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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 11:25
« LA VOLONTE »  par Marc DUGAIN

« LA VOLONTE »  par Marc DUGAIN

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Juin 2021

284 pages

20 euros

 

Au siècle dernier il y eut des hommes dont la discrétion ne doit pas cacher l’héroïsme. Marc Dugain consacre  à son père ce livre au style oh combien  intimiste ! Car ce n’est que très tard qu’il réalise le courage de ce paysan breton  pour vaincre  le  malheur. En effet tout accablait ce dernier. A la pauvreté de la terre,  à la guerre et à   l’absence  permanente d’un père marin au long cours vint s’ajouter  une impitoyable  poliomyélite qui lui vola ses jambes. Mais sa volonté d’être utile  le sauva , sa brillance intellectuelle et son intelligence du cœur l’incitèrent à se lancer dans des études d’ingénieur chimiste  qui lui permettront d’enrichir la terre, qu’elle soit de Bretagne, de Nouvelle-Calédonie ou du Sénégal.  C’est alors qu’il découvrit le monde et fit du travail sa maxime quotidienne au nom d’ « une permanence de l’utilité ». Mais son souci du progrès ne va pas entacher sa  probité intellectuelle.  Conscient des horreurs politiques jusqu'aux années 50  comme du  mal-être, pendant les trente Glorieuses, de son  jeune fils adolescent révolté et réfugié dans la drogue, saura- t-il faire face à la mort avec la même dignité ? La mode étant de réinterpla grande  Histoire et  d’avoir recours à l’euthanasie,  Marc Dugain n’y échappe pas. Mais la beauté de son style comme  la volonté  de son père se révèlent être comme l’indispensable « réponse à la complexité du mal »…B.C.D.

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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 11:50
"la plus secrète mémoire des hommes"  par Mohamed Mbougar Sarr

« La plus secrète mémoire des hommes » par Mohamed Mbougar Sarr

 

Editions : Philippe Rey / Jimsaan

Parution : Août 2021

457 pages

22 euros

 

Une fois encore le prix Goncourt interpelle. Polyphonie pleine de passages poétiques,  d’allers retours dans le temps comme dans l’espace, chez les vivants comme chez les morts,  pleine d’heureux hasards et de tristes sorts, elle risque , à cause de sa forme erratique, d'aboutir à cette impasse où toujours tombe l’âme désabusée, la « solitude irrévocable ».  Si l'auteur est  un romancier plein de tourments il a aussi bien du talent.  Il est semblable à son protagoniste Diegane , étudiant sénégalais à Paris en quête du livre  d’Elimane qui, en 1938 après avoir connu un grand succès, fut banni en tant que plagiaire et disparut à tout jamais.  Mais  son roman survécut et un heureux hasard va le mettre dans les mains de Diegane   qui le cherchait sans plus y croire. Cet heureux hasard n’est autre que Marène Siga,  vieille Sénégalaise   cousine d’Elimane venue à Paris puis installée à Amsterdam . Pourquoi  tant de circonspection de sa part  en confiant ce livre à Diegane  ? Serait-ce parce qu’il donne une impression de profonde mélancolie à vouloir en vain « encercler  l’infini » ? Ou parce qu’il  fait une révélation courageuse, celle de l’écrivain africain complexé? Ou parce qu'Elimane a plusieurs visages, celui de l'assassin, du dandy,  de l'ermite mystique  ou  du révolutionnaire? Ou parce que  la France lui a pris son père, la folie  emporté sa mère  et les nazis éliminé son ami juif ? Ou parce que le seul espoir à la liberté  argentine est soit  le "jusqu’au boutisme"  soit le  suicide?   Peu importe,  le style de l’auteur est splendide, il envoûte par sa loyauté , il entraîne dans le labyrinthe de l’écriture qui mène à la  douleur du ressenti, de ce colonialisme jamais accepté,  des expériences libertines décevantes, du déracinement et de la déréliction qui s’en suit , bref « une anatomie du vide »  bien à la mode parisienne qui lui a valu le  grand prix littéraire  et qui a pour écho  : "Vive la bourse de la République!"…

B.C.D.

