Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 13:54
« La véritable tragédie de Panaït Istrati » par Eleni Samios-Kazantzaki

« La véritable tragédie de Panaït Istrati » par Eleni Samios-Kazantzaki

 

 

Editions : LIGNES/IMEC

Parution : Février 2013

335 pages

24 €

Ce journal de voyage des années 1930 est tout en finesse. Ils sont quatre jeunes, Panaït Istrati le Roumain, Nikos Kazantzaki le Crêtois et leurs compagnes respectives  dont Eleni Samios-Kazantzaki, l’auteure de ce récit,  à vouloir améliorer le monde et témoigner de visu la réalisation de leur rêve commun. Fervents sympathisants de Staline  ils partent visiter l’Union soviétique avec l’espoir  de découvrir le pays idéal. La désillusion est telle que Eleni Samios-Kazantzaki tient à témoigner de la tristesse profonde qui tuera à petit feu l’écrivain Istrati, renié par le tout Paris intellectuel et même le monde entier.  Plein d’utopie, de joie de vivre, de générosité spontanée, ce vagabond éternellement  inquiet du bonheur des pauvres était  persuadé que le communisme qu’il nommait « la grande Idée » était le seul remède à  tous les maux de la terre. Mais bien vite ce sympathique «  chevalier de l’Amitié et de la Justice » découvre la tragique vérité, la haine des koulaks et des moujiks, la destruction systématique des églises, l’accusation à tort de  son cher  ami marxiste   Victor  Serge.  Alors il se bat seul contre « la Machine infernale » sans ménager ses efforts ni ses amitiés, reprochant même  à  Nikos Kazantzaki auteur de « La liberté et la mort » sa froideur du cœur que son épouse  récuse par leurs derniers échanges de courrier. Livre bouleversant qui révèle un monde où la voix des révoltés de l’injustice est trop souvent étouffée…

Brigitte Clavel Delsol

Partager cet article
Repost0
29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 08:25
       « Le Guerrier Philosophe »  Mémoires apocryphes  du prince Eugène de Savoie  par J-P Desprat

           « Le Guerrier Philosophe   Mémoires apocryphes du prince Eugène de Savoie»

                                                      par Jean-Paul Desprat

 

 

Editions  du SEUIL

Parution : Juin 2020

544 pages

21 €

 

Ces mémoires d’Eugène de Savoie révèlent pourquoi cet homme prestigieux reste méconnu en France. Ce prince, (parent des Bourbon, des Habsbourg et de Mazarin),  dont la nature chétive  le voue à la fonction ecclésiastique cache en fait une âme de croisé. Dédaigné par son cousin Louis XIV après avoir rejeté son collet, il se met au service de l’empereur Léopold Ier d’Autriche pendant le siège de Vienne par les Turcs et devient très vite commandant du régiment des « dragons de Savoie ».  Les batailles ne vont plus cesser et les blessures ne vont pas l’épargner. La conscience des rivalités et des ambitions politiques, maintes anecdotes  pleines d’affection ou d’inimitiés  animent le journal du méchamment dénommé "petit abbé de Savoie" promu commandant en chef des armées du Saint-Empire romain germanique. En défendant les Chrétiens, en se mettant au service des trois empereurs successifs, en recouvrant son bel uniforme autrichien par sa célèbre capote brune, en étant soutenu financièrement par la Maison de Savoie malgré le double jeu d’Amédée de Savoie, le prince Eugène n’a pas le sentiment de trahir ses ascendances Bourbon mais de sa battre pour une paix universelle. Son prestige s’accroît au cours de la guerre de succession du roi d’Espagne, où il reste ferme devant les ambitions du Roi Soleil et finit par obtenir les accords escomptés. Aux honneurs immérités et aux arcanes de la diplomatie  il préfère de beaucoup l’amitié de Montesquieu, la poésie de Jean-Baptiste Rousseau et la métaphysique de Leibniz. Une nouvelle attaque turque à Peterwardein et à Belgrade l’arrache à sa retraite et fait de lui « le paladin des croisades modernes ». Ce livre de J-P Desprat  séduira tous les passionnés de l’Histoire et des beaux-arts auxquels ce prince se consacra, une fois las des compromis de cours et arrivé à « la Porte du Ciel », nom de son palais viennois,  témoignage d’une existence bien remplie sous la  devise: « L’épée n’a de valeur qu’au service de la pensée »…

