12 juin 2019
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« Des jours d’une stupéfiante clarté » par Aharon Appelfeld
Editions de l’Olivier 2018
Editions Points : Janvier 2019
280 pages
7,40 €
Théo est un jeune autrichien juif rescapé des camps nazis de Roumanie. Du jour au lendemain il se retrouve libre, errant sur la route du retour à Sternberg, partagé entre une envie de solitude pour oublier l’enfer et le désir de secourir ses compagnons d’infortune qui l’ont sauvé du typhus. Si la guerre est finie, la violence persiste, les collabos martyrisés offrent à leur tour un tableau de misère. L’errance de Théo est hantée par des visions incessantes où les superpositions temporelles induisent un flou chronologique des plus poétiques. Soit il se croit encore poursuivi par des gardiens de prison, soit il est assailli d’images de son enfance choyée. Heureusement des rencontres impromptues lui permettent de découvrir des personnes de grande simplicité pleines de générosité et de piété qui le protègent, l’incitent à poursuivre son retour et être fidèle à ses aïeux. Le temps est ressenti à la fois comme une promesse et une angoisse, le souvenir du beau visage de sa mère n'efface pas l'image du wagon à bestiaux qui l'emporta avec son père. Comme l’indique le titre, pas la moindre lamentation. Mais une interrogation sans réponse : Théo retrouvera-t-il ses parents vivants ? Yetti tour à tour exaltée et dépressive pressentait-elle le drame juif ? La souffrance physique de Madeleine était-elle le reflet de sa tristesse morale ? La « stupéfiante clarté des jours » est-elle une antiphrase ou une révélation divine ? En tout cas elle fait penser à la misère de Job qui n’est pas propre aux seuls Juifs mais à la condition humaine que seul l’amour peut sauver. Livre d’autant plus triste quand on sait qu'il est autobiographique et écrit peu avant que l'auteur s'éteigne . B.C.D.
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2018
8 juin 2019
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« La nuit des enfants qui dansent » par Franc Pavloff
Editions : Albin Michel
Parution : Juin 2017
280 pages
19 ,50 €
Le thème de ce roman de F. Pavloff ressemble étonnamment à celui du dernier livre de Sylvie Germain: les douloureuses séquelles de la barbarie brune et de la terreur rouge subies au début du XXème siècle au cœur de l'Europe centrale. F. Pavloff met en scène deux hongrois, le jeune Zâl, orphelin de guerre qui ignore tout de la résistance hongroise et le vieil Andras qui y a perdu tous les siens. La folle chevelure de Zâl entourée de ses oiseaux comme son métier à haut risque de funambule sur élastique contrastent avec le costume sombre et laminé d’Andras et sa peur de l'avenir pour cette jeunesse frivole sur la route de la fête de la musique. Car les jeunes d'aujourd'hui ne veulent pas entendre parler du passé, "ils en savent plus sur les dinosaures que sur Hitler et Staline" et le tragique des vieux leur fait peur. Pour eux « seul le présent compte ». Heureusement sous le réalisme du roman se cachent une poésie et une pudeur dans les sentiments grâce auxquelles le face à face de deux générations aussi différentes soient-elles pourra les réconcilier. Au Salzbourg de Mozart où le vieux Andras a pris refuge lors de la chute du Mur, Zâl préfère le Sziget, festival de musique électronique qui rassemble toute la jeunesse occidentale sur les îles de la liberté face à Budapest. Mais le chemin de l’insouciance est de courte durée, le passé historique rattrape le présent, les bombardements de l’Orient résonnent jusqu’au cœur de l’Europe envahie à son tour par une foule d’immigrants en errance. Très beau livre dont le titre résume à lui seul l’espérance d’une jeunesse en souffrance et laisse espérer pour la rentrée littéraire un prochain roman aussi beau que celui-ci. B.C.D.
