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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 09:51

 

 

 

Editions : Actes Sud

Parution : Janvier 2015

250 pages

19,80 €

 

C’est une mosaïque d’Haïtiens tous aussi attachants les uns que les autres que nous dépeint Laurent Gaudé, dans un Port-au-Prince las de ses révolutions comme de sa pauvreté et de ses sacrifices, mais heureux pour un moment d’une paix  retrouvée. Un désir de vie émane  alors d’eux tous et  les protagonistes  se perdent dans de joyeuses  réflexions sur le bonheur tandis que les ombres des disparus restent à leur côté. Morts ou vivants, tous ont un rôle: Nine symbolise le plaisir, Emeline la justice, Saul le bonheur de soulager, Lucine celui d’aimer... Comme Lily la malade condamnée, le lecteur respire à pleins poumons  cet air haïtien avant que l’esprit du séisme s’empare de Goudou Goudou et détruise en trente-cinq secondes  « la vie d’avant ». Les répliques sismiques se multiplient. La terre s’ouvre. Morts et vivants se confondent. Comme Lucine, le lecteur est perdu, cherche à comprendre l’incompréhensible. Les encouragements de Dame Petite, la fidèle servante, reflètent le devoir d’être uni contre le malheur, tandis que  le nom de Matrak renié par Firmin résonne jusqu’au bout,  car rien ni personne  ne meurt à jamais. Grâce à un style fluide où une douce sensibilité  se mêle à un réalisme impitoyable, L. Gaudé  transporte le lecteur au cœur d’Haïti où finit par régner la fraternité, ce qui « suffit à faire aimer la vie ».

 Brigitte Clavel Delsol

 

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 15:21

Editions : Grasset

Parution : Janvier 2015

233 pages

19 €

 

 

La plume de Patrick Rambaud est séduisante, pleine de gaieté, sans disproportion entre la réalité et la tragi-comédie. Le personnage principal, Tchouang, est né vingt-cinq siècles en arrière, dans un petit royaume du fin fond de la Chine où sa bonne éducation et ses talents personnels sont reconnus, non par le prince, mais par le bouffon de celui-ci! Le lecteur comprend vite le but de l’auteur : témoigner des conséquences fatales de tout système figé et hypocrite, qu’il soit politique, social ou religieux. Tandis que Chouang ne cesse de développer son esprit d’observation et de préserver sa liberté de penser, les similitudes avec le monde d’aujourd’hui s’accumulent. Le royaume de Song tourné inlassablement vers son passé court à sa ruine tandis que la convoitise stimule son voisin, jusqu’à ce que ce celui-ci se perde dans la débauche et que la guerre prenne sa revanche. L’opulence suscite l’avilissement, le despotisme engendre la révolte, le fanatisme religieux génère la folie meurtrière. Tchouang voue toute son admiration aux artisans « car les mots, ça ne remplace pas les mains ». Certes la nature est un livre de savoir vivre, la campagne un lieu de prédilection, car « en ville les gens deviennent fous ». Mais Tchouang ressemble plus à l’ « honnête homme » qu’au « bon sauvage ». Rien n’échappe à son esprit perspicace: tandis que certains régimes font en sorte que leur peuple obéisse sans réfléchir, d’autres paient des penseurs à penser, des fonctionnaires à se taire ou des espions à dénoncer. L’esprit de compétition, l’emmurement dans des traditions obsolètes ou des convictions immuables empêchent l’homme de voir « le provisoire des choses ». Et si la sérénité est perpétuellement bouleversée par des évènements impromptus, c’est que « l’homme limité » oublie être dans « un monde illimité ». Livre enjoué, très opportun, rempli de maximes inoubliables, qui mérite d’être lu à la lettre car « on ne doit pas édulcorer la pensée du maître ». Un appel urgent à l’harmonie entre le cœur et la raison, entre le sérieux et la légèreté, entre le ciel et la terre, comme entre le yin et le yang…

B. Clavel Delsol

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:56

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Janvier 2015

187 pages

15 €

 

 