B.Clavel Delsol

Partager cet article
Repost0
20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 08:27
« Les évasions particulières » par Véronique Olmi  

« Les évasions particulières » par Véronique Olmi  

Editions : Albin Michel 

Parution :  20 Août 2020 

499 pages  

21,90 € 

A partir d’une simple saga familiale, Véronique Olmi dresse un tableau de notre époque, plein de flagrantes vérités mais aussi de jugements hâtifs.  A ses qualités de romancière on peut lui ajouter celles de fine sociologue, soucieuse de révéler l’angoisse sous-jacente de ses contemporains qui pensent trouver leur salut dans une réalisation d’eux-mêmes en faisant table rase des idées reçues.  La quête du bonheur est omniprésente et si le couple d’Agnès et Bruno se base sur les principes moraux de l’Eglise catholique, le résultat est tout aussi catastrophique que celui de ses trois filles qui n’aspirent qu’à fuir le poids trop lourd de leur éducation pour vivre leur vie. Une fois seules, les trois sœurs trébuchent autant que leur mère désemparée devant les épreuves de femme auxquelles celle-ci doit faire face.  Alors V. Olmi dénonce ces certitudes inculquées depuis des générations qui finissent par tomber comme des châteaux de sable, et ce sont non seulement les convictions qui s’ébranlent, mais les institutions qui les prêchent. Les responsables politiques sont décevants ou impuissants, le couple conjugal le plus uni finit par vaciller et la jeunesse se bat en vain pour une carrière, ou une idéologie, ou préfère se fermer les yeux au profit de la musique ou du silence. Le cahier de bonheurs devient celui des malheurs et dans le repli de la solitude la vie devient encore plus dure que sous le poids de la famille où « tous ensemble ils étaient quelqu’un ». Mais au lieu de reconnaître les difficultés inévitables de l’existence et de chercher à responsabiliser l’individu en tant que tel, Véronique Olmi tombe dans une polémique qui condamne tous les concepts moraux transmis de génération en génération. Sans aucun recours ni référence les protagonistes font peine, le spontané prime sur la réflexion et il va falloir être victime d’un cancer ou d’un attentat pour réaliser le prix de la vie. Livre agréable à la lecture malgré le peu de joie qu’on y trouve.  

Brigitte Clavel Delsol 

Partager cet article
Repost0
20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 08:24
« De grandes ambitions » par Antoine RAULT

 

 

« De grandes ambitions » par Antoine RAULT

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : 20 Août 2020

589 pages

22,90 €

 

Lecteurs idéalistes, il se peut que vous soyez momentanément  déçus par cette fresque de la génération des années 80 obnubilée par une carrière valorisante et pour laquelle  l’enfant est une entrave à la réussite, le mariage hétérosexuel une déception, l’ informatique  une précieuse technique pour s’enrichir par n’importe quel moyen! Le plus déroutant demeure cette ressemblance frappante entre les protagonistes et les people en live qui font la une des quotidiens. Le lecteur passe de la fresque sociétale à la satire où il a la surprise de trouver les copies conformes de  Xavier Niel, Jérôme Kerviel, Marine Le Pen, Rachida Dati,  le couple Macron et bien d’autres. Mais dans  ce milieu de  VIP aux origines diverses, tous aussi brillants que malheureux, l’auteur laisse entrevoir des lueurs d’amour et de repentance, des notes d’espoir, des témoignages de générosité et une lucidité inespérée. D’un terreau matérialiste peut s’élever un esprit de service et  une prise de conscience de la loi des talents.  De la  course au pouvoir et à la technologie  peut naître une volonté d'améliorer le monde avant que celui-ci soit dominé par la violence des paria et des cancers.  Livre  aussi divertissant que réaliste qui montre une fois de plus la plume et le moral allègres d’A. Rault…

