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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 10:23
LE SOLEIL ROUGE DU TSAR »  par Violette CABESOS 

Editions : Albin Michel

Parution : Février 2020

437 pages

 Violette Cabesos entremêle  thriller et récit historique. Deux époques l’inspirent,  la révolution russe  et celle de  ses descendants qui lui insufflent une enquête  passionnante avec deux héroïnes attachantes.  Milena Gorelov fait partie de ce milieu actuel de Russes blancs exilés en France et se dit « chasseuse » des trésors de la Russie des Tsars. Mais pourquoi sa famille installée à Nice est cruellement agressée ? Milena va remonter le temps grâce au  journal intime de  Véra Mychkina, née d’une famille d’officiers de l’armée impériale qui  rêvait d’être  la première ballerine  au Ballet Mariinsky de St Petersbourg. Héritière de lourdes traditions ancestrales, elle  se révèla néanmoins  une révolutionnaire fanatique avant de retourner sa veste contre les bolchéviques . C’est là qu’intervient le rôle  du grand-duc Nicolas Mikhaïlovitch Romanov autant dans la vie de Véra que  dans l'histoire de la Russie.  V. Cabesos devient  Véra elle-même,  lucide quant à la tyrannie des tsars, aux facéties de Raspoutine et au danger des bolchéviques. Mais mieux encore elle réhabilite ce grand prince dans toute son authenticité.  Et pendant ce retour dans le passé,  la famille de Milena est directement attaquée par ce que le grand-père appelle « la vermine rouge ».  Un tour de force miraculeux de l'auteure , quoique un peu long et alambiqué, dénoue l'intrigue… Mais le livre d’un style fluide a un grand intérêt: il révèle la Russie en déliquescence du début du XXème siècle et  fait mieux comprendre  les traditions pérennes  de ses aristocrates déchus d’aujourd’hui . 

Brigitte Clavel Delsol

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 07:17
« Ma vie avec APOLLINAIRE »  par François SUREAU

                                              « Ma vie avec APOLLINAIRE »  par François SUREAU

Editions : Gallimard

Parution : Novembre 2020

155 pages

16 €

 

Si Apollinaire suscita de son vivant de nombreuses amitiés, il en est une post mortem qui est celle de François Sureau. Rien du poète, ni du soldat ni de l’amant n’échappe au biographe. Amoureux de la vie qu’il « boit comme une eau-de-vie » , "le mal-aimé" donne toujours une tournure fantaisiste  à ses vers, même écrits sous les obus ou  à la Santé.  Son âme errante  immortalise les femmes qui transfigurent sa vie de soldat engagé, certes exposée au danger, mais prometteuse d’une meilleure connaissance des lois de la vie. Ce n’est pas une  naturalisation française improbable et encore moins une germanophobie  qui animent cet enfant illégitime d’un officier italien et d’une jeune aventureuse roumaine, mais « le territoire heureux du fait et de l’expérience » auquel s'ajoute le désir de "servir". Si la souffrance dans les tranchées se prolonge, l’inquiétude de l’avenir ne l’épargne pas : « les hommes réunis en troupeaux dociles ne songent même plus qu’il y ait eu des temps où l’on pouvait faire ce que l’on voulait ». Apollinaire n’est pas le bohème qu’on imagine, il est un besogneux  et en impose avec sa pipe en terre et  son costume bleu, « du bleu de la tenue du soldat, du bleu électrique de la mort », de la période bleue de son cher ami Picasso, du bleu de la Méditerranée de son enfance comme de « la rue industrielle ». Car ce poète croit au progrès et aspire à toutes les innovations, qu’elles soient artistiques ou scientifiques. « La mélancolie n’entre pas ici" est la devise de la galerie Vivienne où il se divertit avec ses amis peintres.  Sa célébrité ne vient pas d’une illustre naissance mais d’une imagination  bouillonnante et libertaire que le parisianisme culturel de  F. Sureau met au goût du jour en lui prêtant des sympathies  pour l’androgynéité, voire pour   la loi du genre ! En tout cas ce passionné d’Apollinaire  incite à  se plonger dans les vers sans contraintes du « flâneur des deux Rives » pour qui « La joie venait toujours après la peine »…

B. Clavel Delsol

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 09:39
"Le chaos ne produit pas des chefs-d'oeuvre" par Julia KERNINON


Editions: PUF
Parution : Février 2020
176 pages
17 €
 

 

