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13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 15:43
"Etre humain : donner du sens à son destin"

                                           « ETRE HUMAIN   

                                  Donner du sens à son destin »

                                              par Joseph Lusteau

 

Editions : Diagonart

Parution : Décembre 2025

201 pages

30 €

 

Le talent créatif de Joseph Lusteau n’est pas à démontrer. En tant que peintre il égaye toujours ses peintures surréalistes de couleurs vives. En tant qu’écrivain il entremêle poésie et philosophie. Réconforter par l’art une humanité anxieuse, l’encourager à contribuer à l’harmonisation du monde, tel est l’objectif de cet humaniste. Alors il appelle tout un chacun à transcender les aléas du quotidien, à donner un sens à l’existence, sans tomber dans les pièges d’une société technologique à excès, ni ceux  du manichéisme simpliste  qui engendre  violence et  totalitarisme.  Au contraire le peintre-philosophe appelle à préserver  avant tout les  capacités créatives de l’individu.  Il a alors recours à la noétique, conjonction des capacités intellectuelles et spirituelles, ainsi qu’à l’altergotique, creuset des expériences et échanges sociétaux qui permettent d’échapper à la prison biologique. Ainsi la confiance devient vecteur du succès et l’art vecteur de partage et de continuité. C’est pourquoi l’insuffisance des mots conduit Joseph Lusteau à la pensée graphique qu’il nomme Art ABRUPT, qui n’est autre que l’expression subjective des chaos et discontinuités du monde. Si le lecteur s’en réfère aux peintures de l’auteur, il réalise combien ses œuvres ne constituent pas un art de combat, mais "un art de réflexion , de méditation, de construction".

 B. Clavel Delsol

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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 20:52

                                       

                                         

 « La marchande d’oublies » 

                                            par PIERRE JOURDE

Editions : Gallimard

Parution : Août 2025

642 pages

25 €

 

Pierre Jourde a tout de l’alchimiste. De l’univers sombre de l’Angleterre industrielle de la fin du XIX ème siècle où la psychiatrie fait ses premiers pas   surgit une famille de clowns-acrobates, les Helquin, qui parviennent à faire rire le pays le plus puritain d’Europe. Quand Alastair, le benjamin des garçons, fait une chute d’acrobatie impardonnable, sa jeune sœur Thalia, frappée de frayeur, tombe dans le coma. Le rire se transforme en sarcasme, les spectacles en expositions macabres entre une jeune fille ni morte ni vivante et un frère au physique devenu déformé et monstrueux. C’est Charles, un psychiatre de l’époque, qui finira par réveiller de sa voix la Belle au Bois dormant. Pierre Jourde fait de cette pantomime une histoire d’amour où s’entremêlent fabulation et réalité. Vite las de la solitude à deux, et conscients de l’importance des autres pour exister, Charles et Thalia ne restent pas indifférents au monde. C’est un frère monstrueux qui les rattrape, c’est la marchande d’oublies qui leur rappelle l’ambiguïté de l’existence, perpétuelle fête foraine où l’on se traîne malgré soi avec toujours la peur au ventre. « C’est comme ça qu’il faut faire »,  avancer jusqu’à ce que l’ombre traversée devienne lumière éblouissante. Mais elle tarde cette lumière…L’histoire cherche des solutions : elle change les identités, fusionne réalisme et fiction, rénove les sentiments;  au lieu de dissimuler le mal et le laid elle les met en exergue, les tourne en dérision, les rend indispensables à l’ouverture des cœurs. A l’obsession de la pureté artistique du psychiatre s’oppose la voix de sa femme ventriloque. Celle-ci finira par lui révéler son âme de cirque, son goût pour les pantomimes, son affection pour un frère difforme, son amour fidèle pour un père  défunt, son refus d’un amour éthéré. C’est dans « la vie immense, profonde inépuisable » que se trouve la solution. Même si certains êtres en sont incapables, obsédés par un démon intérieur qui pousse jusqu’au crime, « il faut faire table rase de tout ce qui est illusion », donner un exemple authentique qui ne soit ni vaudeville, ni sacrifice christique, mais prise de conscience que chacun à sa façon poursuit sa quête d’absolu. Livre chorique où la poésie trouve toute sa place, qu’elle vienne d’un petit cirque familial, d’un artiste en herbe, ou des plus grands poètes dont l’auteur nous rassasie à notre plus grand bonheur.  B.C.D.

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2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 12:21

                    Le crépuscule des hommes                         

                       « Le crépuscule des hommes »

                                              par Alfred de Montesquiou

 

 

Editions : Robert Laffont

Parution : Août 2025

363 pages

  1.  

