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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 20:13

 

 

Date de parution : 1833

 

 Baudelaire n’avait pas tort de voir en Balzac plus un visionnaire qu’un observateur réaliste, communément appelé « historien des mœurs ». Dans « Le médecin de campagne » tous les sujets abordés  sont à l’ordre du jour : les erreurs de jeunesse, le mensonge mondain, la nécessité d’une vie harmonieuse, la  religion comme lien entre matérialisme et spiritualité, les bienfaits de la nature... Le docteur Benassis appartient au genre de protagonistes inoubliables: sa philanthropie  sans borne, humblement justifiée par un remords qui le tue,  crée en lui une force imaginative pour améliorer la vie de ses concitoyens.  Car au fin fond de l’Isère, après la chute de Napoléon, règne la misère. Mais Bénassis, nommé maire, et non élu, comme il était d’usage au XIXème, est convaincu que le bonheur  est le résultat du labeur personnel. Travailler est  le seul moyen pour l’homme de permettre à  son corps  de s’alimenter pour mieux nourrir sa pensée, acquérir sa dignité et finir par  prier. « Je ne suis pas un homme d’Etat !...Il ne faut que du bon sens pour améliorer le sort d’une commune, d’un canton ou d’un arrondissement… ».  Car selon lui consommer sans produire est un vol social et une dépravation organisée. A bon entendeur, salut ! En attendant, son village n’est pas atteint par la monotonie du bonheur, mais revit grâce à lui,  profondément heureux en apparence comme en réalité… Cette histoire n’est pas une utopie : elle pourrait être est celle de nombreux villages de France ….

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Published by brigitte clavel-delsol - dans 1833
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