Editions : Desclée De Brouwer
Parution : Février 2009
89 pages
12 €
Qui ne comprend pas le sacrifice de la vie monacale se doit de lire ce livre plein de poésie, de foi et de lumière. Didier Decoin commence son argumentation dans la joie : il nous emmène vers les moines « comme on va aux champignons ». La religion pour lui n’a pas cette odeur de renfermé mais le parfum de la liqueur des Chartreux. Il n’en reste pas moins lucide : pour nombre de contemporains un tel retirement relève de masochisme, refoulement, hystérie. Didier Decoin fait rouler notre rocher de Sisyphe comme Jésus la pierre du Sépulcre. Il nous invite à voir dans les monastère et cathédrales la fusion de l’ombre et la lumière, comme dans la grotte de la Résurrection. La solitude des moines est emplie de présence divine du matin jusqu’au soir et du soir au matin. Cette approche de Dieu n’exclut pas les angoisses, les maladies, les moments de tristesse et de doute. De même le recueillement n’exclut pas les multiples activités manuelles, intellectuelles, spirituelles. La vie du moine est semblable à la nôtre, mais elle se déroule dans le silence, à la cadence du rythme du Christ. Si le néophyte ne voit que l’obscurité, le croyant, lui, y trouve un puits de lumière.
Brigitte Clavel