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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 20:29
« De loin j’aperçois mon pays » par Mahmud Nasimi 

« De loin j’aperçois mon pays » par Mahmud Nasimi 

                     Récit d’une migration

                              Kaboul-Bruxelles en 730 jours

 

 

Editions : Le livre en papier

Parution : Février 2018

139 pages

15 €

 

Mahmud Nasimi est un Afghan qui fait parler de lui. Son arrivée en Europe  relève du miracle.  Au printemps 2013, interne dans un centre d’entraînement des forces de l’ordre  à Kaboul, il se voit contraint de fuir son pays. Pas un mot sur la barbarie des Talibans, juste un départ forcé dû au fait qu’il voulait servir son pays. Ce premier livre est le récit chronologique de sa fuite vers l’Europe pendant les deux années de laquelle il connut les pires humiliations. Plus qu’un voyage, c’est une chasse à l’homme qu’il subit. Victime de passeurs malhonnêtes, il se ruine en faux papiers pour se voir sans cesse refoulé aux frontières, incarcéré et dépouillé jusqu’à  expérimenter  les pires souffrances de la faim et de la solitude. Le style est sobre comme l’auteur, même si ce sont  les sentiments  de peur et d’impuissance qui dominent. Jusqu’au jour où il découvre Paris, le cimetière du Père-Lachaise et ses célébrités  qui lui font découvrir la langue française  et l’inspirent à écrire « Un Afghan à Paris » (Editions duPalais, Avril 2021) qui lui vaut être invité à « la Grande Librairie ». Surpris que la France ignore tout de son pays d’origine,  Mahmud Nasimi saura-t-il mettre son écriture au service de son  pays où sa mère avait le sens de la prière, ses tantes le goût de la liberté,  et  surtout mettre en garde l’Europe contre le fanatisme qui l'a bouté hors de chez lui ?

B. Clavel Delsol

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 19:32
"PARTIS PRIS  Littérature, esthétique, politique" par Marc FUMAROLI

« PARTIS PRIS  Littérature, esthétique, politique » par Marc FUMAROLI

 

Editions : Robert Laffont

Parution : Décembre 2018

1037 pages

32 €

Cette anthologie de la littérature est pleine de promesses : la culture de Marc  Fumaroli  est imparable et laisse entrevoir la pérennité de la créativité depuis l’Antiquité.  Que ce soit Ovide qui sut faire la synthèse des légendes sacrées ou Pétrarque qui évoque « l’usage de soi » dans « l’ère du vide »,  le fondement  de la langue  est là  et ne cesse de croître jusqu’à faire « l’Eloge de la Folie » et annoncer les extravagances de Rabelais. De même les fables animalières  d’Esope reprises par La Fontaine courent sur de bien nombreux bas-reliefs  d’églises et de châteaux de France. Ainsi la vie rustique demeure source de la culture gréco-latine, en attendant que la politique moderne fasse peu à peu son entrée dans la littérature et dévoile  la fresque de la « vanité des vanités ». M. Fumaroli révèle alors cette misère humaine chère à Pascal, heureusement relevée par la grandeur d’âme des personnages cornéliens et raciniens. C’est cette quête de la sagesse qui mène aux fables apologues de La Fontaine qui, comme  Socrate sous le voile des mythes, dit la vérité sous forme allégorique. C’est le rire du grec Démocrite qui se  retrouve dans l’optimisme de Voltaire, comme la tristesse d’Héraclite dans le  pessimisme de  Rousseau. Mais c’est l’extrême sensibilité de Goethe qui annonce le déclin, c’est Werther qui préfère la mort à la vie, c’est le libéralisme romantique de Stendhal et l’homme à l’état naturel de Rousseau qui annoncent une désacralisation de  la littérature, le retour au sauvage, le triomphe de la barbarie.  La nature humaine  dans sa comédie est mise à nu par Balzac qui prophétise le suicide de l’Art avec son démon de peintre  Frenhofer  qui veut se substituer à Dieu, tandis que  la commedia dell’arte est le théâtre d’Avignon d’aujourd’hui … Le voyage dans le temps de Marc Fumaroli est labyrinthique, mais son chemin rejoint celui de Jacqueline de Romilly, souffrante du marasme intellectuel et du flot montant de l’ignorance littéraire au profit du savoir scientifique. Il s’achemine vers des institutions qu’il souhaite nombreuses et variées et non pas régentées par un centralisme démocratique, jaloux et idéologique. Car le malaise est  grand, le « spirituel dans l’art » invoqué par Kandinsky en 1910 n’inspire plus... Ce que recherche nos contemporains, ce n’est pas la beauté pure mais le reflet  de fantasmes que toute communauté porte en elle. Et Marc Fumaroli de conclure que  l’opéra Garnier, symbole d’un passé élitiste est le bouc émissaire à sacrifier : l’opéra Bastille est une réussite républicaine mais pas artistique !

