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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 11:56

 

Editions : Zulma

Parution : Août 201414

498 pages

23,50 €

Estimation : 3/5

 

 

Si Mme Bellwether pose  la question « mon fils est-il quelqu’un d’exceptionnel ou quelqu’un d’anormal? » le lecteur, lui, ne se le demande pas. Dès le début du roman il considère Eden,  comme un érudit antipathique, condescendant, le parfait narcissique. Néanmoins il continuera à lire ce gros pavé sans le moindre ennui, même si l’auteur avance lentement mais sûrement vers un dénouement inévitable. Il y a un abîme entre l’étudiant de  King’s College, pédant intellectuel et brillant organiste, et Oscar, aide-soignant plein de lucidité et de compassion. Si Eden voue un culte maladif  à Johann Mattheson, grand musicien du XVIII ème et précurseur de la musico-thérapie, il y ajoute une hypno-thérapie d’amateur qu’ Oscar a vite fait de juger dangereuse. Car, à part Oscar,   Eden n’a pas de mal à  convaincre  son petit groupe d’amis, la manipulation étant le plus grand de ses nombreux talents. Le malheur est que ce petit  génie apparent ne croit qu’en lui, renie toute science, religion et médecine, avec un complexe de supériorité tel qu’il efface toute  limite entre normalité et folie: thème plus actuel que jamais où le rejet de tout repère mène au dérèglement psychiatrique, du désespoir suicidaire comme dans « Le cercle des poètes disparus » jusqu’à l’homicide comme le décrit B. Wood avec justesse.

B. Clavel Delsol

 

 

Editions : Zulma

Parution : Août 2014

498 pages

23,50 €

Estimation : 3/5

 

Si Mme Bellwether pose  la question « mon fils est-il quelqu’un d’exceptionnel ou quelqu’un d’anormal? » le lecteur lui ne se le demande pas. Dès le début du roman il considère Eden,  comme un érudit antipathique, condescendant, le parfait narcissique. Néanmoins il continuera à lire ce gros pavé sans le moindre ennui, même si l’auteur avance lentement mais sûrement vers un dénouement inévitable. Il y a un abîme entre l’étudiant de  King’s College, pédant intellectuel et brillant organiste, et Oscar, aide-soignant plein de lucidité et de compassion. Si Eden voue un culte maladif  à Johann Mattheson, grand musicien du XVIII ème et précurseur de la musico-thérapie, il y ajoute une hypno-thérapie d’amateur qu’ Oscar a vite fait de juger dangereuse. Car, à part Oscar,   Eden n’a pas de mal à  convaincre  son petit groupe d’amis, la manipulation étant le plus grand de ses nombreux talents. Le malheur est que ce petit  génie apparent ne croit qu’en lui, renie toute science, religion et médecine, avec un complexe de supériorité tel qu’il efface toute  limite entre normalité et folie: thème plus actuel que jamais où le rejet de tout repère mène au dérèglement psychiatrique, du désespoir suicidaire comme dans « Le cercle des poètes disparus » jusqu’à l’homicide comme le décrit B. Wood avec justesse.

B. Clavel Delsol

Editions : Zulma

Parution : Août 2014

498 pages

23,50 €

Estimation : 3/5

 

Si Mme Bellwether pose  la question « mon fils est-il quelqu’un d’exceptionnel ou quelqu’un d’anormal? » le lecteur lui ne se le demande pas. Dès le début du roman il considère Eden,  comme un érudit antipathique, condescendant, le parfait narcissique. Néanmoins il continuera à lire ce gros pavé sans le moindre ennui, même si l’auteur avance lentement mais sûrement vers un dénouement inévitable. Il y a un abîme entre l’étudiant de  King’s College, pédant intellectuel et brillant organiste, et Oscar, aide-soignant plein de lucidité et de compassion. Si Eden voue un culte maladif  à Johann Mattheson, grand musicien du XVIII ème et précurseur de la musico-thérapie, il y ajoute une hypno-thérapie d’amateur qu’ Oscar a vite fait de juger dangereuse. Car, à part Oscar,   Eden n’a pas de mal à  convaincre  son petit groupe d’amis, la manipulation étant le plus grand de ses nombreux talents. Le malheur est que ce petit  génie apparent ne croit qu’en lui, renie toute science, religion et médecine, avec un complexe de supériorité tel qu’il efface toute  limite entre normalité et folie: thème plus actuel que jamais où le rejet de tout repère mène au dérèglement psychiatrique, du désespoir suicidaire comme dans « Le cercle des poètes disparus » jusqu’à l’homicide comme le décrit B. Wood avec justesse.

