, bourgeois new-yorkais dont il se sent incompris. Il erre désespéré pendant trois jours et trois nuits, rêvant de pureté, de nature et d’amour. Il a pitié des faibles, des fragiles, des innocents. Il ne rêve que d’une cabane au fond d’un bois, comme Salinger lui-même qui, une fois devenu célèbre, s’enferma dans une solitude totale. Puisse la mort de Salinger nous révéler des écrits inédits  pour qu’il vive au-delà de son silence délibéré !

Brigitte Clavel  

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:40

 

  Editions : Gallimard

Parution : Janvier 2010

238 pages

21 €

 

 

 

 Livre d’actualité : en Islande, pays de l’auteur, la destinée des hommes ne tient qu’au bon vouloir de la mer et de la montagne. Dans un village à l’extrémité d’un fjord, en plein XIX ème siècle, des pêcheurs essaient, chacun à leur façon, de « cogner la mort pour la faire fuir ». Certains iront « ramer profond » pour la chasse à la morue, d’autres puiseront leurs forces dans l’amour d’une femme, l’alcool  ou la poésie de Milton. Mais la mort omniprésente fait apprécier les bons instants, comme un délice trop doux. Et si la certitude du bonheur se résume au bienfait d’une tasse de café ou d’un poème, il s’agit pour l’auteur d’arracher l’incertitude,  puissance qui détruit et donne envie de mourir. Le lecteur suit alors le parcours d’un « gamin »  qui a tout perdu : la mer vient de lui enlever le seul être qui lui restait. Il découvre avec lui le vieux capitaine ivrogne, le  pécheur aveugle à force d’avoir trop lu et la tenancière du café  aux mœurs légères. Ceux-ci doivent ils  continuer sans cesse le combat de la vie ? Ce livre fascine par la description  des  attitudes humaines et des phénomènes naturels qui peuvent geler les corps comme les espérances, mais aussi redonner miraculeusement une flamme à l’existence. C’est plus qu’un voyage en Islande, c’est un voyage initiatique, subjuguant par son style poétique, où se côtoient rêve et réel, situations désespérées et  impression de « vivre un roman » comme le dit celui qui finit par ne plus être un «gamin » et par comprendre que nos regards «  peuvent aussi bien être des fusils que des notes de musique, un chant d’oiseau qu’un cri de guerre ».

Brigitte Clavel

 

 

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:36

 

 

Editions : STOCK Théâtre

Parution : Janvier 2010

87 pages

10 €

 

Philippe Claudel semble  plus pessimiste que jamais. L’unique personnage de sa pièce de théâtre traîne péniblement un paquet au contenu inconnu. Serait-ce  le corps de sa femme défunte ou tout simplement sa propre solitude ? Serait-ce sa jeunesse insouciante ou un rêve chimérique ? Serait-ce le bonheur effacé par des misères successives ? « Ce paquet, c’est aussi le vôtre ! LE VÔTRE !!! » Philippe Claudel est un visionnaire. « Je suis un peu tout le monde ».  L’homme est aussi alourdi que son paquet, incapable de penser par lui-même,  tiré par un mot qui en entraîne un autre, balloté par des évènements  immaîtrisables qui en font un fétu de paille pesant de tristesse. Car il l’avoue : ce paquet contient toutes les ordures de l’humanité « les vôtres, Les Nôtres ». La pièce semble s’achever par un appel au secours, un désir de solidarité : « Pour que vous m’aidiez à tirer mon paquet ». Mais l’objectif du protagoniste  ne semble pas atteint, le paquet n’est pas moins lourd car autour de lui il n’y a que le vide, le néant, l’incohérence de l’existence. « Vous n’avez jamais été là/Je suis ridicule/Je suis seul/Seul». Pas la moindre espérance dans le monde environnant. C’est un  retour au Nouveau Théâtre des années 50. Heureusement le talent de Gérard Jugnot qui interprétait ce rôle au Petit Théâtre de Paris en Janvier 2010 apporta la touche d’humour qui seule peut délester «  Le Paquet ».