B. Clavel Delsol

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 17:00
"Un moine en otage" par J. MOURAD avec A. GUILLEM

« Un moine en otage »  par Jacques Mourad avec A. Guillem

 

 

Editions Emmanuel

Parution :  2018

17,90 €

213 pages

 

 

L’œuvre d’Orient a décerné son prix littéraire 2019 à un ouvrage sans pareil : un témoignage bouleversant du père syro-catholique  Jacques Mourad retranscrit  en direct par Amaury Guillem, directeur RCF Aix-Marseille, auteur de plusieurs ouvrages profondément marqués par sa foi en Dieu et dans les hommes. Si le récit du père Mourad  alterne entre les souvenirs heureux lors de la reconstruction des monastères de May Moussa et de Mar Elian et un douloureux enlèvement par les djihadistes où il subit  une torture autant physique que psychologique, l’importance de ce livre réside dans le renfort et le salut  que peuvent apporter la solidarité entre croyants de diverses confessions. Car comment réagir devant des fanatiques qui accusent d’œuvre du diable  l’école de musique fondée par le père Mourad, détruisent ses deux  monastères  et  prônent le massacre des mécréants ? Il est connu que Dieu ne fait des miracles qu’avec la participation des hommes. Et c’est ce que démontre le livre. En effet  grâce à l'aide de jeunes musulmans qui le paieront de leur vie et à la constance de ses prières, le père Mourad, après cinq mois de dure captivité,  retrouve miraculeusement la liberté. Puissent  les pays chrétiens  apporter la compréhension et l’amour du prochain quel qu’il soit! tel est le souhait de ces deux co-auteurs qui s’en  réfèrent au Dieu unique et remplacent les différends  dogmatiques  par une  sagesse  toute spirituelle. Le livre s’achève par une supplication du père Mourad au retour à la prière, seul moyen de pallier à l’urgence du dialogue et de l’évangélisation et de chasser la peur de ceux qui font régner la terreur. Conseil  à divulguer!

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 13:40
"Judas le coupable idéal" par Anne Soupa

« Judas le coupable idéal » par Anne Soupa

 

Editions : Albin Michel

Parution : Février 2018

214 pages

15 €

 

Il y a des chrétiens qui se tiennent vent debout contre toute interprétation personnelle des Evangiles. Anne Soupa n’en fait pas partie. Au contraire  ses convictions réformistes contre l’institution trop rigoriste  de l’Eglise l’inspirent à enquêter sur la condamnation ancestrale de Judas Iscariote. A la différence de l’Evangile de  St Jean, elle  révèle un  Judas ni félon, ni cupide, ni déicide, ni suicidaire.  Selon elle, la prophétie de la trahison et le rapide repentir de Judas ne font qu’innocenter celui-ci. Ainsi le Christ respecte  le plan divin comme le libre-arbitre de son disciple infidèle. Si les disciples sont témoins de l’attachement maladif de Judas  à l’argent, Anne Soupa y voit la cause première de son erreur. Celui-ci a mis son espoir en Jésus  parce qu’il  Le croyait grand sauveur de la puissance et de la  gloire terrestre d’Israël. Alors le repas pascal et le lavage des pieds ne lui disent rien qui vaille, le doute l’assaille, et Satan, l’ange de la désunion, gagne la bataille. De même que les prêtres du temple ne font preuve d’aucune compassion pour son repentir, de même une telle brebis galeuse ne peut trouver sa place dans « la pastorale de la peur ».  Alors Anne Soupa  ôte l’auréole noire de la tête de Judas. Celui-ci ne serait que le bouc émissaire de la dérive anti-juive qui dure depuis plus de 2000 ans. Sa faute devient universelle, elle se résume dans le désespoir d’un pardon du maître de la Miséricorde. Livre passionnant où le mal se révèle consubstantiel à la nature humaine qui a besoin d’un Sauveur…

B .C.D.

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 12:51
"Au bonheur des fautes" par Muriel GILBERT

« Au bonheur des fautes » par Muriel Gilbert

 

Editions : Vuibert

Parution : Avril 2018

249 pages

17,90 €

Ce livre est truculent. Muriel Gilbert est correctrice de rédaction au journal « Le Monde ». On est en droit d’attendre d’elle  une rigueur imparable mais c’est tout le contraire. Son amour de la phrase, où la forme  est inséparable du fond,  où la ponctuation comme l’orthographe se révèlent les vecteurs de la pensée, en fait une amoureuse de l’écriture. Et quand on aime, on n'occulte pas les fautes, on en rit, on aide à les corriger, on en cherche les raisons. Car elles sont multiples : fautes typographiques, de grammaire ou d’étourderie,  barbarismes ou faux-sens, toutes ont leur raison d’être sauf d’humilier celui qui écrit. Ainsi Muriel Gilbert avec beaucoup d’humour  donne de précieux conseils mémo-techniques,  décomplexe le distrait  comme le mauvais en orthographe,  avoue humblement ses propres faiblesses de correctrice. Lecture conseillée aux stressés et complexés de tout âge,  car l’orthographe ne doit pas être une bête noire, mais le plaisir  de donner vie au mot  en unissant originalité et précision, ce que l’informatique ne saura jamais faire.... B.C.D.