B. Clavel Delsol

Partager cet article
Repost0
19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 07:33
« SOLENOÏDE » par Mircea CARTARESCU

« SOLENOÏDE » par Mircea CARTARESCU

 

Editions : NOIR sur BLANC

Parution : Août 2019

791 pages

27 €

 

 

Ce livre  labyrinthique aux longueurs indéniables a plus d’un atout. Malgré des allers retours dans le temps comme dans l’espace, dans ses sentiments comme dans son imagination, dans ses références littéraires comme dans ses fantasmes scientifiques, l’auteur est touchant par sa bonne volonté.  Comprendre  le monde dans sa plus grande dimension et sortir les hommes de  leur léthargie comme le vieux collectionneur d’acariens dont il fait un tableau christique, tel est son objectif. Marqué à tout jamais par la Roumanie communiste, ce poète vilipendé se lance timidement dans l’enseignement  où le despotisme du Parti s’insère jusqu’au cœur de la salle des professeurs qu’il décrit à merveille.  Alors pourquoi « dompter » la  jeunesse  pour qu’elle finisse  aussi aveugle que les adultes? C’est ce sentiment d’avoir été dupé qui incite Mircea Cartarescu à dénoncer les manipulations diaboliques de la médecine d’après-guerre tout en se joignant à ses contemporains révoltés contre le sort de la nature humaine. Doué d’une imagination fantasque et empreint de souvenirs archaïques, il imagine  l’existence de solinoïdes qui permettent de s’élever au-dessus des mensonges omniprésents et procurer  au monde une toute autre  perspective d’avenir. Car le but de l’auteur est de pousser les murs de notre prison intérieure, de donner la place qui leur revient aux rêves, aux peurs, aux sourires du nourrisson, en un mot de savoir s’échapper des horreurs du monde  et des "écailles de la gloire" par un souci existentiel  " qui unit le ciel et la terre"… Livre original qui fait de lui l’écrivain le plus populaire de la Roumanie…

B. Clavel Delsol

 

Partager cet article
Repost0
30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 11:13
« Rien n’est noir » par Claire BEREST

« Rien n’est noir » par Claire BEREST

Editions : Stock

Parution : Août 2019

282 pages

19,50 €

 

Ce sont les peintures elles-mêmes de Frida Kahlo qui se reflètent dans le style  de Claire Berest. Chaque sentiment  de cette peintre mexicaine est annoncée par une multitude de couleurs dégradées, poésie tropicale semblable à cette femme passionnée. Le bleu peut être celui de l’acier ou de la tendresse, le rouge celui de l’agrume, du sang ou de la politique, le jaune du safran ou du sable,  « rien n’est noir »,  même la nuit resplendit de violet. Car Frida est insatiable de vie bien que meurtrie dans sa chair. Son instinct de survie se transforme en acharnement en peinture comme en amour pour le célèbre Diego Rivera. Sa rage d’exister suscite un désir de création, véritable concrétisation de ses joies et souffrances.  Car, on le sait,  les malheurs n’ont pas épargné Frida. Tout l’art de Claire Berest réside dans la représentation  des  tableaux où révolte, sensualité, trahisons et provocations sont  source de  survie. Cependant la lucidité demeure et quand l’orage éclate au cœur du couple, le style est percutant, les phrases brèves autant que colériques,  les qualificatifs ciblés où amour et haine  se confondent. Mais les couleurs demeurent, le  chagrin existentiel devient  un  jardin, celui  de l’enfance qu’on revisite une fois proche de la mort, où Frida se sent bien. Comme la peintre, la plume de C. Berest est une baguette magique,  qui fait des tableaux de Frida une fenêtre  ouverte sur une âme tourmentée…Frida Kahlo a inspiré plus d’une biographie, celle-ci est  tout à la fois pleine de pudeur et d'exotisme et mérite de s'y plonger.