Antoine Rault, talentueux écrivain, aborde toujours  des sujets sérieux avec une plaisante légèreté, voire même  avec beaucoup d’ironie.  « LE Système », pièce de théâtre en quatre actes, transporte le lecteur trois cents ans en arrière, à la mort de Louis XIV dans  une  France ruinée par les guerres. L’auteur  met en scène John Law, financier écossais, qui convainc  le Régent Philippe d’Orléans de  remplir le Trésor Public avec son « Système ». Celui-ci consiste à faire du commerce et consommer. Le moyen : point nécessaire d’argent en or ou en métal, la monnaie en papier fera l’affaire, jusqu’à ce que les actions prennent la relève avant de partir en fumée dans des chiffres fictifs… Jeux de mots, comique de situation, mises en scènes pleines de réalisme, ressemblances patentes avec les politiciens et financiers d’aujourd’hui, le lecteur a vite fait de comprendre que  la Régence n’est que prétexte à rire des ambitions humaines. A  noter toutefois que dans les « Quelques mots de plus »  à la fin de la pièce  se trouve le plus beau passage de la réflexion d’Antoine Rault, le summum de sa pensée : l’éloge d’une démocratie toujours tournée vers le monde et la liberté, mais aussi la peur de la voir  de nouveau menacée …

B. Clavel Delsol

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 14:47

 

Editions : La Table Ronde

Parution : Janvier 2015

171 pages

16 €

 

Aucune parution récente sur la guerre de 14 ne saurait égaler en poésie  ce joli livre que l’on doit autant à son auteur Michel Bernard  qu’à Maurice Ravel son inspirateur. Le biographe n’y omet aucun détail de la vie de l’artiste. L’un comme l’autre sont convaincus que la création artistique puise sa source dans les aléas du quotidien . Le compositeur Ravel, réformé du service militaire, n’acceptera pas une vie confortable à Paris tandis que ses amis partent dans les tranchées. Engagé volontaire, il devient le conducteur Ravel qui fait maints allers retours entre Bar-le-Duc et Verdun dans son camion militaire « Adélaïde »,  heureux de ravitailler les soldats et de ramener du front blessés et prisonniers en souffrance. Plus qu’une  leçon de courage, c’est une invitation à savoir regarder le monde que nous donne Ravel, jusqu’à en fixer dans sa mémoire les moindres détails. Sans  détourner ses yeux  des horreurs guerrières, il perçoit l’espérance qui perce les forêts nocturnes   d’où sa composition « Adélaïde ou le langage des fleurs» ; il remarque  les talents de Paul Wittgenstein musicien autrichien  amputé pour lequel il écrit « Concerto pour la main gauche ». Mais le souvenir du passé reste vivace et lui inspire « La Valse », recomposition de la musique de Strauss d’avant-guerre. Si Michel Bernard mentionne à peine le "Boléro", c'est que Ravel estimait le succès de cette oeuvre immérité: à cette ritournelle incessante, sempiternelle alternance des heurs et malheurs,  Ravel préférait de beaucoup ses autres envolées musicales où il se sentait "délivré de la pesanteur". Et c'est ainsi que la musique rejoint la littérature...

Brigitte Clavel Delsol

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 08:36
"SOUMISSION" par Michel Houellebecq

Éditions : Flammarion 

Parution : janvier 2015

300 pages

21 € 

 

 

Cassandre ou prophète, bavard grossier ou philosophe, poète refoulé ou bobo parisien obsédé, Michel Houellebecq semble être tout à la fois. Dans son dernier roman, avec l’esprit provocateur qui le caractérise,  il caricature la souffrance morale du XXIème siècle avec  tant de sarcasme  et de réalisme que son antihéros  finit par être la honte de nous-mêmes. Ce dernier est l'intellectuel typique, éternellement insatisfait de ses expériences sexuelles et agacé par son incompréhension  de la religion catholique. Déçu jusqu'au dégoût par ses semblables comme par lui-même, il finit par se retrouver bien seul. Et si sa thèse sur Huysmans  l'a absorbé momentanément jusqu'à se rendre comme celui-ci  à l’abbaye de  Ligugé,  c’est bien que "le temps à rebours" a commencé. Mais les évènements politiques rattrapent cet homme paumé et c’est là que la fable commence. L’année 2022 voit le parti musulman modéré gagner les élections présidentielles grâce à l'aide des socialistes et de la droite, qui croient ainsi exclure du territoire les identitaires d'extrême-droite comme les fondamentalistes  du djihâd. Les  universitaires fidèles au nouveau régime sont alors grassement récompensés,  les femmes de quarante ans  reléguées au pot-au-feu derrière le sexisme des adolescentes, le devoir  des renseignements généraux est le silence pour ne pas alarmer, et celui du premier ministre, en la personne du malheureux François Bayrou, d'obéir béatement pour ne pas diviser. A la grande satisfaction de tous, la France devient un immense souk, le chômage disparaît au profit des petits métiers, et le culturel meurt. Ainsi s’éteint la civilisation  chrétienne car s'instaure à pas de velours  le totalitarisme  d´Etat, qui a pour solution la "soumission"  et pour conséquence le reniement du Christ, incarnation de l'amour et de la liberté. Triste parodie dotée d'une inquiétude sous-jacente et d'un ton dérisoire indéniables.

