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8 janvier 2025 3 08 /01 /janvier /2025 20:15

                                                           « ARIA »     par  Nazanine  Hozar   

 

 

 

              Aria par Hozar

                       

Editions : Stock

Parution : 2020

517 pages

24 €

Pour Nazanine Hozar, iranienne d’origine, l’histoire de l’Iran est une source inépuisable d’inspiration.  Dans les années 1950  Téhéran souffre. La richesse du   quartier nord de la ville contraste avec la pauvreté de celui du sud. La question récurrente est de savoir si les mollahs sont des anges ou des démons. S’il faut suivre le livre vert de Khoméni ou le livre rouge de Mao.  Si la révolution blanche du Shah n’est pas au détriment de l’influence de l’islam.  Aria ne serait-elle pas à elle seule l’allégorie des contradictions internes de ce pays ? Peu lui importe si elle est maudite à cause de ses yeux bleus et ses cheveux roux,  si elle a une mère biologique inconnue, victime des préjugés ancestraux, et deux mères adoptives successives, Zarah l’impitoyable sans-cœur, et Fereshteh la silencieuse qui connaît tous les mensonges de la vie.  Ce qui compte selon elle c’est d’être maître de ses pensées, de choisir entre ce qui est mauvais et ce qui est bon.  Et Aria choisit, réfléchit, suit son intuition, va comme l’auteure d’un personnage à l’autre, qu’il soit juif, musulman, chrétien ou zoroastrien, trouve dans la plus grande des tourmentes la force de donner sans contrepartie comme ceux qui l’ont aimée et qu’elle voudrait insuffler à tous les Iraniens. Un bien joli roman dans un contexte historique très réaliste.   

B. Clavel Delsol

 

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6 janvier 2024 6 06 /01 /janvier /2024 14:56

« Le dit du mistral »  par Olivier Mak-Bouchard

 

Editions : Le Tripode

Parution : 2020

349 pages

19 €

 

Livre incontournable pour les amoureux de la Haute  Provence. Tout y est dit : la beauté de cette région réside  dans  sa simplicité. Si la canicule lui apporte à l’heure du tourisme  une apparence lénifiante, le Lubéron  renferme des trésors incommensurables et des plus inattendus. La sécheresse nuit aux cerisiers de monsieur Sécaillat mais en une seule nuit   le Mistral démolit son  mur en laissant à ciel ouvert des tessons d'argile qui vont l’inciter, avec le narrateur, à creuser plus profondément. Les deux hommes  n’ignorent pas l’importance des vestiges gallo-romains dans cette région et leurs efforts vont vite être récompensés. Conscients de l’intrusion de l’Etat dans toute fouille de particuliers , ils déposent  en secret, au pied du musée de la région, les trompes en terre cuite qu’ils ont  découvertes, instruments avec lesquels les  Albiques priaient le dieu Vintour. Mais les deux archéologues impromptus gardent un secret, celui de la bégude, fontaine souterraine d’argile  qui emporte  le narrateur dans les contes de son enfance et dans  des rêves les plus incertains, soigne l’épouse de Sécaillat par son eau ferreuse,  et provoque quelques querelles légitimes… A celles-ci le narrateur préfère l’histoire de Vintur, le gros rocher qui donna son nom au mont Ventoux et enfanta Mistral, le fol et indomptable enfant du pays… Livre plein de rêverie  et de mythologie, de souffle de vent et de musique de toutouros, de l’esprit champêtre de Giono ou Bosco qui règnent en maîtres dans le cœur d’Olivier Mak-Bouchard.

B . CLAVEL DELSOL

   

 

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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 08:05

             «Chaque Aurore

             te restera première »

              par Colette Nys Mazure

 

 

Editions : L’Atelier des Noyers

Parution :  Septembre 2020

10 €

Ce petit bijou de Colette Nys-Mazure, à peine de vingt pages sur papier canson  au format d’une carte postale ou mieux d'un carnet de voyages, contient ce qui fait tout le bonheur de la vie. Illustré par de superbes aquarelles d’Anne Le Maître qui vont des sommets des montagnes au bord de mer  jusqu’au profond «Des silhouettes/Des paysages/(qui) Sans ta mémoire persistante/ S’effaceraient », il aborde en quelques lignes les sujets essentiels de l'existence. Le  style est pur, dépouillé de toute emphase, concis jusqu’à opter pour l’ellipse et devenir magie. Véritable chant d’espoir qui fascine, il est à la portée de tout un chacun,  répondant au rôle du poète,  mage qui fait "Avancer sur la voie humaine". Cadeau à offrir sans le moindre risque... 

B.C.D.