B. Clavel Delsol

Editions : Zulma

Parution : Août 2014

498 pages

23,50 €

Estimation : 3/5

 

Si Mme Bellwether pose  la question « mon fils est-il quelqu’un d’exceptionnel ou quelqu’un d’anormal? » le lecteur lui ne se le demande pas. Dès le début du roman il considère Eden,  comme un érudit antipathique, condescendant, le parfait narcissique. Néanmoins il continuera à lire ce gros pavé sans le moindre ennui, même si l’auteur avance lentement mais sûrement vers un dénouement inévitable. Il y a un abîme entre l’étudiant de  King’s College, pédant intellectuel et brillant organiste, et Oscar, aide-soignant plein de lucidité et de compassion. Si Eden voue un culte maladif  à Johann Mattheson, grand musicien du XVIII ème et précurseur de la musico-thérapie, il y ajoute une hypno-thérapie d’amateur qu’ Oscar a vite fait de juger dangereuse. Car, à part Oscar,   Eden n’a pas de mal à  convaincre  son petit groupe d’amis, la manipulation étant le plus grand de ses nombreux talents. Le malheur est que ce petit  génie apparent ne croit qu’en lui, renie toute science, religion et médecine, avec un complexe de supériorité tel qu’il efface toute  limite entre normalité et folie: thème plus actuel que jamais où le rejet de tout repère mène au dérèglement psychiatrique, du désespoir suicidaire comme dans « Le cercle des poètes disparus » jusqu’à l’homicide comme le décrit B. Wood avec justesse.

B. Clavel Delsol

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 11:52

Editions des Equateurs

Parution : Juillet 2015

170 pages

13 €

 

 

Le petit ouvrage d’ Antoine Compagnon sur  Baudelaire est magnifique. Avec une grande simplicité il parvient à éclairer le mystère de ce poète maudit. Dès le début, la  sensibilité exacerbée de l’auteur des « Fleurs du Mal » est mise en évidence, car qui, plus  que lui, a la nostalgie de l’enfance ? Mais Baudelaire déteste les niaiseries, et s’il est plein de compassion pour les pauvres ou pour les vieilles femmes, de frayeur vis à vis de la solitude comme de la mort,  il  recourt en permanence  à une impitoyable dérision. Il n’est pas un romantique faiseur de discours. Son texte est le reflet même de sa personne toute entière, violent, laconique,  où  pensée  et  sentiment, raisonnement et intuition, joie et tristesse s’entremêlent et se combattent. Cet anarchiste aime la marijuana mais  loue le travail.  Ce partisan de la liberté bannit le progrès, pleure  le vieux Paris détruit par Haussmann. Antidémocrate, il est hostile à l’égalitarisme, mais reconnaît l’égale condition humaine  dans    l’homme ivre qui bat le pavé semblable au poète qui se cogne contre ses rimes, ou l’Albatros aux ailes de géant qui l’empêchent d’avancer. Mais c’est à Antoine Compagnon qu’il faut rendre grâce : il remet dans son  contexte  du XIXème le vocabulaire baudelairien trop souvent mal interprété, il fait de ce dandy un homme aussi vulnérable  que «  Les femmes damnées », il ne dissimule pas sa misogynie due à ses multiples déceptions amoureuses, mais rappelle sa fidélité à « la servante au grand cœur », il réhabilite « la Charogne » en y voyant non pas le vice mais l’horreur  de la décrépitude. En un mot il nous convainc que Baudelaire est « inclassable, irréductible à toute simplification ». Il ne pouvait pas  faire plus bel éloge à cet incurable  mélancolique qui s’embourbait dans la « boue » et ne rêvait que d’ « or » …