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2017
3 juin 2019
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« Puccini l’aimait » par Brigitte HOOL
Editions : L’Âge d’Homme
Imprimé par PULSIO à Sofia, Bulgarie
Parution : Juin 2016
277pages
18 €
Brigitte Hool est une Soprano reconnue qui aime chanter Puccini et c’est de cette musique dont se nourrit son premier livre. Car plus que les amours de Puccini, c’est la source d’inspiration du maestro qu’elle a plaisir à sonder, son mélange d’innocence et de savoir, semblable à ceux de la petite Doria qui l’aima comme une créature peut aimer son créateur. Dans la « Bohême » c’est Puccini que B. Hool retrouve en Colline. Celle-ci feint de pleurer un manteau lors de la mort d’une amie, comme le musicien pleure sa carrière lors de l’agonie de Doria : « Ruiné. Je suis ruiné. Je suis fini. » Ainsi la biographe révèle un homme qui veut dissimuler à tout prix ses sentiments profonds. « Cette pudeur c’est toi », s’entendra dire Puccini par son amie Sybil « toujours un humain qui rampe ….même ton Scarpia n’est pas haïssable ». La jalousie obsessionnelle de Floria Tosca est celle d'Elvira, épouse de Puccini. Et comment ne pas reconnaître celui-ci dans l’hymne à la liberté de Cavaradossi ? Car s’il refuse de parler politique avec des hommes sans cœur, il pleure profondément la misère du peuple. Et quand le drame familial survient, c’est le désarroi total de Johnson dans la pièce « Fanciulla del West » qui transperce : « je ne sais plus bien qui je suis ». Si un temps la musique est résilience avec Minnie qui représente la femme de caractère du Nouveau Monde, libre, sans préjugés bourgeois et plein d’optimisme, « Turandot », la toute dernière œuvre, est fidèle à Doria, la toute sainte : « …avant l’aube je fermerai les yeux, fatiguée …» . Cette biographie de B. Hool est un véritable opéra. En dépassant le triangle amoureux, elle perce un secret des plus inattendus et permet une meilleure compréhension des œuvres de ce musicien trop aimé des femmes... B.C.D.
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2016
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Editions : Gallimard
Parution : Avril 2019
203 pages
19,50 €
Ces quinze conférences dispensées par J.M.G. Le Clézio dans différentes universités de Chine ne sont autre qu’une magnifique plaidoirie en faveur de "l'interculturel". Car, pour le conférencier qui fait preuve d'une époustouflante culture, les livres sont une passerelle qui ne se limite pas à la nostalgie du passé, mais s'ouvre sur le monde par l'intermédiaire des échanges de tout horizon, dans le temps comme dans l'espace. Ils relient hier à aujourd’hui et demain, ils sont "le sang" qui circule entre civilisations disparues et nouveaux mondes, une échappée dans l'inconnu qui devient aventure personnelle. La littérature n'a pas besoin de voyager pour être en mouvement: elle puise, dans ses fonds sans fond, une source d'inspiration qui s'incarne au fur et à mesure de l'écriture ou du travail de résilience. Seule à surmonter la rapidité du temps par la profondeur de la réflexion, elle n’a d’autre vocation que de retrouver l'universel dans le particulier. Ainsi le commerce, l'art et les médias sont les antidotes à la pensée unique, au repliement d'une élite égoïste, au rationalisme sans cœur, en un mot ils tissent les liens entre les hommes. Citoyen de son époque, J.M.G. Le Clézio n’échappe pas aux repentances de son siècle, fustige "l’exploitation coloniale à l’origine d’une mondialisation toute artificielle et d’un épuisement des ressources naturelles". Mais le pourfendeur est poète avant tout: le monde actuel n’a plus de rêve, le matérialisme tue, seules "les causeries", mot sciemment choisi car dénudé de toute prétention intellectuelle, peuvent faire barrage au désespoir en prenant compte du surnaturel. Livre dont la finesse de l’expression stylistique est la plus convaincante des argumentations. Ouvrage d’un homme mûr pour qui la nécessité de l'échange est le seul combat qui vaille la peine…
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2019
20 mai 2019
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« SOLSTICE » par François Taillandier
Editions : Stock
Parution : Décembre 2015
208 pages
18 €
Le solstice, emblème commun aux traditions païennes et chrétiennes, n’amoindrit pas pour autant les divergences humaines.Dès le début de ce roman historique c’est l’effondrement annoncé du grand empire romain d’Occident avec l’invasion musulmane de l’Hispanie wisigothique. Mais le petit peuple d’Espagne ne perd pas son identité. A partir d’une poignée de moines et de soldats il parvient à proclamer roi des Asturies le noble chrétien Pelayo, à faire de Compostelle l’étendard de la chrétienté. Et le saint moine Beatus de dénoncer avec vigueur le démon dans les « accomodements » avec les suppôts de l’Antéchrist. Le combat retentit jusqu’à la cour de Charlemagne où Eginhard, modeste scribe, témoigne des bonnes intentions de son roi pour dispenser culture et piété et de ses tentatives de rapprochement avec San Suleyman ou Haroun le Sage. Mais la paix ne dure jamais, la rupture est partout, la haine ethnique fait des ravages, l'ombre d'un schisme se dessine en filigrane, c’est ce que découvre en remontant le temps Ahasvérus, le Juif errant, qui finit par perdre espoir. Tout serait donc faux dans ce que le Talmud lui a appris ? Si la croix du Crucifié est vide, si Dieu ne répond pas, si seul l’âne brait, c’est que l’homme est appelé à sans cesse "pérégriner". Mais point de révolte chez F. Taillandier : « On ne conteste pas les choses comme elles sont. On est né avec. On en fait partie ». De beaux passages lyriques alternent avec un récit historique parfois laborieux, mais l’auteur n’apporte ni solution, ni espérance, juste la constatation de la petitesse humaine avec ses prétentions, sa violence, ses erreurs et ses malheurs.