Julia Kerninon est touchante dans sa quête littéraire : romancière en herbe, elle voudrait  trouver  un modèle d'inspiration, un style de vie propice à l’imagination. Elle se penche alors sur la vie de trois grands écrivains américains, W.Faulkner, E.Hemingway et  J.Steinbeck à la réputation  légendaire. Faut il être alcoolique notoire, macho, dédaigneux d’études universitaires, en révolte  contre son milieu, pour parvenir au succès littéraire? Julia Kerninon perce le souci commun aux trois romanciers: en s’efforçant  de développer une certaine image d’eux-mêmes tels qu’ils voudraient qu'on les voit et non pas selon les rumeurs ou les clichés de l’époque, ils parviennent à sublimer la réalité dans la fiction et ainsi poursuivre la vocation d'un Homère  ou  d un Shakespeare à révéler les affres de la nature humaine. Alors pourquoi cette démarche de Julia Kerninon qui en définitive invite à attacher plus d'importance aux œuvres qu’aux biographies? Simplement pour prouver qu’il n’y a pas de méthode toute faite pour réaliser un chef-d‘œuvre, que le chaos n’est pas productif, que seul le travail accompli avec dévotion transforme l’effort surhumain en grâce  divine...La jeune thésarde en Lettres a alors toutes les capacités requises pour devenir une grande écrivaine!

B. Clavel Delsol

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 10:19
                                                  « La nuit des orateurs »   par Hédi KADDOUR

                                                  « La nuit des orateurs »   par Hédi KADDOUR

Editions  : Gallimard

Parution : Décembre 2020

359 pages

21 €

Dans la Rome  du + Ier siècle, l’empereur Domitien, toujours plus avide de puissance  et de richesses, est vite rattrapé par la perversité et la tyrannie. Dès les premières pages on découvre Publius, alias Tacite, la peur au ventre. Il se culpabilise d’avoir donné son feu vert à la plaidoirie de  Senecio et Pline, avocats  responsables de la  condamnation de  Messa, gouverneur qui spolia la Batique, mais favori de l’empereur. La panique  l’assaille. Comment accomplir sa tâche sans assombrir l’image du « maître et dieu » de l’Empire ?  Est ce un crime de lèse-majesté de confier au Sénat le contrôle  des finances publiques ? Que penser de Régulus,  délateur arriviste ou  accusateur soucieux de protéger les lois ?  Comment oser rire des satires parodiques de Pétrone? Comment ne pas se méfier de Norbanus préfet plébéien, intime de Domitien,  toujours en quête de proies surtout quand elles sont d’origine aristocratique ? La lâcheté est partout, jusqu’au cœur de la Curie quand les légionnaires s’emparent  d’Orfitus pour son arrogance et de Senecio pour sa vanité d’auteur. Mais la liste ne fait que commencer…Y aurait-il deux Publius, l’homme d’influence et le  verbeux , comme il y a deux Domitien, le faible et le fou?  Heureusement l’audacieuse Lucretia,  jeune épouse de Publius et fille du général Agricola, transcende ce monde de crimes et faux-semblants. Elle fait partie des héros qui ne craignent ni le tyran ni la mort, franchit  les bas-quartiers de Rome comme les portes de la résidence impériale. Elle ne pense qu’à la réputation à venir de l’Empire, à l’affranchissement de ses esclaves, et comme Hédi Kaddour, elle  s’en remet  à l’écriture de Tacite  pour pérenniser la dignité d’une poignée de Romains. Par ses métaphores poétiques l'auteur  tente en vain  d'adoucir la nature pernicieuse des hommes. Le style  est vivant,  riche en leçons politiques.  Hédi Kaddour  fait renaître à merveille   l'éternel  dilemme  qui tourmenta Tacite: la liberté ou la mort !

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 21:38
«Histoire du fils » par Marie-Hélène LAFON

«Histoire du fils » par Marie-Hélène LAFON

 

Editions : Buchet.Chastel

Parution : Août 2020

171 paes

15 €

 

 M-H Lafon reste fidèle à sa réputation d’amoureuse de la France profonde.  Elle sait faire résonner les sonorités de Bergerac, Aurillac ou Figeac, comme l’écho joyeux  des familles auvergnates et périgourdines pleines de vie et de ténacité.  Elle sait humer les parfums, que ce soit ceux des boutiques parisiennes  ou des fraises du marché. Elle perçoit  la beauté du crépuscule,  révèle la  chaleur d’une famille de filles, le souci d’avoir à tenir son rang, la nécessité d’un passage au pensionnat de Sarlat et le vide croissant dans le coeur d’un fils sans père.  La chronologie est pleine d’allers retours dans le temps, sans doute pour montrer la ressemblance toujours réitérée des générations et la possible  transformation des  épreuves en source de bonheur. Plein d’allers retours aussi  entre Figeac où résident les  deux sœurs Léoty et  Chanterelle l’ancre des Lachalme,  depuis  Paris, voire même le Canada.  Les personnages n’ont peur ni des ragots de village, ni  des Allemands, ni de l’anonymat dans  la capitale.  Ils savent faire du fils illégitime le cœur de la lignée. Peu importe l’identité du père d’André  qui appelle Gabrielle « mère » et sa tante « maman ». Il est le plus beau cadeau de la famille. L’important  c’est l’écriture de M-H Lafon, véritable reflet de  la beauté des cœurs qui dépassent  la vitalité des corps et la subtilité des esprits. Il semble que  la pureté du ciel  finit toujours par  éclaircir les mystères sur lesquels  l’auteure ne s’attarde pas tant elle fait confiance à cette race de paysans aussi  solides que leur sol.  Livre qui plaira à tous les  passionnés du terroir.