Brigitte Clavel Delsol

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 13:43

Editions : Points

Parution : Janvier 2015

197 pages

12 €

Ces quatre nouvelles sont le genre d’histoires inoubliables tant le style y est de qualité et les personnages hors du commun. Le réalisme est tel que le lecteur à l’impression d’histoires vraies. Chacun des  personnages principaux se trouve  face à un terrible drame personnel: l’invincible vieux marin irlandais Flaherty, le sous-lieutenant  patriotique Pierre Vernaud lors de la débâcle de 40, le lieutenant Wells qui se veut le justicier des hommes, les deux amoureux séparés par les nazis sur le quai de la gare de l’Est. Tous veulent résoudre le dilemme qui se pose à eux.  Le cheminement de leur  pensée intérieure est très clair, il ne cèderont pas devant l’obstacle, ce sont des êtres forts pour qui la solution est en eux seuls, et chacune de leurs décisions sera toujours prise à « la première personne du singulier ».  Certes l’homme est maître de son destin, il en est si sûr qu’il n’hésite pas à agir en héros. Parfois malheureusement la situation est hors de sa portée ou  sans espoir. C’est cette fragilité humaine sous toutes ses formes que P. Franceschi semble avoir  voulu révéler et, avec elle, le désespoir qui fait croire au néant  et le sacrifice qui fait preuve d’espérance.

 

Brigitte Clavel Delsol

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 12:05

 

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Mai 2015

475 pages

23,90 €

Estimation : 4,75/5

 

 

C’est non seulement son  pays natal que M. Vargas Llosa  nous  fait découvrir dans son dernier roman mais l’homme universel dans  le labyrinthe de la vie. Grâce à une classe laborieuse  l’économie du  Pérou   est en pleine  croissance. Malheureusement  les petits scélérats, grands voyous, voire mafieux, augmentent eux aussi, résultat indéniable d’une société devenue  trop matérialiste. Le lecteur assiste à deux drames familiaux  parallèles dont « les héros discrets » finiront par se rencontrer. Car si le titre éponyme est au singulier, le  lecteur a le plaisir de découvrir  plus d’un personnage à l’âme noble et généreuse.  Tous les sujets d’actualité sont abordés : les problèmes de classes sociales, de race, d’infidélité conjugale, de laxisme religieux, de corruption, mais le tout écrit avec une plume joyeusement humoristique  qui fait espérer une fin heureuse, à savoir que  le sens de la  responsabilité et la transmission culturelle apportent plus de bonheur  que  l’argent et le sexe. En effet Ismaël Carrera,  Felicito Yanaqué,  Rigoberto ne font  profil bas ni devant la pègre ni devant les « qu’en dira-t-on ». « Te laisse jamais marcher dessus par personne, mon fils », telle fut la devise reçue de la génération précédente qui fit d’eux des hommes probes et  honorables, « petites citadelles individuelles contre les forces destructrices ». Livre à lire impérativement cet été, car il y a un fil au labyrinthe.

B. Clavel Delsol

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:17

 

 

 

Editions Guérin

Parution : Janvier 2015

197 pages

19,50 €

Estimation : 4,5/5

 

 

Les talents de S. Tesson ne se limitent pas à ceux d’un globe-trotter inassouvi.  Celui-ci a plus d’une corde à son arc.  A partir d’un voyage  sur les traces mêmes de Napoléon,  le baroudeur se transforme en historien  pour faire revivre  la retraite de Waterloo. Il  décrit avec  réalisme et compassion cette débâcle  où des milliers de militaires vécurent l’enfer. Rien ne lui échappe, ni la tactique inébranlable du maréchal  Koutouzov, ni la compréhension de Caulaincourt pour un empereur qui redonne espoir à la jeunesse  postrévolutionnaire, ni le courage du maréchal Ney protecteur des soldats dans ce « carnaval de la mort ». Le  périple  épique en side-car  à travers une Russie blanche et glacée, deux cents ans plus tard,  jour pour  jour après Napoléon,  non seulement magnifie les souffrances endurées des Grognards mais incite à faire penser qu’un seul homme suffit pour galvaniser tout un peuple. « Bérézina »  confirme les talents époustouflants de S. Tesson : c’est un récit vivant, instructif, magnifiquement écrit, plus moderne que passéiste,  en un mot  une très belle page de la littérature contemporaine et de l’Histoire de France.