B Clavel Delsol

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 18:41

 

 

Editions : Grasset

Parution : Août  2014

331 pages

19 €

 

 

Si F. Beigbéder puise son inspiration dans une histoire d’amour,  il a vite fait de s’en libérer pour faire un roman à thèses.  Certes la vie de J.D. Salinger en reste la trame car ce dernier est à la fois  son auteur préféré et un autre lui-même.  Oona a à peine 16 ans quand Salinger, âgé du double, la rencontre. Sa beauté ingénue en fait une starlette newyorkaise qui détruit moralement Salinger, grand sentimental. Celui-ci  a vite fait de comprendre que,  pendant les ébats dans les night-clubs d’une jeunesse dorée, d’autres s’enrôlent dans l’armée américaine pour sauver l’Europe du joug nazi. Le roman d’amour platonique devient  un  roman de guerre. Salinger n’est plus un "caniche" éconduit, mais un G.I courageux  qui découvre les horreurs de la guerre et de l’après-guerre. Pendant ce temps Truman Capote entoure Oona qui  épouse le riche Charlie Chaplin, les Américains continuent leur petite vie confortable, et l’abyme s’accentue entre rêve et réalité. Seul Ernest Hemingway met en garde Salinger sur les succès littéraires toujours éphémères et l’invite à se retirer loin des mondanités. Prise de conscience de la part de F. Beigbéder  des dangers des adolescences prolongées ? Sans doute, si on en juge sa vision du monde actuel proche d' une troisième guerre mondiale et sa conception du mariage où l'épouse idéale est la femme-enfant. Heureusement la belle image finale du lac symbolise la protection  inespérée des générations englouties.  Car Lara son épouse, un brin jalouse de Oona, ne porte-t-elle pas le nom de la rivale, dans le « Dr Jivago », de Géraldine Chaplin, la fille aînée d’Oona ?...

B. Clavel Delsol

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 07:45

Prix Médicis 2014

Editions du Seuil

Parution : Août 2014

617 pages

22 €

Si, en fin de lecture, le lecteur a du mal à effacer de sa mémoire ce coin de taïga irradié autant par le nucléaire que par le marxisme-léninisme, dès le début il a vite fait de comprendre que le nom de « Terminus radieux » n’est autre qu’une ironique antiphrase. Il s’agit de l’unique kolkhoze survivant que l’auteur situe avec humour dans « la Deuxième Union soviétique ». Celui-ci est dirigé par Solovieï, un fou dégénéré à cause des rayons gamma, un nécrophile omniprésent et multiforme, chamane sorcier et incestueux, qui perpétue son idéologie avec tyrannie au-delà du temps et de l’espace. Il est assisté par Mémé Oudgoul qui ne cesse de jeter dans le gouffre sans fond du temps tout ce qui peut rappeler l’ère du progrès et du bonheur. Images macabres et situations dramatiques s’accumulent pleines de détails réalistes et de visions surréalistes, laissant derrière elles un sempiternel enfer d’où s’échappe une odeur pestilentielle. Le temps n’existe plus, les hommes sont anéantis, la mort annihilée, seules subsistent les radiations nucléaires qui frappent les paysages autant que les hommes qui ne sont « ni des vivants, ni des morts, ni des chiens », mais des êtres souffrants et déformés à tout jamais. Une atmosphère délétère assure la dérive vers le néant : la mémoire est effacée, l’esprit d’initiative interdit, l’inégalité jugée barbare et les corps ne sont autres que de pauvres marionnettes affaiblies. Vociférations féministes et révolutions culturelles résonnent en arrière-plan. Satire politique sans précédent où l’idéologie obsessionnelle finit par supprimer toute humanité. Seul le cœur miraculeusement épargné de deux personnages, Kronauer et Iliouchenko, donne quelque espoir au lecteur. Mais ceux-ci parviendront-ils à rayer l’ineffaçable, à détruire un cauchemar qui perdure pendant des siècles, à faire avancer un train où soldats et prisonniers sont alternés au nom de l’égalité ? L’absurdisme poussé à son paroxysme n’est-il pas un point sans retour? Telle est la question posée par Antoine Valodine qui laisse percevoir au lecteur non pas la douleur et le chagrin, mais le sentiment de honte et de culpabilité de celui qui s’habitue aux ténèbres et s’enfonce dans le silence plutôt que de penser aux générations à venir. « Humour du désastre…afin de ne pas étaler le désespoir intime », ainsi se déroule l’histoire sans fin des utopies politiques dont les hommes ont bien du mal à s’échapper.