B Clavel Delsol

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 11:11
« L’inconnue du 17 mars » par Didier van Cauwelaert

« L’inconnue du 17 mars » par Didier van Cauwelaert

 

Editions : Albin Michel

Parution : Septembre 2020

168 pages

17,90

 

 

Ce roman d’une étonnante actualité a quelque chose de fédérateur pour ne pas dire salvateur. Rien  ne manque à cet environnement éclatant d’actualité ni à cette fresque de personnages aussi variés les uns que les autres. Le 17 Mars un confinement généralisé est décrété pour cause de pandémie. Lucas Norden est las de cette société qui ne lui a apporté que chagrins, solitude et  déchéance sociale. Heureux comme un artiste méconnu qui défie toute règle,  ce SDF court pour échapper au fourgon de la Mairie de Paris, s’engouffre  sur le Champ-de-Mars et se fait renverser. Qui peut être cette inconnue qui le ramène sur les lieux de son enfance ?  Une coach impitoyable, un robot charnel, un vampire ? Car en même temps que  son passé, c’est aussi une belle-mère effrayante qui le rattrape, le  souvenir d'un amour indicible, d'une musique thérapeutique qui valut un triple crime mais qui seule peut sauver du virus. C’est ainsi qu’avec une ribambelle d’allégories Didier van Cauwelaert montre la richesse de l’imagination et le puits sans fond du cœur humain. Il y a en lui du Freud et du Lewis Carroll, il y a surtout une espérance libératrice qui remporte tous les combats terrestres. Livre intrigant,  magnifiquement écrit, inclassable tant il comporte d’authenticité  et d’originalité.

Brigitte Clavel Delsol

 
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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 06:49
« Nos frères inattendus » par Amin Maalouf

« Nos frères inattendus » par Amin Maalouf

 

Editions : Grasset

Parution : Octobre 2020

330 pages

22 €

 

 Amin Maalouf  parvient par cette  histoire toute fictive  à décrire l’humanité dans son essence même. Notre  civilisation est en déclin, Alec Zander artiste dessinateur  veut la comprendre, Eve Saint-Gilles écrivaine la fuir, deux attitudes bien contemporaines. C’est par  hasard qu’ils se retrouvent sur l’île  d’Antioche, un petit paradis de solitude quand le drame commence. Des dysfonctionnements technologiques  se multiplient  sur la planète, isolant les hommes les uns des autres dorénavant angoissés par  des nuages soit disant  radioactifs. Qui sont ces responsables qui affirment que la paix internationale est en jeu ? Qui sont ces inconnus qui accostent sur Antioche faisant un « tunnel de guérison » pour « remettre à neuf » le corps humain ? Qui sont les saboteurs  de ce navire-hôpital ? Un fonctionnaire municipal de l’île, Agamemnon, à l’humble tâche de passeur mais helléniste passionné,  redonne espoir aux deux insulaires : selon lui l’avenir a encore une adresse ici-bas,  c’est celle de Démosthène, le plénipotentiaire qui parlemente avec le président des Etats-Unis. Ainsi déguisés de noms antiques qui réjouiraient Jacqueline de Romilly, ces hérauts font comprendre où réside la sagesse, non pas dans l'esprit de conquête et encore moins dans les craintes archaïques des « frères inattendus », mais dans la modernité toujours renouvelée mise au service de l’humanité.  Un message d’espoir sur cette île d’Antioche dont le refuge devient porte ouverte au futur comme le montre la jolie couverture du livre.  C’est le repli sur soi et la peur de l’avenir  qui tuent, « c’est  le progrès qui sauve ». Telle est la leçon de ce beau livre qui réconcilie le monde d’hier et de demain, comme le gouay à travers  la mer rallie la  solitude au continent et comme la culture antique enseigne la modernité.