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 22:22
« Des jours d’une stupéfiante clarté »  par Aharon Appelfeld

« Des jours d’une stupéfiante clarté »  par Aharon Appelfeld

 

Editions de l’Olivier 2018

Editions Points : Janvier 2019

280 pages

7,40 €

 

Théo est un jeune autrichien juif rescapé des camps nazis de Roumanie. Du jour au lendemain il se retrouve libre, errant  sur la route du retour à Sternberg,  partagé entre une envie  de solitude pour oublier l’enfer  et le  désir de secourir ses compagnons d’infortune qui l’ont sauvé du typhus. Si la guerre est finie, la violence persiste, les collabos martyrisés offrent à leur tour un tableau de misère. L’errance de Théo est hantée par des visions incessantes où les superpositions temporelles induisent un flou chronologique des plus poétiques.  Soit il se croit encore poursuivi par des gardiens de prison, soit il est assailli d’images de son enfance choyée. Heureusement des rencontres impromptues  lui permettent de découvrir des personnes de grande simplicité pleines de  générosité et de piété qui le protègent, l’incitent à poursuivre son retour et être fidèle à ses aïeux. Le temps  est ressenti à la fois comme une promesse et une angoisse, le souvenir  du beau  visage  de sa mère n'efface pas l'image du wagon à bestiaux qui l'emporta avec son père. Comme l’indique le titre, pas la moindre lamentation. Mais une interrogation sans réponse : Théo retrouvera-t-il ses parents vivants ? Yetti tour à tour exaltée et dépressive pressentait-elle le drame juif ? La souffrance physique de Madeleine était-elle le reflet de sa tristesse morale ?  La « stupéfiante clarté des jours » est-elle une antiphrase ou une révélation divine ? En tout cas elle fait penser à la misère  de Job qui n’est pas propre aux seuls Juifs mais à la condition humaine  que seul l’amour peut sauver. Livre d’autant plus triste quand on sait qu'il est autobiographique  et  écrit peu avant que l'auteur s'éteigne .  B.C.D.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 19:08
« Les prénoms épicènes » par Nathalie Nothomb

« Les prénoms épicènes » par Amélie Nothomb

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Août 2018

155 pages

17,50 €

 

Ce qui importe à Amélie Nothomb c’est d’offrir un roman distrayant  en dédramatisant la pire des situations. Elle y parvient une fois encore avec  « Les prénoms épicènes »  où la fluidité du style adoucit le tragique du thème : le dédain d’une épouse dévouée, la haine paternelle, et tout cela au titre d’une vengeance amoureuse devenue l’objectif d’une vie. Du fait de son ignorance du mot épicène, et plus encore du « stratagème du coelacanthe », le lecteur se plonge sans hésitation dans l’écriture de cette séduisante «  femme au chapeau » dont l’amour bien connu pour les bulles de  champagne  est aussi grand que sa détestation de l’aristocrate et du bourgeois. Alors A. Nothomb s’en donne à cœur joie en décrivant Claude comme la pire des espèces, l’arriviste snob qui a oublié d’avoir un cœur. Mais son  épouse en a pour deux, sa fille Epicène ne sera pas « la femme silencieuse » de Ben Jonson, et  le coelacanthe est en voie d’extinction! Le lecteur est ainsi bien soulagé d'éviter les abysses du désespoir et de constater que « la personne qui aime est toujours la plus forte » ! Livre léger mais qui se dévore, comme tous les écrits d' A.Nothomb...  

B.C.D.

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 07:19
« L’AUTRE GEORGE   A la rencontre de George Eliot »  par Mona Ozouf