 

 

Jamais  le procès de Nuremberg fut raconté avec un esprit  aussi probe et lucide, aussi consciencieusement détaillé et humain.  Loin de se limiter à la salle N°600 du tribunal international, c’est le miroir de l’humanité que nous offre Alfred de Montesquiou. Pas un détail ne lui paraît obsolète s’il est vrai.  Il scrute  les victimes et les responsables nazis, s’arrête sur les témoins comme sur les procureurs et les juges, interroge  les geôliers des prisonniers autant que les médecins ou psychiatres sans jamais écarter journalistes, photographes et traducteurs. Il décèle les dangers de la lenteur soporifique des audiences, craint qu’une guerre froide entre communistes et capitalistes puisse favoriser les nazis. Rien ne lui échappe, ni l’obsession de la concurrence des journalistes, ni leurs histoires d’amour entre deux procédures ou lors des soirées arrosées à l’alcool, ni la certitude des Soviétiques d’être les seuls vainqueurs, ni l’impassibilité des juges et la fatigue des procureurs... Si les 216 jours de ce procès s’étirent avec lenteur, les exécutions s’enchaînent à toute allure. Selon l’auteur, certaines sentences restent injustes, comme vingt ans de réclusion pour Speer et la pendaison pour son adjoint;certaines décisions impardonnables comme le camouflage du suicide au cyanure de Göring ou du crime du général Zorya ou le secret du convoi final pour Dachau. A. de Montesquiou  est un humaniste, inquiet, comme le procureur Robert Jackson, que le procès n’ait été qu’une exécution politique, le mot de génocide n’ayant jamais été prononcé par les magistrats.  C’est ainsi qu’ au «  crépuscule des dieux » de  Wagner et au "crépuscule des idoles" de Nietzche succède « Le crépuscule des hommes » de A.de Montesquiou … 

B. Clavel Delsol

 

 

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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 09:35

Je voulais vivre - 1

 

 

                                         « Je voulais vivre »    par

        

                                      Adélaïde de Clermont-Tonnerre

 

Editions : Grasset

Parution : Novembre 2025

475 pages

24 €

  Adélaïde  de Clermont-Tonnerre fait preuve d’ une imagination débordante en créant de toute pièce  une Milady bien différente de celle d’Alexandre Dumas. Sans jamais trahir le style de ce beau roman de  cape et d’épée du XIXème siècle, elle prête à la manipulatrice des trois mousquetaires des qualités de courage et d’ingéniosité  face aux situations désespérées qu’elle rencontre. La noblesse de cœur est cette fois toute réservée à Milady, tandis que les trois mousquetaires et leur capitaine n’agissent que par orgueil personnel. Certes le  libertinage  s'étend  de la cour de Louis XIII jusqu'à celle d'Angleterre, et les rapts et assassinats en province sont fréquents quand il s’agit de camoufler un déshonneur familial ou de dérober un héritage à son aîné; même le prêtre est pervers, seul l'homosexuel  est capable d’amitié.  A contrario les femmes sont des êtres de vertu et de fidélité, malheureusement toujours victimes. L’écriture d’A. de Clermont-Tonnerre  équivaut à celle de Dumas, des plus audacieuses et distrayantes, voulant simplement embellir la réputation féminine  que celui-ci  avait entachée. Initiative féministe intéressante malgré un résultat tout aussi caricatural que celui de ce gigantesque romancier qui aimait trop la vie pour se préoccuper de la réalité historique  et de subtilités psychologiques. Mais n'est ce pas cette légèreté dans l'action  et cette imagination féconde  qui fit  et fait encore la joie des  lecteurs des "Trois Mousquetaires" ?  

B. Clavel Delsol

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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 10:25

                                   Morituri - 1

 

                                       « MORITURI »  par Yasmina Khadra

Editions : Mialet Barrault

Parution : Avril 2025

255 pages

20 €

Dans « Morituri » le style de Yasmina Khadra est aussi varié que la société d’Alger lors des années 90. L’auteur l’écrivit sous le coup de l’émotion due à des attentats qui le bouleversèrent et dont il ne se remit jamais. Il le reprend en 2025, entremêlant enquêtes policières, témoignages historiques, enrichissements de magnats protégés par une classe dirigeante aveugle à l’islamisme radical montant. Derrière Alger la Blanche se trament de noirs trafics, proxénètes corrompus aux luxueux palaces, qui contrastent avec la misère de certains quartiers et les maigres salaires des fonctionnaires. Des passages plein de poésie sur cette ville brûlante de soleil autant que de mauvaises mœurs alternent avec les répliques insolentes des uns, les menaces des autres et la probité héroïque du commissaire Llob et ses lieutenants appelés à élucider plusieurs crimes, l’assassinat d’Anissa, la mort du directeur de la Banque nationale avant de se lancer dans la disparition de la jeune Sabrine, fille du riche Ghoul Malek. Il va sans dire comme  la beauté du titre choisi par l’auteur laisse derrière lui une tristesse infinie, celle de l'adieu définitif au  pays bienaimé.