B.C.D.
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2015
16 mai 2019
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« Le vent reprend ses tours » par Sylvie Germain
Editions : Albin Michel
Parution : Avril 2019
213 pages
19 €
La fantaisie poétique dont Sylvie Germain a toujours fait preuve a sa raison d’être. Elle éclate plus que jamais dans son dernier roman où Gavril, l’acteur principal, peut être considéré comme son alter ego. Car pourquoi attrister le petit Nathan à l’enfance suffisamment morose par de tristes récits? Au lieu de lui raconter l’histoire tragique de son beau pays d’origine, ce vieux Roumain exilé préfère l’amuser par ses déambulations dans Paris sur des échasses de fortune, par ses multiples références poétiques qu’il souffle aux passants, par ses rêves de courses en moto et ses rires intarissables. Il n’en oublie pas pour autant de l’initier discrètement à repérer les mémentos et stigmates sur les murs parisiens, car s’il faut aimer la vie, il ne faut pas rester ignorant. Sylvie Germain est une véritable alchimiste, elle transforme en or les plus malheureux secrets, elle maîtrise le vent des évènements, elle enchante par la beauté de ses longues phrases, séduit par l’originalité de ses mots inventés et à force de distraire l’enfant et de lui cacher l’essentiel, elle en fait un homme fort qui partira à la recherche de la vérité. Très beau roman qui invite à réapprendre la beauté, à lire dans les âmes, à déceler dans toute vie un mystère sacré…
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2019
15 mai 2019
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« La plus précieuse des marchandises » par Jean-Claude Grumberg
Editions du Seuil
Parution : Janvier 2019
110 pages
12 €
Ce petit livre est un joyau littéraire. Sous couvert d’un conte il est le récit d’une histoire vraie. Le style est d’une simplicité biblique, va droit à l’essentiel. On y trouve deux mondes : celui de la grande pauvreté et du sens des valeurs humaines cachés au fond des bois, et celui du génocide ethnique qui se fait en plein jour. Point de misérabilisme dans cet ouvrage, point non plus de haine, mais une froideur glaçante devant tant de cruautés inconcevables. Directement concerné par ce drame familial lors de la dernière guerre mondiale, l’auteur fait preuve de grandeur d’âme, où le pardon semble trouver une issue en faisant part d’un tel événement afin qu’il ne se répète jamais. Car l’homme à la gueule cassée et la misérable bûcheronne ont bien sauvé une petite fille au châle divin, tombée miraculeusement du train parti de Drancy le 2 mars 1943 pour Auschwitz. Et si on ne sait rien de son jumeau resté à bord, c’est qu’il n’est jamais revenu de l’enfer. Mais une chose est certaine c’est que le titre de ce joli livre lui est dédié autant qu'à sa soeur jumelle.
B.C.D.