B. Clavel Delsol

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 15:40
"HISTOIRE DE LOUISE    Variation en ré majeur" par D . Barbereau-Agenais

 « HISTOIRE DE LOUISE    Variation en ré majeur »  par Dominique Barbereau-Agenais

 

 

Editions : L’Orangerie

Parution : Juin 2020

307 pages

18 €

 

 

Si les veuves de la Grande Guerre ont inspiré de nombreux romans, la protagoniste de Dominique Barbereau-Agenais, dénommée  Louise Coupain, a plus d’un intérêt. Fictive ou femme  réelle, telle est la question que le lecteur a le droit de se poser. Car à la savante connaissance  des sentiments féminins  de l’auteure s’ajoutent  celle d’un contexte social plein de réalisme et une allusion  dédicacée à ceux qui sont à l'origine de son inspiration. De plus son imagination débordante jointe à un désir de  créativité poétique se transpose en  Louise et donne  une dimension historique  à l'art des Années folles avec son salon d’exposition annuelle au Grand Palais. Car  Louise, petite paysanne montée à Paris  pour gagner sa vie, saura faire fi des convenances,  vanter avec fierté la beauté de sa province natale, rester fidèle à son amour  jusqu’à confondre le vivant et le disparu. Point de résignation en elle, ses mains vont  pétrir la terre  cuite jusqu'à faire des céramiques brutes ou émaillées selon son état d'âme et qui vont séduire le tout Paris . Dominique Barbereau-Angenais n’a rien d’une donneuse de leçons. Elle prône, avec simplicité et  passion, l’authenticité du cœur humain, l’importance de la créativité et la beauté de la vie au-delà des épreuves. Elle prouve que notre siècle, comme le précédent, reste fidèle aux vraies valeurs, celles de la joie et des victoires quand on sait apporter une variation à son destin…

B . C. D.

Partager cet article
Repost0
26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 16:59
« SEPTENTRION »  par Jean Raspail

« SEPTENTRION »  par Jean Raspail

 

Editions : Robert Laffont

Parution : 1979

379 pages

 

Il s’appelle Jean Rudeau, nom on ne peut plus banal à Sainte-Basile, ville bercée au refrain de la pensée unique, mais rien en lui ne correspond au commun de ses concitoyens. Au diable  l’uniformité qui dépersonnalise,  le douillet confinement qui annihile, les ignorants qui pleurent de repentance les gloires du passé,  les sans-cœur qui banalisent la sexualité et les fainéants  qui n’aiment pas le labeur!  En un mot Jean Rudeau ne capitulera pas devant cette grise médiocrité sans aucun sens, ni rêve, ni espérance.  Alors il invente une nouvelle arche de Noé, s’embarque avec une petite poignée d’humanité vers un pays lointain, Septentrion. Tous sont complices et pleins de joie,  de fierté pour les grandes tâches accomplies, de discrétion pour les amours secrètes et de curiosité pour les peuplades inconnues. Les paysages traversés lourds de silence et d’abandon contrastent avec les efforts incessants pour que le train avance joyeusement. Mais pourquoi Kandal fait–il sauter tous les ponts derrière eux ? Des Rudeau  liberticides seraient-ils à leur poursuite? L’étoile du berger  ne suffirait-t-elle pas à les protéger ?  Et si, en même temps que les projectiles, le doute les atteignait, si la mauvaise conscience  les rattrapait au fur et à mesure que le train rouge et or perd de son flamboiement jusqu’à se confondre dans le gris du crépuscule et de la neige fondue ?  Tel est le dilemme de l’auteur  triste de constater son impuissance devant les  prophètes du malheur. Puisse Jean Raspail dormir en paix après s’être tant battu, comme F. Rabelais,  à inciter les hommes à ne pas être des "moutons de Panurge" ! Son  imagination débordante restera l'antidote de son  pessimisme indéniable , mais combien réaliste !