B. C. D.  

 

 

 

 

 

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16 février 2026 1 16 /02 /février /2026 20:01

             

 

                         « L’amour moderne »

                   par Louis-Henri de la ROCHEFOUCAULD

 

Editions : Robert Laffont

Parution : Août 2025

246 pages

20 €

Pas étonnant que ce roman ait remporté le prix Interallié 2025 car Louis-Henri de la Rochefoucauld  est le digne héritier de son aïeul du XVIIème siècle, avec tout ce que cela comporte de talent littéraire et de moralité. Mais son style n’a rien des Maximes, il ressemble plutôt à celui de Patrick Modiano dans les errances sans fin dans le XVIème arrondissement de Paris, entre le square Pétrarque, l’école de Loyola et le cimetière de Passy. Tout à la fois roman, essai, réquisitoire et satire, le récit donne froid dans le dos et rejoint de peu l’affaire Epstein. Certes le déséquilibre mental a toujours existé. Mais aujourd’hui il se déguise en arrivisme maladif, en jalousie paranoïaque, a besoin de mises en scène, de faux-semblants, de dénonciations mensongères. C’est ce que découvre Ivan Kamenov, anti-héros, alter ego de l’auteur, jamais remis de l’assassinat de son ami d’enfance Alexis Dubois et de sa famille  par le pater familias lui-même.  Aujourd’hui écrivain sans inspiration, Ivan se trouve par hasard face à une star de cinéma et de théâtre désireuse d'arrêter sa carrière. Elle s’appelle Albane, est l’épouse ou plutôt l’esclave d’un producteur de films, carriériste impitoyable qui la force à revenir sur scène et rencontrer  Ivan pour la rédaction d’un scénario.  Albane étant  une proche de la famille Dubois , un flot de souvenirs communs aux deux artistes émerge et laisse présager une histoire  romantique possible. Mais l’amour moderne le permettra-t-il ? Livre original où l’auteur n'hésite pas à dévoiler  la pauvreté des références culturelles des grands de ce monde, raisons de tant de désespoir et d’actes de folie.

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21 janvier 2026 3 21 /01 /janvier /2026 19:51

                                         « MAGELLAN »  par Stefan ZWEIG

 

Editions : J'ai lu

Parution : Juillet 2025

315 pages 

7,90 €

 

Le dernier film du cinéaste philippin Lav Diaz sur Magellan et l’exposition sur ce même sujet au musée de la Marine à Paris incitent à se plonger dans le livre éponyme de Stefan Zweig. Aux XVIème siècle l’Espagne est attirée par les îles Moluques réputées pour leurs épices. Magellan, valeureux vétéran portugais de la guerre des Indes et du Maroc, est convaincu par son ami cartographe et astrologue Rui Faleiro de l'existence d'un passage qui en ouvrirait la route en contournant le continent américain. Malheureusement dédaigné par  son roi Manuelo, il se tourne vers Charles Quint pour obtenir une flotte.  Est-ce le remords de servir un pays rival qui rend Magellan refermé sur lui-même ou simplement le souci de mener à bien son expédition tout en gardant le secret d’un objectif incertain à atteindre ? Malgré l'hostilité de l'océan et celle des commandants espagnols qui l'accompagnent, malgré moultes épreuves, naufrages, famines, mutineries, il découvre le détroit, atteint des terres nouvelles et va à la rencontre des peuples indigènes avec qui il pactise et qu'il convertit. Face à l'adversité haineuse de Si Lapu-Lapu, radjah d'une île minuscule, il utilise en vain la force et y perd la vie. Les vaisseaux épargnés s’enfuiront en regrettant la discipline de leur chef défunt, mais les rares survivants espagnols n’hésiteront pas à s’approprier la gloire et les honneurs de ce marin portugais. Si la vanité terrestre l’emporte sur la loyauté, le temps a rendu hommage à Magellan, explorateur obstiné dont Zweig dresse le portrait d'un  véritable honnête homme.