 

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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 10:18
"MOHICAN"  par Eric FOTTORINO

 

                                                                      « MOHICAN »  par Eric FOTTORINO

Editions : Gallimard

Parution : Août 2021

276 pages

19,50 euros

C’est un bel hommage que l’auteur dédie à nos agriculteurs d’aujourd’hui, héritiers de cette paysannerie séculaire, qui a toujours mis sa foi  dans le ciel comme dans  la terre. Théo a fait confiance au progrès, il a cru aux engrais, il a travaillé et  acheté des parcelles  sans compter , avec pour seul souci une  récolte abondante et faire de son pays une puissance agricole qui serait capable de nourrir le monde. Certes Théo n’est pas un céréalier de la Marne ou de la Beauce, mais un ardent agriculteur du Jura  dont  l’Union Européenne a brisé le rêve. Accusés  d’épuiser  la terre , ces entrepreneurs laborieux vont devenir des fonctionnaires de l’Europe, payés à ne rien faire si ce n’est  de  l’entretien des forêts  et des terres en friche. Alors Théo une fois de plus va faire confiance aux cols blancs  et louer ses terres pour une  nouvelle récolte, celle des éoliennes!  Mais quand son fils  Mo constate les dégâts, il est trop tard. Du bétail est retrouvé mort, des oiseaux décapités, des nappes d’eau  souterraines asséchées…   Un roman  bien réaliste sur la France profonde qui laisse perplexe,  car si l’amour de la terre  réconcilie un père avec son  fils  et un vieux  militaire avec un jeune algérien, la technologie moderne  non seulement divise mais tue la paysannerie.  Sauf que la terre a des ressources insoupçonnables et sacrées,  et que l’auteur lui donne le dernier mot …B Clavel Delsol

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 17:07
"Ne dis pas la nuit"  par AMOS OZ

« Ne dis pas la nuit »  par AMOS OZ

 

Publication originale  : 1994

Editions Gallimard: 2004

Editions Folio 2021

308 pages 

 

 

Les personnages sont nombreux et variés dans Tel-Kedar, petite ville israélienne  en bordure du désert, plutôt harmonieuse entre son soleil de plomb et ses nuits fraîches. Ils sont semblables à ce lieu , les uns font des promesses , d’autres s’agitent, d’autres se replient dans le silence. Ainsi Amos Oz  décrit  les multiples attitudes humaines  sans le moindre jugement mais avec un tel réalisme que les travers des bonnes intentions  finissent par percer. L’activisme permanent de Noa  pour le moindre prétexte, tout en écartant l’intervention de Théo, célèbre urbaniste, ne camoufle-t-il pas son exaspération vis-à-vis de ce  conjoint au corps vieilli, à l’œil gauche toujours à moitié fermé comme pour dissimuler un cœur qui bat encore trop fort ? Suite au décès d’un de ses élèves dû à une overdose,  elle accepte de mener à bien la réalisation d’un centre de désintoxication. Le père du jeune défunt fait des promesses financières, l’agent immobilier du coin, coureur notoire de jupons, propose une offre exceptionnelle,  le comité du projet voit dans ce centre d’accueil un creuset d’emplois. Mais quand il s’agit de passer aux actes, d’accueillir des délinquants  et d’ouvrir son compte bancaire,  tout le monde se rétracte sauf celui auquel on ne  pensait pas. Théo, alter-ego d’Amos Oz, fait preuve tout le long de son livre d’une douceur indéniable.  Certes à l’altercation, il préfère  se faire oublier dans le silence, convaincu qu’ « on meurt plus par amour qu’à cause de la drogue ». Livre à trois voix, celle de Noa , celle de Théo et celle d’un narrateur omniscient, fin psychologue qui parvient à déceler l’accomplissement de l’être humain quand celui-ci aime tout simplement, sans  chercher à  briller…B Clavel Delsol

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 18:46

« Le dernier tribun » par Gilles Martin-Chauffier

 

Editions : GrassetLe dernier tribun (Littérature Française) par [Gilles Martin-Chauffier]

Parution : Septembre 202

333 pages3

 20,90 €

L’ambition politique et personnelle n’est pas d’aujourd’hui. G. Martin-Chauffier nous plonge au premier siècle avant Jésus-Christ à Rome où Pompée, César et Crassus se partagent le pouvoir tout en se battant, tandis que Claudius,  veut les évincer. Pour ce faire, ce dernier, élu  tribun de la plèbe après avoir falsifié  son nom et ses origines aristocratiques, a recours  à un philosophe grec , Metaxas  pour contrer l’art de Cicéron,  célèbre défenseur  du triumvirat . Ce professeur Athénien  de philosophie n’hésite pas une minute à tout  quitter pour se rendre dans  cette Rome  idyllique que Diana Metella, propre tante de Clodius,  va avoir le plaisir de lui faire visiter. C’est alors que Metexas  découvre avec horreur  les mœurs dissolues de la haute société romaine ,  le sort de ses esclaves, la barbarie  des Jeux du Cirque sans parler  du cynisme dont fait preuve  poètes et politiciens. Parviendra-t-il à satisfaire Clodius ? La  richesse des palais et des réceptions, la multiplication des alliances et des ruptures, la proximité des marbres flamboyants et des  lupanars douteux   n’anéantissent pas Metaxas devenu un  brillant avocat romain . Guère sensible à  la magie verbale de Cicéron ni  à sa conception d'une république fondée exclusivement  sur le pouvoir du sénat,  le petit professeur d’Athènes devient le témoin direct d’une succession d’attentats meurtriers où la violence a bien vite balayé l’art oratoire et l’art de gouverner. Ainsi G. Martin-Chauffier semble vouloir rappeler par sa profonde connaissance de l'Antiquité  combien les ambitions personnelles n’ont  pour conséquence que  la chute du pouvoir et le malheur du peuple  : belle leçon politique dans un cadre de péplum !