B. Clavel Delsol

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:44

 

 

 

 

Editions : L’Asiathèque

Parution : Janvier 2015

60 pages

8 €

Estimation : 2,5/5

 

Stéphane Corcuff est un sinologue français qui aime tellement  Taïwan qu’il ne sait plus s’il est français ou taïwanais. Ce pays qui manifeste un grand respect pour les morts  l’incite à croire en l’éternité de l’âme. Un jour le héros de son récit, qui lui ressemble étonnamment, découvre, dans un pavillon  taïwanais à l’abandon, une stèle en bois gravée de deux noms. La découverte est d’autant plus surprenante que les tablettes d’ancêtres sont de précieuses reliques jamais délaissées, et de plus  ne portent habituellement qu’un seul nom, celui du patriarche. Le narrateur s’empare alors de celle-ci, lui voue un culte sans pareil, jusqu’au jour où, devant rentrer en Occident, il décide de  l’amener au Temple du Bon Conseil. Là il va de surprise en surprise.  Du statut de profanateur ou d’usurpateur, il passe définitivement à celui de fils adopté ou fils adoptif : « Je ne sais qui d’eux ou de moi avait choisi l’autre ». Ce qui est certain c’est que «  les questions sur la croyance se recoupent dans notre monde très humain » et que   « la compassion ne connaît pas de frontières ». Ainsi S. Corcuff séduira tout lecteur empreint de cette conviction que Laurent  Gaudé a exprimée dans son dernier roman « Danser les ombres », à savoir que les morts se rappellent à nous quand nous les oublions.

Brigitte Clavel Delsol

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 16:11

 

 

 

 

Editions : Fayard

Parution : Janvier 2015

189 pages

17 €

Estimation : 2/5

 

 

Prototype de  la littérature intimiste, ce déballage  familial est  plus touchant que choquant. Le point de vue de l’enfant d’hier, témoin prématuré du couple de ses parents en déliquescence, est bouleversant de réalisme. De la part de l’auteur  vis à vis de Lucien, son père, auquel il dédie ce récit, pas le moindre jugement, mais une simple démarche pour mieux  comprendre ce mari infidèle. Celui-ci  est un marxiste invétéré qui croit aux lendemains qui chantent. Alors quand il se rend compte de l’échec du communisme et de la monotonie de son existence entre les P T T où il travaille et les réunions de la C G T où il passe les soirées, le colleur d’affiches  devient  un flambeur éperdu de voitures, d’alcool et de femmes.  « L’homme qui ment » n’a rien de celui qui  cache aux siens sa double vie pour les épargner. Au contraire il rentre sur la scène de la comédie humaine en toute franchise,  laissant à son fils le souvenir d’un homme déçu par les utopies  humaines mais d’un naturel si gai et enjoué qu’il lui laisse la chanson en héritage …

B Clavel Delsol

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:17

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Avril 2015

389 pages

22,90 €

Estimation : 2 ,5/5

 