 

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27 décembre 2025 6 27 /12 /décembre /2025 11:03

                           Quitter la vallée - 1    

 

     

                        « Quitter la vallée » par Renaud de Chaumaray

 

Editions : Gallimard

Parution : Juin 2025

206 pages

20 €

L’amateur de paléontologie aura plaisir à découvrir, avec Renaud de Chaumaray, Montignac-les Eyzies,  capitale mondiale de la Préhistoire, qui offre toute une kyrielle de grottes célèbres pour leurs peintures pariétales. Nombreuses sont celles encore inexploitées et c’est dans l’une d’elles que Johanna et Fabien s’aventurent avec témérité. La prouesse de l’auteur réside à faire avec  trois récits  l’histoire imaginée mais combien plausible d’ une grotte totalement inconnue,  où s’entremêlent  passé et présent, curiosité et effroi, secret et découverte.  Le lecteur est tenu en halène du début à la fin. Il assiste à l’enfoncement dans la galerie souterraine après le déblaiement d’une entrée dissimulée, à la disparition d’un petit garçon, à l’aveuglement d’une touriste pour un Périgordin qui ne saura jamais s’il faut ou non quitter la vallée. En attendant R. de Chaumaray a tout l’air d’un enfant du pays, conscient de la portée historique de ce lieu dont les escarpements et les profondeurs sont apaisés par le cours tranquille de la Vézère, source d’inspiration depuis des millénaires.

B. Clavel Delsol

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25 décembre 2025 4 25 /12 /décembre /2025 15:44

                     

                        « Folcoche » par Emilie Lanez

 

Editions : Grasset

Parution : Octobre 2025

184 pages

19 €

 

 Dans son livre « Folcoche », Emilie Lanez cherche à comprendre pourquoi Hervé  Bazin, écrivain à scandale, a tant détesté sa famille sans pour autant en renier le nom qu'il a gardé pour sa plume. Publié en 1948 « Vipère au poing » connut aussitôt un grand succès, des milieux littéraires parisiens jusqu’aux lectures secrètes des collégiens de province. Tout y était réuni pour séduire cette génération élevée à l’école de Jean-Paul Sartre, où la détestation de la famille et des autres avait le vent en poupe. Vilipender publiquement sa mère, humilier sa famille jusqu’au silence, multiplier les fabulations, les vols, les mensonges, les séjours en hôpitaux psychiatriques ou en prisons furent une partie de son existence que dévoile Emilie Lanez, soucieuse de remonter aux sources familiales où  primait le sens de l’honneur. Celle-ci ne se contente pas de lire et relire à travers les lignes les romans de l’écrivain, d’éplucher les archives d’incarcération, de questionner un neveu attaché autant à sa grand-mère qu’à son oncle. Elle réalise la souffrance occasionnée par un homme malade d'amour pour sa mère, trop longtemps absente et souvent maladroite, que seul le talent de l’écriture sauva de son mal-être.

 B. Clavel Delsol

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30 novembre 2025 7 30 /11 /novembre /2025 14:30

« Tout l’or du monde »  par Anne de Guigné

 

Editions : Les Presses de la Cité

Parution : Août 2025

264 pages

22 €

 

Un ouvrage qui devrait être mis entre les mains de tout lycéen est bien celui d’Anne de Guigné. Il s’agit de la vision de l’économie à travers  les yeux  de la littérature, pur miroir de la société, pour mieux comprendre ses enjeux et prévenir de ses dangers.  Ainsi de la Genèse jusqu’au XXième siècle  le labeur est perçu sous bien différents aspects. Punition ou bien vocation ou tout simplement instinct de puissance ou souci du progrès, il a toujours été le mobile de l’existence, une ruse dans le Roman de Renart,  un trésor selon La Fontaine , une valeur marchande pour Shakespeare ou Cervantes  que le promeneur solitaire en la personne de J-J Rousseau  réfutera mais que son contemporain épicurien Casanova rétablira aussitôt.   Anne de Guigné continue sur sa lancée sans jamais lasser. Elle parcourt les villes ouvrières de Dickens, remémore les illusions perdues de Balzac, transpose en Amérique les dynasties industrielles d’Europe où les Etats Providence se multiplient au grand dam d’Ayn Rand qui souffrit dans sa chair du marxisme  et de Friedrich Hayek qui voit en  la mondialisation le seul remède possible au rapprochement des continents. Malheureusement la souffrance de l’âme humaine non seulement perdure mais  semble s’accélérer au rythme du progrès technologique et d’une perte non seulement  d’identité mais d’espérance quand on lit Michel  Houellebecq et Gaspard Koenig.  Pour finir Anne de Guigné semble se rallier au « Requiem » d’Anna Akhmatova, à savoir que la profonde crise de nos jours a  pour racine non pas le capitalisme mais l’effondrement des structures religieuses  traditionnelles. Sans doute le sang de  la vénérable petite Anne de Guigné décédée en 1922 coule-t-il encore dans les veines de son homonyme, aujourd’hui   journaliste au Figaro ….

Brigitte Clavel Delsol

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