Editions : Sabine Wespieser
Parution : Mai 2009
149 pages
17 €
Dans « Le Canapé Rouge » Michèle Lesbre retrace le voyage intérieur effectué lors d’une escapade dans le transsibérien. Dans « Sur le sable » elle nous emmène dans une irruption de souvenirs qui ne peut s’arrêter. Un homme et une femme se rencontrent une nuit sur la plage, celui-là recroquevillé sur ses souvenirs, celle-ci à l’écoute comme elle l’a toujours fait pour les héros de ses lectures qu’elle a préférés à ceux qui l’entouraient. En le laissant retourner au « vestiaire de son enfance », elle va elle aussi retourner dans ce passé qu’elle n’a pas pu saisir à temps, mais dont les fantômes ne l’ont jamais quittés. Cet inconnu la subjugue jusqu’à le poursuivre à Bologne dans un imbroglio où tout prête à confusion : le lecteur réalise combien les situations sont toujours identiques, comme il est dur de s’immiscer dans la vie des autres et de remonter la pente quand la mort est la seule compagne. Dommage que la toile de fond ait des couleurs politiques aux odeurs fétides ! Heureusement, la vision apocalyptique voisine avec la poésie, les attentats, la torture et la mort avec les êtres aimés, et le bonheur avec les souvenirs !
Brigitte Clavel