Brigitte Clavel Delsol

Partager cet article
Repost0
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 07:13

« Chanson bretonne » suivi de « L’enfant et la guerre »  par J.M G. le Clézio

 

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Février 2020

154 pages

16,50 €

 

Le lecteur aura vite compris que les souvenirs de Bretagne sont indispensables à   l’enfant de la guerre. Car bien que tout jeune dans les années 40 J.M.G. Le Clézio  entend encore résonner les bombes tandis que la  famine et la peur rongeaient les uns et que la violence excitait  les autres. Un souci de pacifisme anime l’auteur, témoin que  la haine engendre la barbarie et vole à la jeunesse son insouciance légitime. Son esprit de révolte   s’apaise sur une terre qui doit son harmonie au rythme des marées, mais qui cherche à rester hors du temps, imbue de liberté, réticente  à la modernité, mais docile. Car ses plages sont bordées d’une lande pauvre qu’il faut travailler dur et recouvrent sous son sable  des blockhaus qui rappellent de mauvais souvenirs.  En fait la Bretagne apparaît dans ce livre comme un  alibi.   Grâce au  moindre événement familial ou local, c’est elle qui  permet à  l’écrivain d’exister. La  nostalgie du battage du blé après la moisson ou de la chasse aux doryphores révèlent le passage inévitable du temps.   Elle « relie au passé de l’humanité », ouvre une porte non seulement à l’universel mais à l’atemporel, élément primordial de l’inspiration littéraire. Le souvenir vainc ainsi  la mort en apportant à l’art de l’écriture cette part de beauté indispensable à la vie.  

Brigitte Clavel Delsol

Voir les commentaires

Partager cet article
Repost0
11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 07:54
« La vie ordinaire » par Adèle Van REETH

« La vie ordinaire » par Adèle Van REETH

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Mai 2020

188 pages

16 €

Adèle Van Reeth ne veut pas d’une vie banale. Mieux vaut écrire des romans que de se contenter d’un quotidien ordinaire ! Essai ou récit ? Un simple aveu, celui de  l’incapacité d’exister par soi-même, un seul désir, celui de se retirer pour écrire, un seul recours « un remariage avec soi » grâce à la philosophie. Mais selon le philosophe américain Stanley  Cavell, l’ordinaire  est « une quête ». Alors  au diable Oblomov, le protagoniste du roman  russe qui baisse les armes devant les difficultés! La femme typique du XXIème siècle n’hésite pas à aller au-delà de son rôle de belle-mère. Comment montrer  qu’elle existe, qu’elle n’est ni ange domestique ni fétu de paille , si ce n’est en donnant  la vie à un être, en réunissant le corps et l’esprit, l’expérience et le  concept trop longtemps distincts ? Ainsi la féministe enceinte  n’attend point de conseils tout faits  pour accueillir l’être  en elle.  De même  la petite-fille adulte sait déceler chez sa grand-mère la  tendresse sous la sévérité, la patiente souffrante perçoit  l’incapacité de soulager de l’aide-soignante. La philosophe finira-t-elle par trouver la sérénité tant désirée malgré un  nouveau né  braillant ou un père vieillissant ? On est loin d’un roman où le personnage incarné émeut, mais proche de la femme d’aujourd’hui ignorante des bases du bonheur mais prête à se battre à n’importe quel prix : « Que le dard de l’intranquillité vous pique encore et encore ! ». Telle est la vie ordinaire!

Brigitte Clavel Delsol

Partager cet article
Repost0