 

 

 

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 10:23
LE SOLEIL ROUGE DU TSAR »  par Violette CABESOS 

Editions : Albin Michel

Parution : Février 2020

437 pages

 Violette Cabesos entremêle  thriller et récit historique. Deux époques l’inspirent,  la révolution russe  et celle de  ses descendants qui lui insufflent une enquête  passionnante avec deux héroïnes attachantes.  Milena Gorelov fait partie de ce milieu actuel de Russes blancs exilés en France et se dit « chasseuse » des trésors de la Russie des Tsars. Mais pourquoi sa famille installée à Nice est cruellement agressée ? Milena va remonter le temps grâce au  journal intime de  Véra Mychkina, née d’une famille d’officiers de l’armée impériale qui  rêvait d’être  la première ballerine  au Ballet Mariinsky de St Petersbourg. Héritière de lourdes traditions ancestrales, elle  se révèla néanmoins  une révolutionnaire fanatique avant de retourner sa veste contre les bolchéviques . C’est là qu’intervient le rôle  du grand-duc Nicolas Mikhaïlovitch Romanov autant dans la vie de Véra que  dans l'histoire de la Russie.  V. Cabesos devient  Véra elle-même,  lucide quant à la tyrannie des tsars, aux facéties de Raspoutine et au danger des bolchéviques. Mais mieux encore elle réhabilite ce grand prince dans toute son authenticité.  Et pendant ce retour dans le passé,  la famille de Milena est directement attaquée par ce que le grand-père appelle « la vermine rouge ».  Un tour de force miraculeux de l'auteure , quoique un peu long et alambiqué, dénoue l'intrigue… Mais le livre d’un style fluide a un grand intérêt: il révèle la Russie en déliquescence du début du XXème siècle et  fait mieux comprendre  les traditions pérennes  de ses aristocrates déchus d’aujourd’hui . 

Brigitte Clavel Delsol

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 07:17
« Ma vie avec APOLLINAIRE »  par François SUREAU

                                              « Ma vie avec APOLLINAIRE »  par François SUREAU

Editions : Gallimard

Parution : Novembre 2020

155 pages

16 €

 

Si Apollinaire suscita de son vivant de nombreuses amitiés, il en est une post mortem qui est celle de François Sureau. Rien du poète, ni du soldat ni de l’amant n’échappe au biographe. Amoureux de la vie qu’il « boit comme une eau-de-vie » , "le mal-aimé" donne toujours une tournure fantaisiste  à ses vers, même écrits sous les obus ou  à la Santé.  Son âme errante  immortalise les femmes qui transfigurent sa vie de soldat engagé, certes exposée au danger, mais prometteuse d’une meilleure connaissance des lois de la vie. Ce n’est pas une  naturalisation française improbable et encore moins une germanophobie  qui animent cet enfant illégitime d’un officier italien et d’une jeune aventureuse roumaine, mais « le territoire heureux du fait et de l’expérience » auquel s'ajoute le désir de "servir". Si la souffrance dans les tranchées se prolonge, l’inquiétude de l’avenir ne l’épargne pas : « les hommes réunis en troupeaux dociles ne songent même plus qu’il y ait eu des temps où l’on pouvait faire ce que l’on voulait ». Apollinaire n’est pas le bohème qu’on imagine, il est un besogneux  et en impose avec sa pipe en terre et  son costume bleu, « du bleu de la tenue du soldat, du bleu électrique de la mort », de la période bleue de son cher ami Picasso, du bleu de la Méditerranée de son enfance comme de « la rue industrielle ». Car ce poète croit au progrès et aspire à toutes les innovations, qu’elles soient artistiques ou scientifiques. « La mélancolie n’entre pas ici" est la devise de la galerie Vivienne où il se divertit avec ses amis peintres.  Sa célébrité ne vient pas d’une illustre naissance mais d’une imagination  bouillonnante et libertaire que le parisianisme culturel de  F. Sureau met au goût du jour en lui prêtant des sympathies  pour l’androgynéité, voire pour   la loi du genre ! En tout cas ce passionné d’Apollinaire  incite à  se plonger dans les vers sans contraintes du « flâneur des deux Rives » pour qui « La joie venait toujours après la peine »…

B. Clavel Delsol

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 09:39
"Le chaos ne produit pas des chefs-d'oeuvre" par Julia KERNINON


Editions: PUF
Parution : Février 2020
176 pages
17 €
 

 

