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16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 09:27
"Dans la maison de mon père" par J. O'CONNOR

                                 « Dans la maison de mon père »

                                             par   Joseph O’Connor

Parution 2024

Editions : Rivages poche

440 pages

10 €


En Septembre 1943, les forces allemandes occupent Rome. Seul le Vatican, pays neutre et indépendant, est épargné.  Et si une frontière infranchissable l’entoure, le père Hugh O’Flaherty ne se gêne pas pour la franchir. Alors Pie XII, qui croit en l’efficacité de la diplomatie politique, lui supprime, sans diplomatie aucune selon l'auteur, son titre de représentant du Vatican pour visiter les prisonniers de guerre Alliés et Juifs. Mais Hugh est bien décidé à exfiltrer hors d’Italie ces malheureux dont le nombre ne cesse d’augmenter au sein du Vatican. Il réunit des êtres chers pour manigancer un scenario avec, pour seul but, la liberté des incarcérés. Du roman historique le lecteur passe au roman policier avant de réaliser la dimension philosophique du livre.  Ce prêtre a tout du héros, capable de passer outre les ordres de la hiérarchie ecclésiale, de risquer sa vie au nom de la liberté et peut-être même par finir de convertir Hauptmann, chef de la Gestapo qui n'aura cessé de le suspecter. En attendant,  le chœur de chanteurs, dont l'homme d'Eglise s'entoure,  n’est qu’un prétexte pour regrouper secrètement des amis fiables, désireux comme lui de stopper un tel génocide.  Qu’il soit aristocratique, patriotique, politique ou tout simplement humaniste, chacun de ses acolytes fait revivre avec émotion les moments cruciaux qui précédèrent cette mission prévue pour le soir de Noël, lors duquel on voit le padre courir sous les voûtes souterraines du Vatican, traverser le Tibre sous les tirs allemands, risquer sa vie jusqu’ à accomplir l’impossible : distribuer les fonds récoltés pour permettre à des milliers de Juifs de s’échapper. Le style est enlevé, les confidences pleines de loyauté, l’ironie et la ruse, comme l’amitié et le courage, soudent indubitablement les hommes. Véritable chorale de témoignages qui remontent le temps, ce livre offre de beaux passages descriptifs où la noirceur de la Rome occupée s’estompe grâce à la grandeur d’âme et la générosité d’une chaîne solidaire malheureusement méconnue. B.C.D.

 



 

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27 septembre 2024 5 27 /09 /septembre /2024 19:11

 PERRINE TRIPIER  

                 « Les guerres précieuses »

  •                                         10 Avril 2023

 

                                  « Conque »

                                                                     Juin 2024

 

 Editions Gallimard

 

         Les guerres précieuses - Perrine Tripier        Conque par Tripier

 

 

Ces deux ouvrages dans leur diversité témoignent des talents de Perrine Tripier. Son premier roman « Les guerres précieuses » décèle une sensibilité toute réservée à cette « Maison » de famille pleine de souvenirs. Certes dictés par la mélancolie du temps qui passe, les détails du jardin, des moindres recoins de la bâtisse et des voix qui y résonnent encore, lui permettent de partager le bonheur que peut procurer une enfance insouciante au milieu d’une nature toujours renouvelée dont elle ne put jamais se détacher. Mais si  Perrine Triper est éprise des fleurs exubérantes,  elle n’est pas moins douée pour la description  d’un chantier  archéologique qui met à jour des découvertes insoupçonnées. Dans son tout dernier roman, « Conque »,   son style, précis et savant, est comme l’érosion qui  polisse la pierre et comme l’archéologue qui finit par exhumer des vestiges. La poète métamorphose les conques en instruments de musique, l’historienne fouille le passé, admire ses grandeurs sans ignorer ses découvertes macabres. Etant au service d’un dictateur qui veut consolider la grandeur de sa nation, pourra-t-elle remplir son rôle de journaliste et garder sa liberté d’expression ? On est loin de la Maison utopique, mais plutôt dans une dystopie, un cauchemar où l’auteur semble mettre en garde le lecteur sur la grandeur apparente qui cache les plus grandes horreurs, et l’avertir  ainsi des dangers d’un nationalisme exacerbé.

B. Clavel Delsol

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 15:13

                                     

                                   "L'odeur de la ville mouillée"

 

                                   par Marie Causse

 

 

 

Editions : L’Arpenteur

Parution : Avril 2012

165 pages

13,90 €

 

 

 

Ces dix-sept nouvelles font penser aux descriptions de Zweig car Marie Causse présente avec beaucoup de finesse une série d’instantanés, où physique et habitudes sont toujours reflets de l’âme. Chacun des personnages se fond dans  la ville. Celle-ci est grise et humide. Ceux-là, même habillés de couleurs, passent inaperçus et  mêlent  en silence leurs pleurs à la pluie, sans doute à cause  de déceptions refoulées. Comme le lecteur ils ont  hâte d’entrevoir un petit coin de ciel bleu. Mais l’auteur ne change pas de cap : même au milieu d’une histoire d’amour, ou devant un piano, un sentiment d’échec colle à la peau. Néanmoins tous avancent avec détermination sur le bitume, où les souvenirs heureux stagnent comme les flaques d’eau. Car le champ fleuri de vacances enfantines, la course des nuages, l’odeur de tabac froid d’une chevelure aimée ou une simple affiche publicitaire sont suffisants pour procurer l’état de grâce tant recherché…

Brigitte Clavel Delsol

 

 

 

 

 

 

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2 juillet 2026 4 02 /07 /juillet /2026 14:26

Dans l'ombre de Cezanne - La Résistance à Château Noir - 1

Editions : Hervé Chopin

Parution : Mai 2026

250 pages

19,50€

 

