Editions : Gallimard
Parution : Mars 2009
206 pages
17,90 €
Cette parodie d’un dîner parisien est pleine d’un humour noir et cruel. Pour répondre une fois de plus aux obligations professionnelles de son époux, Sophie du Vivier, qui confond amitié et mondanité, s’efforce d’inviter ses connaissances les plus brillantes. Le lecteur prend place à ce dîner où le perfectionnisme réputé de la maîtresse de maison ne peut faire face à tout l’imprévu qui l’attend. Elle va, de même que ses invités, de surprise en surprise. Des incidents aussi cocasses qu’incongrus font tomber le masque rigide que portait chacun à l’arrivée. Eclatent alors au grand jour les pensées racistes des uns, les frayeurs irraisonnées des autres, la finesse des étrangers, la lâcheté des plus beaux parleurs. Petit à petit, les situations sont totalement inversées : l’invité d’honneur n’est plus celui qu’on croit, les domestiques et les maîtres des lieux non plus, la femme qui a le plus de charme n’est pas celle qui a les lèvres refaites, ceux qui aiment le plus la France ne sont pas les plus enracinés ni les chrétiens les plus charitables, les discussions futiles deviennent sanglots au souvenir d’un père déporté ou fous rires dans un ascenseur bloqué ! La soirée se termine en même temps que « la comédie des apparences » ! Pierre Assouline, professeur à Sciences Po., ne limite pas sa critique aux dîners parisiens mais vise tous les non-dits de la société française. Le lecteur passe un moment très amusant mais ne peut s’empêcher de se demander si ce pastiche anti- bourgeois n’est pas primaire et bien révolu, sans parler de sa page pornographique écrite juste pour le plaisir de provoquer.
Brigitte Clavel
/image%2F1123738%2F20220811%2Fob_e6ab80_les-invites.jpg)