Julia Kerninon est touchante dans sa quête littéraire : romancière en herbe, elle voudrait  trouver  un modèle d'inspiration, un style de vie propice à l’imagination. Elle se penche alors sur la vie de trois grands écrivains américains, W.Faulkner, E.Hemingway et  J.Steinbeck à la réputation  légendaire. Faut il être alcoolique notoire, macho, dédaigneux d’études universitaires, en révolte  contre son milieu, pour parvenir au succès littéraire? Julia Kerninon perce le souci commun aux trois romanciers: en s’efforçant  de développer une certaine image d’eux-mêmes tels qu’ils voudraient qu'on les voit et non pas selon les rumeurs ou les clichés de l’époque, ils parviennent à sublimer la réalité dans la fiction et ainsi poursuivre la vocation d'un Homère  ou  d un Shakespeare à révéler les affres de la nature humaine. Alors pourquoi cette démarche de Julia Kerninon qui en définitive invite à attacher plus d'importance aux œuvres qu’aux biographies? Simplement pour prouver qu’il n’y a pas de méthode toute faite pour réaliser un chef-d‘œuvre, que le chaos n’est pas productif, que seul le travail accompli avec dévotion transforme l’effort surhumain en grâce  divine...La jeune thésarde en Lettres a alors toutes les capacités requises pour devenir une grande écrivaine!

B. Clavel Delsol

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17 mars 2021 3 17 /03 /mars /2021 10:19
                                                  « La nuit des orateurs »   par Hédi KADDOUR

                                                  « La nuit des orateurs »   par Hédi KADDOUR

Editions  : Gallimard

Parution : Décembre 2020

359 pages

21 €

Dans la Rome  du + Ier siècle, l’empereur Domitien, toujours plus avide de puissance  et de richesses, est vite rattrapé par la perversité et la tyrannie. Dès les premières pages on découvre Publius, alias Tacite, la peur au ventre. Il se culpabilise d’avoir donné son feu vert à la plaidoirie de  Senecio et Pline, avocats  responsables de la  condamnation de  Messa, gouverneur qui spolia la Batique, mais favori de l’empereur. La panique  l’assaille. Comment accomplir sa tâche sans assombrir l’image du « maître et dieu » de l’Empire ?  Est ce un crime de lèse-majesté de confier au Sénat le contrôle  des finances publiques ? Que penser de Régulus,  délateur arriviste ou  accusateur soucieux de protéger les lois ?  Comment oser rire des satires parodiques de Pétrone? Comment ne pas se méfier de Norbanus préfet plébéien, intime de Domitien,  toujours en quête de proies surtout quand elles sont d’origine aristocratique ? La lâcheté est partout, jusqu’au cœur de la Curie quand les légionnaires s’emparent  d’Orfitus pour son arrogance et de Senecio pour sa vanité d’auteur. Mais la liste ne fait que commencer…Y aurait-il deux Publius, l’homme d’influence et le  verbeux , comme il y a deux Domitien, le faible et le fou?  Heureusement l’audacieuse Lucretia,  jeune épouse de Publius et fille du général Agricola, transcende ce monde de crimes et faux-semblants. Elle fait partie des héros qui ne craignent ni le tyran ni la mort, franchit  les bas-quartiers de Rome comme les portes de la résidence impériale. Elle ne pense qu’à la réputation à venir de l’Empire, à l’affranchissement de ses esclaves, et comme Hédi Kaddour, elle  s’en remet  à l’écriture de Tacite  pour pérenniser la dignité d’une poignée de Romains. Par ses métaphores poétiques l'auteur  tente en vain  d'adoucir la nature pernicieuse des hommes. Le style  est vivant,  riche en leçons politiques.  Hédi Kaddour  fait renaître à merveille   l'éternel  dilemme  qui tourmenta Tacite: la liberté ou la mort !

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 21:38
«Histoire du fils » par Marie-Hélène LAFON

«Histoire du fils » par Marie-Hélène LAFON

 

Editions : Buchet.Chastel

Parution : Août 2020

171 paes

15 €

 

 M-H Lafon reste fidèle à sa réputation d’amoureuse de la France profonde.  Elle sait faire résonner les sonorités de Bergerac, Aurillac ou Figeac, comme l’écho joyeux  des familles auvergnates et périgourdines pleines de vie et de ténacité.  Elle sait humer les parfums, que ce soit ceux des boutiques parisiennes  ou des fraises du marché. Elle perçoit  la beauté du crépuscule,  révèle la  chaleur d’une famille de filles, le souci d’avoir à tenir son rang, la nécessité d’un passage au pensionnat de Sarlat et le vide croissant dans le coeur d’un fils sans père.  La chronologie est pleine d’allers retours dans le temps, sans doute pour montrer la ressemblance toujours réitérée des générations et la possible  transformation des  épreuves en source de bonheur. Plein d’allers retours aussi  entre Figeac, où résident les  deux sœurs Léoty, et  Chanterelle, l’ancre des Lachalme,  depuis  Paris, voire même le Canada.  Les personnages n’ont peur ni des ragots de village, ni  des Allemands, ni de l’anonymat dans  la capitale.  Ils savent faire du fils illégitime le cœur de la lignée. Peu importe l’identité du père d’André  qui appelle Gabrielle « mère » et sa tante « maman ». Il est le plus beau cadeau de la famille. L’important  c’est l’écriture de M-H Lafon, véritable reflet de  la beauté des cœurs qui dépassent  la vitalité des corps et la subtilité des esprits. Il semble que  la pureté du ciel  finit toujours par  éclaircir les mystères sur lesquels  l’auteure ne s’attarde pas tant elle fait confiance à cette race de paysans aussi  solides que leur sol.  Livre qui plaira à tous les  passionnés du terroir.