Une magnifique façon de comprendre la Palestine du Ier siècle  est de lire le dernier livre de F. Chandernagor. En se glissant dans la peau de Jude et en empruntant sa voix, celle-ci fait revivre les personnages célèbres qui ont marché dans le sillage de Jésus de Nazareth et annoncé son Royaume. Jude, jeune témoin élevé au son de la prière d’Israël, ne demande qu’à croire et à aimer ce Dieu invisible. Alors avec une douceur propre à lui seul, il va suivre les apôtres  avant de devenir leur scribe et comprendre que le Royaume de Dieu n’est pas terrestre.  F. Chandernagor fait preuve de ses talents  tout à la fois d’historienne et de romancière, croque le portrait des apôtres sans dissimuler leurs violents désaccords qui déroutent Jude. La rigueur excessive de Pierre, la véhémence d’Etienne, l’esprit libre de Paul, la supériorité hiérarchique de Jacques sont présentés par l’auteur, et à juste titre, comme un grave handicap pour l’unité des hommes. Mais en sapant les piliers de l’église, cet ouvrage  apparaît  comme le fer de lance de cette intelligentsia exaspérée par les croyances chrétiennes. Et F. Chandernagor ne s’arrête pas là. Elle ajoute à son roman une trentaine  de pages pour proclamer haut et fort que la mère de Jésus est « une mère juive », et, comme toutes mères juives, a eu une famille nombreuse. Il est grave que cet écrivain reconnu confonde Marie l’Immaculée Conception  avec Marie de Clopas  sa soeur et  mère de Jacques, toutes deux présentes au pied de la croix aux côtés de Marie de Magdala, trop souvent  elle-même confondue avec Marie de Béthanie. Plus grave encore de nier qu’en Orient tout cousin est appelé frère et d’oublier que dans la religion catholique tous les hommes sont frères !

B Clavel Delsol 

 

 

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 07:36
Éditions : Gallimard
Parution : Mai 2015
218 pages 
19 €
Estimation: 4/5
Ce livre de Richard Texier a la même plasticité que ses peintures . Il incite à  "nager" toujours plus loin, dans les bas fonds de l'océan comme dans les cieux infinis, à étudier le cerveau autant que le cœur humain, à contempler la plus minime création . Son hommage à la nature est sans fin. Plus il s'y enfonce, plus il est en osmose avec elle. Il garde comme précieux souvenir  sa Charente natale qui lui donna  maints exemples d'hommes en harmonie avec le paysage qui les entourait, Aujourd'hui son admiration va à tous ceux qui contribuent à la compréhension du monde , astrologues ou neurologues, informaticiens ou poètes. Chacun selon lui élargit, renouvelle, explique ou mieux poursuit la création originelle. L'important est de"rendre visible le prodige qui nous entoure" et, si besoin est, de modifier la perception du  réel  par les facultés de l'imagination. Car l'imaginaire est comparable au cosmos: le mouvement génère la vie autant que le statique assure la mort destructrice. Mais à force de vouloir interpréter le monde  "d'une manière non dogmatique et non religieuse" Richard Texier est conscient que  le mystère reste entier : quel est "le déclencheur qui a tout embrasé''? Sans doute est-ce la raison pour laquelle sa peinture abstraite peut  rester énigmatique. Le lecteur aura alors plaisir à lire ces pages explicatives.  De plus, si l'art, comme le dit l'auteur, est "le refuge de Dieu",  le  style très poétique de R.Texier assure un moment de grand bonheur.
Brigitte Clavel Delsol
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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 19:54


Éditions : Quasar
Publication: Avril 2015
137 pages
12,50 €
Évaluation: 2/5


Ce livre est plus un fait divers qu'un roman, un cri plus qu'une œuvre littéraire. Violette coule des jours parfaitement heureux avec Samuel dont elle attend un enfant jusqu´au jour où Samuel est tué dans un accident. Violette n'a plus de raison de vivre , même si son entourage fait tout pour lui éviter de sombrer dans le désespoir. Approche d'un jeune prêtre, séances chez un psychologue, hospitalisation psychiatrique, alcool, cannabis et prostitution, même la naissance d'un fils, rien n'apaise Violette qui perd le goût de la vie. Quand, par un jour d'orage elle franchit la porte d'une église, elle trouve la réponse à ses tourments. Elle croise le regard d une  simple vierge de plâtre portant dans ses bras son fils agonisant. Et c'est précisément ce regard porté sur elle plus que sur le crucifié qui va avoir des répercussions inespérées : une prise de conscience de la souffrance universelle depuis des siècles , qui n'amoindrit pas la sienne, mais qui la conduit peu à peu sur le chemin de l'acceptation et d'une renaissance. Sans doute l'auteur qui est médecin veut elle, par cet ouvrage écrit dans un style naïf et spontané, apporter  quelque espérance à tous ceux dans le malheur qu'elle côtoie quotidiennement. 
Brigitte Clavel Delsol 
 

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