Brigitte Clavel Delsol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 19:17

 

« Là où vivent les hommes »   par Christian Signol

Editions : Albin Michel

Parution : Octobre 2021

246 pages

19,90 euros

 

 

Toujours égal à lui-même et toujours confiant en Dame Nature, Christian Signol continue de séduire ses lecteurs. Le merveilleux dans ses récits c’est non seulement son style enchanteur, son vocabulaire enraciné dans la terre elle-même mais cette philosophie du bonheur qui est la trame de tous ses romans. Après un deuil inconsolable Etienne quitte Paris, ses amis,  sa profession. La Providence , car il ne croit pas au hasard, le met sur les pas d’un berger  de cette Lozère tant de fois décrite mais sans cesse renouvelée. Ce sont deux hommes blessés qui trouvent réconfort dans la beauté de la voûte céleste, dans les débats d’un troupeau d’agneaux à la découverte d’herbe fraîche,   dans les repas rustiques d’une vieille fermière généreuse. Mais la dureté de la vie ne va pas les épargner. Le froid mordant de l’hiver symbolise les sempiternelles épreuves de la vie. Comme les saisons qui reviennent la douleur surgit au moindre souvenir. Etienne trouvera-t-il  l’apaisement recherché? Et si le bien-être  n’était autre que la victoire de l’homme sur la souffrance,  comme celle du silence sur la parole, ou la maîtrise de l’instant qui arrête le temps jusqu’à se confondre avec la plénitude de l’éternité? Très jolie histoire loin de l’agitation du monde  qui transforme la nuit des montagnes en  apaisement  et lumière.

B. C. D.

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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 08:24
"TEMPS SAUVAGES"  par MARIO VARGAS LLOSA

TEMPS SAUVAGES     par     MARIO VARGAS LLOSA

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Août 2021

383 pages

23 euros

 

 

Le  XXème siècle au Guatemala est aussi sombre que le Christ noir d’Esquipulas mais aussi séduisant par sa beauté que Martita. La vie de celle-ci, fictive ou non, est la parfaite  allégorie  de son pays. Curieuse de comprendre les évènements houleux qui s’y passent, elle s’en remet aux mains d’un vieil ami de son père, le Dr Ardiles. Malheureusement celui-ci va perdre toute sa crédibilité de vieux sage auprès d’elle. De même le président Arbenz est accusé de faire du Guatemala le cheval de Troie des Soviets et  se voit remplacé par le traître colonel  Carlos Castillos Armas auprès duquel la belle Martita ira se consoler. C’est alors que le machiavélisme de la politique se déroule et une plume amère de l’auteur raconte la traîtrise  des uns , la versatilité des autres, les énigmes de morts accidentelles ou de complots politiques, l’infiltration de la chasse aux sorcières de la CIA comme de la république dominicaine,   l’attrait du bordel dans un pays qui se veut catholique à outrance  sans oublier  le triomphe injuste des libérationnistes sur l’Ecole militaire. Tout est sombre, l’homme n'est  qu' "un monstre" avide  de sexe et de pouvoir. Seule la belle miss Guatemala semble s’en sortir indemne, mais à quel prix ! Livre qui passionnera les amoureux de cette partie du monde devenue marxiste à cause de trop d’intransigeance et d’un manque certain d’amour dans des veines où coule un sang trop chaud, sans modération, ni lucidité ni justice…  

Brigitte Clavel Delsol

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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 09:12
« Le chemin des estives » par Charles Wright