B Clavel Delsol

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 11:11
« L’inconnue du 17 mars » par Didier van Cauwelaert

« L’inconnue du 17 mars » par Didier van Cauwelaert

 

Editions : Albin Michel

Parution : Septembre 2020

168 pages

17,90

 

 

Ce roman d’une étonnante actualité a quelque chose de fédérateur pour ne pas dire salvateur. Rien  ne manque à cet environnement éclatant d’actualité ni à cette fresque de personnages aussi variés les uns que les autres. Le 17 Mars un confinement généralisé est décrété pour cause de pandémie. Lucas Norden est las de cette société qui ne lui a apporté que chagrins, solitude et  déchéance sociale. Heureux comme un artiste méconnu qui défie toute règle,  ce SDF court pour échapper au fourgon de la Mairie de Paris, s’engouffre  sur le Champ-de-Mars et se fait renverser. Qui peut être cette inconnue qui le ramène sur les lieux de son enfance ?  Une coach impitoyable, un robot charnel, un vampire ? Car en même temps que  son passé, c’est aussi une belle-mère effrayante qui le rattrape, le  souvenir d'un amour indicible, d'une musique thérapeutique qui valut un triple crime mais qui seule peut sauver du virus. C’est ainsi qu’avec une ribambelle d’allégories Didier van Cauwelaert montre la richesse de l’imagination et le puits sans fond du cœur humain. Il y a en lui du Freud et du Lewis Carroll, il y a surtout une espérance libératrice qui remporte tous les combats terrestres. Livre intrigant,  magnifiquement écrit, inclassable tant il comporte d’authenticité  et d’originalité.

Brigitte Clavel Delsol

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 06:49
« Nos frères inattendus » par Amin Maalouf

« Nos frères inattendus » par Amin Maalouf

 

Editions : Grasset

Parution : Octobre 2020

330 pages

22 €

 

 Amin Maalouf  parvient par cette  histoire toute fictive  à décrire l’humanité dans son essence même. Notre  civilisation est en déclin, Alec Zander artiste dessinateur  veut la comprendre, Eve Saint-Gilles écrivaine la fuir, deux attitudes bien contemporaines. C’est par  hasard qu’ils se retrouvent sur l’île  d’Antioche, un petit paradis de solitude quand le drame commence. Des dysfonctionnements technologiques  se multiplient  sur la planète, isolant les hommes les uns des autres dorénavant angoissés par  des nuages soit disant  radioactifs. Qui sont ces responsables qui affirment que la paix internationale est en jeu ? Qui sont ces inconnus qui accostent sur Antioche faisant un « tunnel de guérison » pour « remettre à neuf » le corps humain ? Qui sont les saboteurs  de ce navire-hôpital ? Un fonctionnaire municipal de l’île, Agamemnon, à l’humble tâche de passeur mais helléniste passionné,  redonne espoir aux deux insulaires : selon lui l’avenir a encore une adresse ici-bas,  c’est celle de Démosthène, le plénipotentiaire qui parlemente avec le président des Etats-Unis. Ainsi déguisés de noms antiques qui réjouiraient Jacqueline de Romilly, ces hérauts font comprendre où réside la sagesse, non pas dans l'esprit de conquête et encore moins dans les craintes archaïques des « frères inattendus », mais dans la modernité toujours renouvelée mise au service de l’humanité.  Un message d’espoir sur cette île d’Antioche dont le refuge devient porte ouverte au futur comme le montre la jolie couverture du livre.  C’est le repli sur soi et la peur de l’avenir  qui tuent, « c’est  le progrès qui sauve ». Telle est la leçon de ce beau livre qui réconcilie le monde d’hier et de demain, comme le Gois à travers  la mer rallie la  solitude au continent et comme la culture antique enseigne la modernité.

B. Clavel Delsol

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