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2019
14 mai 2019
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« Les enfants de l’aurore » par Marie Cosnay
Editions : Fayard
Parution : Février 2019
156 pages
18 €
Ils sont tous enfants de l’aurore. Troie les appelle, et Rhésos et Memnon viennent à son secours. Certes Achille le Grec attend de venger son ami Antiloque avant de rentrer dans cette danse guerrière. Le style est lent, répétitif, plein d’allers-retours entre Homère et Euripide, Ovide et Sophocle, les Troyens et les Grecs. Le rythme est binaire car les deux camps sont semblables avec leurs espions, leurs chefs de guerre couverts de peaux de bêtes, leurs fleuves ruminants d’eau et de sang. La similitude ne s’arrête pas là. Elle s’étend jusqu'aux habitants du Bénin et de la Guinée actuels, de Belleville à la périphérie de Paris. On voit les combats, la mort, et toujours la vigueur qui appelle à la guerre, à la vengeance. La jeunesse semble être définie par cette ardeur qui l’anime, indifférente aux présages des oracles et aux intentions des dieux. Seuls les parents poussent à la liberté et à l’audace, car ils n’attendent plus rien de leur terre qui les affame. Alors les gamins courent comme Rhésos, Achille et Memnon. Mais les eaux, les sables et les montagnes sont toujours les plus forts et la mort menace. "Je vais mourir, dira Achille...On m’a menti". Mais Achille comme les gamins continue à courir, les jeunes ont des ailes, ils ne meurent pas, ils sont l’éternité elle-même. La nuit tombe sur l’un pour qu’un autre se relève. Et ainsi de suite, les évènements contredisent les savoirs des savants. « Le monde se reconfigure », les cadavres s’amoncellent, mais les enfants renaissent, arrivent de plus en plus nombreux sans référence aucune à l’Antiquité, luttent comme ils le doivent, pour avoir ou non la chance d’enfourcher un cheval de Belleville ! Ouvrage où l’allégorie autant que le mythe règnent en maître. Inutile d’en dire plus, il est aisé de comprendre où Marie Cosnay puise son inspiration, car elle n’est pas seule à être tourmentée aujourd'hui par les traversées incessantes de la Méditerranée et l’invasion d’une jeunesse pleine de fougue et du désir de voir une nouvelle aurore…Ainsi se poursuit l'Iliade !
B.C.D.
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2019
14 mai 2019
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« Le Destin de Iouri Voronine » par Henriette Jelinek
Editions de Fallois
Parution : Juin 2005
223 pages
17 €
Le célèbre matérialisme des Etats-Unis mérite qu’on revienne sur le Grand Prix du Roman de l’Académie française de l’année 2005. Certes la considération pour la belle phrase laisse place à la caricature. Mais le style, pauvre et dénudé, ressemble à Iouri Voronine, vieil immigré russe parachuté à Beverly Hills chez son fils, milliardaire paranoïaque, qui, honteux de ses origines, affuble son père d’un nom américanisé. Ainsi enfermé dans une cage dorée aux multiples serviteurs et grilles cadenassées, sans liberté de parole ni la moindre considération, Iouri pourra-t-il retrouver sa propre identité ? Après le pire, les Etats-Unis pourront-ils lui offrir le meilleur ? C’est en mettant ses pas dans le chemin de la prière que Iouri finit par pousser les portes d’un monastère new-yorkais. Là il retrouve sa vocation, celle de serviteur plus grand que le maître, celle du père qui sauve ses brebis bien-aimées, en un mot la résurrection éternelle. Le style est bref, donne au livre le mérite d’être rapidement lu et de rappeler aux parvenus l’échelle de Jacob si dure à grimper mais combien gratifiante…
B.C.D.
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14 mai 2019
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« Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla » par J-C RUFIN
Editions : Gallimard
Parution : Février 2019
370 pages
22 €
Plus qu’une histoire d’amour, c’est l’histoire de notre siècle que relate J-C Rufin. Edgar ne sait comment faire le bonheur de Ludmilla : le fait de la sauver d’un monde communiste qui la rend folle ou d’une institution religieuse où elle se réfugie, de ruiner sa propre réputation personnelle pour lui offrir un confort inhabituel, ne suffira pas. En un mot son amour fou est plein de maladresse. Car à sa Mercedes aux fauteuils de cuir, objet de projectile de jeunes Parisiens en révolution, Ludmilla préfère de beaucoup un baiser inattendu sur le pont Sully ou sa carrière personnelle de chanteuse qui lui rendra sa liberté. Ainsi tout est dit sur notre époque et sur l’amour. Le désir de réussite de l’homme d’affaires rivalise avec les prouesses d’une carrière féminine, engendre un égalitarisme où la compétition devient la raison d’être au cœur du couple. Le style est brillantissime, entremêle humour et lyrisme. En filigrane perce l’essentiel : le silence de l’amour maternel, le refus du mariage chez les jeunes d'aujourd'hui provoqué par les déchirures parentales, la plénitude trouvée dans la province profonde, et enfin, au coeur du couple, la richesse de la disparité et d’une jalousie justifiée…
B.C.D.
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