Brigitte Clavel

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:30

 

Editions : Albin Michel

Parution : Mars 2010

230 pages

18 €

 

 

Le dernier livre d’E-E Schmitt nous offre quatre nouvelles, toutes aussi originales et palpitantes  les unes que les autres. Outre un plaisant moment de lecture, l’auteur offre une réflexion intéressante : chacun de ses contes est sous l’égide de sainte Rita, patronne des causes désespérées, mais surtout  chacun montre que le désir du bien comme celui du mal émane de l’homme. Parfois seule la volonté semble s’exercer en toute liberté, d’autres fois une Providence inexplicable vient bouleverser tout plan humain. Certains personnages  optent pour la lumière de l’amour et du salut, d’autres préfèrent s’enfoncer dans la haine ou le désespoir. Les intentions de cet auteur chrétien sont claires : rappeler à l’homme sa liberté, la puissance de sa  volonté, sa permanente tentation entre rédemption ou damnation, ce qui implique une force divine implacable. Avec sa grande  habilité à sonder  le cœur humain et sa profonde spiritualité, Eric-Emmanuel Schmitt nous rappelle François Mauriac…

Brigitte Clavel  
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:58

 

 

 

Editions : Télémaque

Parution :

1er tome : Octobre 2009 : Les années de bohème   21€ - 256 pages

2ème tome : Janvier 2010 : Les Encyclopédistes   21€ -  315 pages

 

 

 

 

 Après le succès de ses  biographies de peintres du quattrocento, Sophie Chauveau se lance un nouveau défi : rendre à  Denis Diderot la place qui lui revient. Sa  passion du détail et la vivacité de son récit donnent à ses deux tomes  une allure de roman. Au-delà du rationalisme du philosophe éclairé, elle tient compte du labeur persistant du chef de file de l’Encyclopédie, de sa soif non seulement de savoir mais de liberté de pensée et d’action,  et de son souci de servir l’humanité…à sa façon !  Rien ne fait peur à cet homme brillant, ni l’autorité d’un père intransigeant, ni la censure, ni les obligations familiales et amicales. Observateur impénitent, il est fidèle à lui-même avant tout, nul ne l’arrête, tout l’inspire. Un voyageur de passage  sera « Jacques le Fataliste », son ingrat protégé  « Le Neveu de Rameau », son alter ego. Moderniste avant l’heure, il défend la musique italienne et le théâtre moderne, présente les planches scientifiques de son ami Watelet comme nécessaires à l’éducation sexuelle des jeunes filles. Il secoue l’autorité cléricale avec « La Religieuse »,  trouve plaisir à choquer avec son roman érotique «Bijoux indiscrets », multiplie les aventures amoureuses jusqu’à se partager les trois sœurs Volland tout en écrivant avec bonne conscience  « Père de famille ». Personne, ni même Catherine II, ne peut influencer cet homme qui «  a de l’esprit comme un diable », disait Voltaire. Denis Diderot  posera pour la postérité sans perruque et débraillé, éternel bohème, corrupteur intellectuel et moral : « Mes pensées sont mes catins ». Malheureusement il  n’a pas voulu entendre tambouriner la révolution française et a continué à danser «  la vile pantomine »…

Brigitte Clavel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:51

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Décembre 2009

148 pages

15 €

 

 Eric Fottorino est journaliste et romancier. Dans ses romans il a toujours été hanté par la figure du père. Enfant illégitime lui-même, il aura le bonheur d’avoir, à l’âge de sept ans, un père adoptif qui lui léguera non seulement son nom mais le goût de la vie et auquel il dédie ce livre. Le style correspond à ce qu’ils  ont vécu  ensemble : une vie simple mais  pleine d’heureux moments intenses. De souche tunisienne Michel Fottorino apparait à cet enfant élevé entre une mère et une grand-mère catholiques comme le Zorro de son enfance : la messe du dimanche et le Carême sont remplacés par des courses folles à vélo  et des baignades périlleuses. Peu importe si Eric ne ressemble pas à Michel, s’il n’est pas un champion cycliste. L’essentiel est de « transmettre le feu sacré ». Michel le sportif ne brisera pas les rêves du jeune intellectuel, au contraire il les nourrira. C’est pourquoi Eric Fottorino  rend un hommage public à ce père « aux mains de sauveur », qui « aimait tout bas », dans l’ombre, et qui ne fut pas secouru à temps…