                                                « Le chemin des estives » par Charles Wright

Editions : Flammarion

Parution : Janvier 2021
354 pages

21 €

S ‘il y a un livre qui emmène loin des chemins battus c’est bien celui-ci. Le narrateur, las d’une société bruyante et superficielle, vient frapper à la porte de la Compagnie de Jésus. Pour entrer chez les Jésuites  « le mois mendiant » est impératif depuis Ignace de Loyola,  la confiance en la Providence devant être aussi concrète qu’intellectuelle. C’est ainsi que le narrateur,  dépourvu de tout sauf du livre de « L’imitation de Jésus » et affublé de la compagnie d’un prêtre, Benoît Parsac, novice  comme lui dans cet ordre régulier,  décide de faire la traversée du Massif Central dans le plus grand dénuement pour « puiser inépuisablement à l’Inépuisable ». Si dans un premier temps les deux vagabonds  se réjouissent de fuir la frénésie du monde, bien vite ils se heurtent aux difficultés les plus vitales. Mais rien n’arrête les deux randonneurs qui vont de surprise en surprise, tant la terre sauvage comme  le cœur de ses habitants recèlent de générosité : tout révèle que Dieu n’est pas loin.  Et c’est précisément  là que veut  nous amener l’auteur. Il n’y a pas une seule vérité dans le choix de notre existence. Rien ne sert de se débattre au milieu de nos divers penchants. L’important c’est de consentir dans la joie à toute la création, d’explorer les terres vierges  sans vouloir à tout prix rentrer dans le rang de la normalité. Charles Wright y parvient : tout en restant lucide et humoristique sur notre société, il nous invite à une contemplation joyeuse et féconde. Livre magnifique qui correspond bien à l’air du temps ! B. Clavel Delsol

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 15:41
« Le roi qui voulait voir la mer » par Gérard de  CORTANZE

« Le roi qui voulait voir la mer » par Gérard de  CORTANZE

                                        « Le roi qui voulait voir la mer » par Gérard de  CORTANZE

Editions : Albin Michel

Parution : 1er Octobre 2021

243 pages

19,90 €

Mieux qu’une réhabilitation de Louis XVI, c’est celle d’une royauté démocratique, que dessine à merveille G. de Cortanze en entremêlant  historique et intime.  Ce roi, mal à l'aise au milieu de ses courtisans  et qui n’a jamais voyagé, décide d’aller voir la mer et ses travaux de la rade de Cherbourg avec  le moins possible de faste royal. Le timide érudit devient un voyageur téméraire, heureux de découvrir cette province de Normandie à la réputation hostile,  surpris d’y trouver tant de chaleur humaine malgré un ciel de métal et une brume enveloppant une grande pauvreté. Comment redonner confiance à ce peuple si ce n’est par le projet d’une marine marchande autant que militaire, par une approche plus humaine de ses sujets ?   Alors Louis XVI va séduire  par  ses connaissances éclectiques, révéler  son pied marin en montant  sur le célèbre Compatriote, vaisseau prometteur d’un pouvoir fort, aider sans retenue les plus miséreux et pour la première fois de son règne se sentir reconnu et aimé. Malheureusement les fluctuations  infinies de la mer autant que celles de ses sujets et celles de son propre visage annoncent un retour dangereux à Versailles.  Mais elles laissent à la postérité le  voyage éclair et lumineux de Louis XVI, conscient qu’un roi  doit être un modèle de vertu. Ce très  beau  roman, à mettre entre toutes les mains, est celui d’un historien-poète où la parabole de la mer toujours recommencée est la quintessence même d’un message politique, voire d’un instrument de civilisation.

B. Clavel Delsol

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19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 08:53
                                                  « Premier sang »   par Amélie NOTHOMB

                                                  « Premier sang »   par Amélie NOTHOMB

Editions : Albin Michel

Parution : 19 Août 2021

172 pages

17,90 €

 

Amélie Nothomb est toujours caustique quand elle dépeint l’aristocratie. A priori elle ne fait pas d’exception  pour le portait  du baron Nothomb, son arrière-grand-père. Elle l’affuble d’une humeur fantasque et égoïste et d’un autoritarisme impitoyable. Elle laisse alors  la parole à un de ses petit-fils, jeune orphelin heureux de trouver  une ascendance  paternelle. Si indigence et autoritarisme sont prétextes à endurcir sa descendance, le baron a réussi. Car la  critique de l’aristocrate va se transformer en un bel hommage à celui qui sut lui résister. En effet l’enfant, qui n’est autre que le propre père de l’auteure devenu consul au Congo belge, va savoir résister aux révolutionnaires marxistes et négocier avec eux  le plus longtemps et intelligemment possible pour la survie des otages belges. Ainsi Amélie Nothomb semble faire amende honorable à cet ancêtre qui par son abus d’autorité fit de son petit-fils un véritable résistant reconnu comme véritable héros belge. Joli livre écrit avec la verve bien caractéristique d’Amélie Nothomb.

B. Clavel Delsol

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