« L’AUTRE GEORGE   A la rencontre de George Eliot »  par Mona Ozouf

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Septembre 2018

236 pages

20 €

Il ne s’agit pas d’une biographie mais d’une promenade de Mona Ozouf dans les romans de George Eliot où se trouve en filigrane une constante qui n’est autre que le poids des préjugés.  En effet, quels que soient le milieu social et le lieu géographique où se déroulent  les histoires de cette célèbre romancière anglaise,   chacun des protagonistes a un lien indéfectible avec son environnement. La similitude avec notre époque ne serait-elle pas la raison pour laquelle Mona Ozouf lui consacre ce livre ? Celle-ci n’aurait-elle pas à cœur de venir nous offrir, si ce n’est un remède, du moins un espoir dans l’imagination créative pour que la femme trouve son épanouissement non pas dans le sacrifice mais au cœur de la société et que l’homme ait le culte du mérite plus que du statut social? Car George Eliot comme ses nombreux personnages a connu, avec la révolution industrielle, un bouleversement non seulement des paysages, mais des cœurs, des mœurs et des fortunes. Ses romans sont toujours l’incarnation d’une idée : à l’éloge des vies ordinaires au sillage invisible mais profond, au  passage inévitable par la  souffrance personnelle pour découvrir celle  des autres,  succède un plaidoyer pour délester la vie « des grains durs de l’habitude », rompre la culpabilité qui ronge et le silence des tabous, par une illumination de l’esprit, en un mot donner priorité à l’héritage culturel plutôt qu'à l'acquis biologique et matériel. Mais George Eliot ne tombe pas dans le positivisme à la mode. Sans dénigrer la morale sociale, la romancière tient à montrer les complexités de l’existence et celles de l’être humain : « l’astre troublant » est omniprésent.  Elle oscille entre  le déterminisme des uns et la chance des autres. En réhabilitant George Eliot, Mona Ozouf veut rappeler cette deuxième chance que tout homme porte en lui : contribuer à l’embellissement de la société par l’accomplissement de sa vocation personnelle et l’harmonisation des êtres entre eux. Très bel ouvrage d'une historienne qui remet au goût du jour les  romans de l’ère victorienne…

Brigitte Clavel Delsol

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 12:05
« Au-delà des frontières » par Andreï MAKINE

« Au-delà des frontières » par Andreï MAKINE

 

 

Editions : Grasset

Parution : Février 2019

268 pages

19 €

 

 

 Notre époque  ne serait-elle plus propice à l’aspiration poétique de Andreï Makine? Telle est la question du lecteur en entamant ce livre où l’auteur bat en brèche un Occident  décadent, conciliant un lexique d’intellectuels, de média, de réalisme cru dénudé de toute sensibilité.  Le suicide d’un désespéré a déjà eu lieu. Le philosophe Gabriel Osmonde s’est retiré dans le Caucase avant même d’avoir détourné de ses erreurs Vivien de Lynden,  jeune  polémiste violent, raciste haineux et bien  malheureux. Un second suicide menace, celui de Gaia de Lynden, portrait inverse de son fils, victime des modes actuelles et que le narrateur s’est juré de sauver. Mais comment faire face à toutes ces vérités et contre-vérités, ces contrastes entre pays riches et pays pauvres, entre enrichis désabusés et humanitaires abusés? Peut-on croire à  cette « alternaissance »  prônée par Osmonde qui plaide pour une  naissance autre  que celles biologique et sociale ?  Comment échapper à cette « farce » du progrès qui dénature l’Homme jusqu’à lui enlever son âme et son genre et à ne lui offrir que la peur de la mort ? La solution serait-elle dans un refuge au sein de la montagne caucasienne  qui permettrait  de « quitter la vie sans avoir à mourir » ? Une pensée rousseauiste dans un monde matérialiste, une décision de poète individualiste à une époque qui se veut humanitaire : A. Makine ne cache plus qu’il y a deux hommes en lui : le narrateur pessimiste   et le philosophe serein hors du monde…

B.C.D.

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 08:21
 « Les belles ambitieuses » par Stéphane Hoffmann

 « Les belles ambitieuses » par Stéphane Hoffmann

 

Editions : Albin Michel

Parution : Juin 2018

265 pages

19,50€

 

 Le monde n’appartiendrait-il qu’aux arrivistes, aux snobs, aux femmes ambitieuses ? C’est ce que pense Amblard Blamont-Chauvry, jeune versaillais de vingt-cinq ans en 1970, énarque, polytechnicien, sorti tout juste du 76e régiment d’infanterie, une « planque » obtenue par piston qui lui donne goût à l’oisiveté. Si Amblard n’a pas d’ambition  la comtesse de Florensac sa marraine en a pour lui. S’il ne veut pas du mariage, Isabelle Surgères finira par le convaincre, mais pas pour longtemps. S’il décide de profiter de la vie en optant pour  une liaison sans lendemain, la jolie Coquelicot le séduira pour toujours. Plein de sarcasme dans ce livre où  politiciens et  hommes d’affaires  magouillent tandis que les amis d’enfance  perdent leur panache, s’accrochant à ce qu’ils ont reçu sans vouloir innover. Comment finira Amblard ? Conseiller d’ambassade à Washington ou héritier du cabinet familial ? Le ton est mordant, l’humour tourne en dérision,  et si Stéphane Hoffmann n’est pas le premier à avoir été inspiré par la comédie humaine, il la dépeint avec un triste réalisme  tout en réservant au lecteur d’heureuses surprises pour l’avenir …B.C.D.

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