Brigitte Clavel

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:46

Editions : Salvator

Parution : Novembre 2009

172 pages

16 €

 

Pour qui veut comprendre la dichotomie entre franc-maçonnerie et religions chrétiennes ce livre est plein d’intérêt .Il relate le cheminement spirituel de l’auteur qui après avoir été franc-maçon, se convertit d’abord à la religion orthodoxe puis catholique, grâce à l’effusion de l’Esprit Saint.

  Maurice Caillet  raconte  son «  initiation » à la Loge du Grand Orient de France dont le caractère occulte et l’engagement indéfectible semblent être les deux piliers de la porte d’entrée. A l’heure de la loi autorisant l’Interruption Volontaire de Grossesse, votée unanimement par la franc-maçonnerie, il applique en tant que chirurgien gynécologue  cette intervention qu’il trouve vite antinaturelle.  Promu « Vénérable » de la Loge,  « Membre du Chapitre », séduit par un esprit qui s’adresse exclusivement à l’intelligence, il accepte un poste administratif dans la Santé, privilège qu’il doit à un « frère », directeur de la Sécurité Sociale. Il se rend compte alors que l’esprit de fraternité qu’il recherchait est au prix de sa liberté. Cette constatation provoque en lui un désir  soudain d’indépendance et de vérité. Il prend la route de Lourdes, puis celle de la conversion à l’église orthodoxe. Ce qu’il veut c’est une doctrine  qui «  étanche sa soif spirituelle ». Il la trouve  dans le mouvement du Renouveau charismatique qui répond  non seulement à sa raison mais à son cœur et à son corps. Dorénavant il n’a plus peur de rien, pas même de l’exigence de la religion catholique universelle qui n’accepte pas le divorce. Le rayonnement de Jean-Paul II  et l’esprit d’ouverture de Vatican II vont faire  à Maurice Caillet la plus grande des révélations : celle de l’indulgence de l’amour, là où il n’y a pas de place pour l’intolérance. L’esprit de charité retrouve sa place première, bien au-dessus de la seule raison humaine qui tôt ou tard méprise Dieu.

A noter cependant une sensibilité exacerbée de l’auteur qui  ne rend pas  ses expériences intimes toujours crédibles.

Brigitte Clavel
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 18:42

 

Editions : Julliard

Parution : Décembre 2009

232 pages

18 €


 
Yasmina  Khadra a acquis sa réputation par la beauté  de son style et la prise de conscience de deux mondes, l’un où on ne fait pas de cadeau, l’autre où tout est gratuit. Il a choisi, comme toile de fond pour son dernier roman,  un terrain vague entre la mer et une décharge publique. Parmi ses personnages qui pataugent dans les détritus, certains exhortent à la survie, d’autres aux vices, d’autres ne comprennent rien à l’existence et suivent le premier  venu ; mais  tous rejettent à leur manière les règles de la société : le travail, l’argent, le confort. Jusqu’au jour où Ben Adam tente de leur redonner goût à la vie sociale. Le vieux Ach, qui avait fait jurer à son protégé qu’il n’irait jamais en ville, change alors d’avis et l’encourage  à partir tenter sa chance. Malheureusement ce faible va-nu-pieds  ne connaitra que le bagne…Khadra nous présente deux mondes qui se côtoient et qui s’entrechoquent. L’un s’enferme dans l’égoïsme où il est impossible d’entrer, l’autre dans la misère dont il est impossible de sortir. Fin psychologue,  Khadra est aussi poète : les magnifiques passages décrivant la mer déchaînée, le désespoir des cœurs ou l’apologie de l’existence ne peuvent laisser le lecteur insensible.

Brigitte Clavel

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