B Clavel Delsol

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:28

Editions : Folio

Parution : Mars 2014

180 pages

« Une halte sur le chemin de l’oubli », tel pourrait être le titre de ce magnifique ouvrage comme le nom de la pension de dame Hison, geisha généreuse au  sens de l’accueil. Si le Japon a subi bombardements et séismes, et si Matabei Reien est un homme brisé, la contrée d’Atôra  reste une terre paradisiaque où tout concorde à rendre espoir. Les descriptions d’Hubert Haddad  transportent le lecteur dans un monde enchanté où  rosiers sauvages et bambous, rivières et oiseaux chuchotent une promesse de bonheur.  Impossible alors d’ignorer  ce vieil homme  du nom d’Osaki Anako continuellement courbé sur sa bêche comme sur son pinceau. Car celui-ci, à la fois jardinier et peintre sur éventail, produit non seulement  des miracles de beauté mais d’éternité. Il invite Matabei à devenir son disciple, son successeur, son fils, en lui offrant la quiétude tant recherchée. Mais les forces de la nature se réveillent, la passion amoureuse détruit,  des puissances  dévastatrices tuent et le  paradis terrestre devient  un enfer apocalyptique. Ainsi l’harmonie ne dure qu’un instant , le temps d’un regard,  et c’est cette prise de conscience qui suscite  la vocation de sauver la mémoire de l’homme créateur  en perpétuant son œuvre . Lutte incessante entre destruction  et création, entre oubli et souvenir. Un livre   de lumière dans la nuit des cataclysmes, plein de poésie, cadeau magnifique.

B. Clavel Delsol

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 09:19

 

Éditions: Actes Sud
Parution : Mai 2014
153 pages
19 

 


Un nouveau Camus fait son arrivée dans la littérature française. Kamel Daoud,  en s'appropriant le style concis de "L'étranger", offre une suite à ce célèbre roman. Au début tout sépare les deux narrateurs: leur origine, leur situation familiale, leur tempérament. Le Meursault de Camus est un  jeune  colon, petit fonctionnaire à Alger , qui  commet un crime malgré lui, sans aucun racisme de sa part. Le jeune Haroum de K.Daoud est un Algérien plein de haine pour Meursault,l'assassin de son frère, et pour tous les "roumis"qui occupent son pays. Si le fil conducteur de chacune de leur histoire  est différent, il est étonnant de constater que les événements vont amener les protagonistes à la même conclusion. Car la pensée de K. Daoud rejoint celle de Camus. Selon eux, tout est absurde:  le crime est irraisonné, la loi du talion néfaste, les procès en justice ridicules,  l'affection filiale indicible, la femme aimée décevante, les témoignages faux, la quête d'un dieu stupide. Seuls le ciel étoilé et la mer infinie restent une infime consolation, et l'écriture un refuge. Malheureusement tandis que la  philosophie de l ´Absurde règne  sur le monde, se perd le respect de l'homme, et avec lui la capacité d aimer. 
Brigitte Clavel Delsol

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:33

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Novembre 2014

245 pages

18 €

 

R. Bichelberger le dit lui–même : c’est avec bonheur qu’il offre ces nouvelles car son but est de rendre hommage aux humbles, aux petits de ce monde, qui, plus que tout autres,  attendent Noël. Car « pétris de gloire et de poussière » l’homme a vite fait de ressentir les menaces qui pèsent sur la fragilité de son existence. Cinq nouvelles transportent le lecteur en Lorraine, pays natal de l’auteur, en Touraine ou ailleurs, et toujours en toile de fond le monde de la terre, de la mine, de la mort et de l'éternité. Grandeur et  petitesse, langage argotique ou poétique, recours à l’alcool ou à la Bible, mystères des coeurs  à élucider, la folie n’est  pas loin face aux drames de la vie, si l’amour et  l’innocence ne prennent  pas le relai. « Parce que Dieu…je ne l’ai jamais croisé sur ma route » gronde un des protagonistes. Heureusement il y a les bienheureuses crèches de Noël et leur Emmanuel ! Cinq jolies histoires  profondes, vraies et opportunes…

B. Clavel Delsol

 

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