B. Clavel Delsol

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 20:08
« Le temps ordinaire » texte et peintures  par DENIS CLAVEL

« Le temps ordinaire » texte et peintures  par DENIS CLAVEL

 

 

 

Editions   Esope Chamonix

Parution : 1er trimestre 2020

21 pages

19 €

 

 

Le poète contemple 

"épouse ce qui vient"

Une danse de parfums, de fleurs  et de lumière

à laquelle se joignent le silence  et la joie

fait que la mort n’est pas une fin en soi

« Mourir n’empêche pas d’être éternel »

et s’il est dur de « donner un nom aux choses de la terre »

il est doux de sentir

« Le soleil bat comme un cœur »

il est beau de voir

« l’angoisse passe par les yeux »

et de réaliser

« aimer c’est mourir à la place d’un autre »

il est merveilleux de confondre

« musique murmure et sanglot »

prière et silence

poésie et consolation

il est bon de rappeler

un rien est « quelque chose de sacré »

la fête un  artifice

il est important de croire

le présent est miracle

l’absence de rêve  enfer

le poème une feuille de papier

et la pensée une fleur…

 

telle est ma lecture de Denis Clavel

accompagnée de ses peintures aux couleurs insaisissables

que je vous laisse découvrir tant est beau

« Le temps ordinaire »

 

 

B.C.DELSOL

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 19:17
« L’ANOMALIE » par Hervé Le Tellier

« L’ANOMALIE » par Hervé Le Tellier

 

Editions : Gallimard

Parution : Juin  2020

327 pages                                                         

20 €

 

Le prix Goncourt 2020 a été discerné à un livre de fiction toute  ésotérique   pour ne pas dire irrationnelle, mais bien  à la mode du jour où l’homme à force de vouloir  être un dieu se débat jusqu’à en devenir fou, tant le monde qu’il a forgé est « une sacrée horreur ». Certes le miroir de la société qu’offre  Hervé Le Tellier dans un premier temps est très réaliste. Pour les plus forts, seuls comptent la réussite et  les statistiques scientifiques plus fiables que les certitudes. Pour les plus vulnérables c’est l’angoisse de ne pas être maîtres de leur vie. Quand arrive l’anomalie  comme le cumulonimbus qui s’écrase sur le Boeing, les consignes drastiques sont considérées comme une blague ou un couperet.  Mais quand tombe le protocole 42  et que les agents du FBI exécutent les mandats d’arrêt, tous se retrouvent mis à nus par des psychologues de service, réduits à un état de dédoublement jamais vu, avec une nouvelle identité numérique toute transparente. Car l’avion avait déjà atterri trois mois plus tôt… L’anomalie est à son paroxysme lors de la confrontation  de ces êtres dédoublés pour ne pas dire rénovés,  après qu’un conseil oecuménique ait débattu sur l’existence ou non de leur âme ! Revanche sur le destin, humour sur le clair-obscur de l'homme et  éradication de son mystère , grotesque du religieux, tel semble être l’avenir que nous présage ou craint l’auteur : des lendemains qui déchantent au son de l’intelligence artificielle et du totalitarisme d’Etat! Amateurs de la robotique,  vous pouvez embarquer ! Raisonneurs, accrochez vous ! Car la lessiveuse ainsi nommée n’est autre qu’un tourbillon abyssal de vies angoissées  et il ne reste de ce livre que « la chanson du néant »… comme ces tableaux d'art moderne  pas toujours  compréhensibles mais  néanmoins très prisés! 

Brigitte Clavel Delsol

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 10:08
« Mémoire de soie » par Adrien Borne

« Mémoire de soie » par Adrien Borne

 

Editions : JCLattès

Parution : Août 2020

245 pages

19 €

Le style parfois abrupte,   parfois plein de douceur, correspond à merveille  aux  différents personnages de la magnanerie familiale et à cet horrible bombyx du mûrier dont les oeufs offrent les plus beaux fils de soie.  Dans les années 1900  la sériculture est encore à ses balbutiements dans le petit village de La Cordot à côté de Montélimar. Il faut former les jeunes à élever les cocons  puis  à  les dérouler avec minutie. Mais ceci ne se fait pas sans peine quand Auguste l’ainé de la famille est né manchot ou que la future bru bien que formée  à l’usine-orphelinat se trouve face à une vieille acariâtre. L’atmosphère malgré tout pourrait être  douce et pleine d’espoir.  Mais c’est oublier la disparité de deux frères, la haine, qui va jusqu’à accuser et faire enfermer l’intruse innocente,  et  tous les impromptus de la vie, la guerre, la fièvre espagnole, la méfiance du voisinage face à l’épidémie … Au milieu de cette triste atmosphère le jeune Emile, à son  départ du service militaire,  demande des comptes en  soulevant le tabou d’une paternité inconnue. Ce qui frappe dans ce roman c’est le réalisme des descriptions et des sentiments,  la dureté des vieux éprouvés par la vie et la  délicatesse paysanne qui a du mal à percer un corps trop rustre et à transmettre tout ce qu'elle devrait. Très joli livre qui montre l'éternel combat pour survivre aux tristesses du monde... 

B Clavel Delsol

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