 Thierry Maugenest a gagné son pari. En faisant siennes les correspondances baudelairiennes, il jette un pont entre les ans, entre les arts, entre les âmes. Comment, se demande-t-il , Château Noir put il inspirer tant de peintres et patriotes à la fois ? Les pensées de Cézanne découvertes dans son carnet intime vont être le fil rouge de ce moment  historique.  Tout en réalisant que sans risques il n’y a pas de victoire possible au jeu des échecs,  les invités du Château Noir lors de l’été 1943  décident de ne pas rester à l’écart mais d’apporter leur contribution à la Résistance. Et c’est là que Thierry Maugenest fait revivre l’héroïsme d’Eileen Forbes, de Marguerite Mattis,  du peintre  Tailleux et de bien d’autres, tous armés d’un courage héroïque et du précepte de  Cézanne de ne pas chercher la gloire  mais la lumière du monde.  L’auteur ressuscite avec talent cette bande d’amis artistes malheureusement  vite disséminés par  les tortures nazies  dans l’enfer du camp de Brans ou de la prison de Rennes, par les trahisons, et les  fusillades précipitées  des derniers SS . Mais il parvient à balayer l’horreur   par son style poétique  comme Cézanne réussit à percer ses paysages de la  lumière céleste. Tous deux ont le même objectif : offrir la  vérité avant tout.

B. Clavel Delsol

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23 juin 2026 2 23 /06 /juin /2026 15:19

                                         « Mon refuge et mon orage »

                                                        par Arundhati ROY

 

Editions : Gallimard                 

Parution : Avril 2026

393 pages

24 €

Qui est cette mère gourou, surnommée « éléphant sauvage » à cause de son obésité et ses crises de fureur ? Communiste convaincue, shakespearienne à ses heures, elle n’est autre que la mère de l’autobiographe qui, malgré son autoritarisme forcené, fut adulée, par les élèves de l’école qu’elle fonda et dirigea, pour son souci permanent de  justice. Ce qui surprend le lecteur c’est la cruauté implacable  de cette femme à l’égard de sa fille qu’elle berça néanmoins de grands principes d’égalité et de liberté. Elle voulait rendre leur dignité aux Intouchables en leur donnant accès à la culture et  au travail, apprendre à leurs enfants à se battre contre tous les abus, qu’ils soient conjugaux, familiaux ou politiques. Ainsi l’auteure se coule dans l’esprit de l’impitoyable  éducatrice, dans son combat  contre  les violences de l’Inde. Ses choix de carrière  seront vite faits, architecte , scénariste, écrivain , toujours avec ce souci d’améliorer l’habitat des paysans sans terre, de dénoncer les dangers des nationalistes extrémistes , de s’opposer à l'immersion de villages au profit d'un barrage électrique, de revendiquer une politique  nucléaire triomphaliste…  Son ouvrage est un beau voyage dans l’histoire de l’Inde . Il raconte ses passions, fussent-elles au détriment de sa vie privée et de sa célébrité. "Femme libre. Ecriture libre" comme sa mère lui avait enseignée... 

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8 juin 2026 1 08 /06 /juin /2026 16:06

                                                               "BOUTES" 

                                                 par  Pascal Quignard 

                              Boutès

 

 

                                         

 

Editions: Hardies 

parution : Mai 2026

111 pages

17 €

 

 

« Boutès » serait-il la suite de « Il n’y a pas de place pour la mort » ? Dans son dernier recueil Pascal Quignard, comme Boutès, plonge sans hésitation dans le monde de la musique, « tentation qui est au-dessus de nos forces ». Le chant des Sirènes n’est autre que l’incarnation mythique de la Beauté. C’est pourquoi Ulysse, le clairvoyant, se fait ficeler à la proue de son bateau pour les écouter sans crainte d’être emporté ; Orphée, joueur de cithare,  parvient à leur répondre par un contre-chant ; mais Boutès, l’Argonaute dissident, préfère  sauter à l’eau pour les rejoindre. C’est l’attrait inhérent de l'homme  pour l’absolu que met ici P. Quignard en exergue. Lui-même n’a -t-il pas toujours été happé  par la  poésie et la musique ? Comme celui  qui toute sa vie nage à contre-courant pour retrouver sa source initiale,  là où les saveurs du monde pénètrent l’âme, P. Quignard nous invite au « principe de l’action » : la musique n’est autre que la nostalgie de l’état antérieur. Car dans l'ontogenèse comme dans la phylogenèse, l'émotion artistique est conséquence de l'attrait vocal avant même l'appel instrumental. Si retourner à la condition originaire c’est remonter le temps au son des souvenirs, alors l'esthète a trouvé sa raison de vivre et les Sirènes ne lui  font plus peur. Livre  où mythologie et poésie se réunissent au plus grand bonheur du lecteur.

B. Clavel Delsol

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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 10:50
« Naufrage(s) par Michèle Lesbre

Naufrage(s) par
           Michèle LESBRE

 

Éditions : Sabine Wespieser
Parution: Octobre 2025
94 pages
15€


Un retour sur l île de Sein révèle une Michèle Lesbre plus tout à fait la même. Elle n’est plus« La furieuse ». La voyageuse devient rêveuse. La lutteuse s’abandonne au vent. La marcheuse se contente d’un chien errant comme compagnon. Sa seule visite : un musée à l honneur des naufragés en mer. Point de tristesse. Les souvenirs heureux l’ assaillent, un jet de gaieté surgit , sa mémoire est toujours vibrante des mots de son perroquet, des couleurs du Concarneau de sa jeunesse , des aventures maritimes d’Anita Conti, cartographe qui aimait se fondre dans la quotidien des navigateurs. Ainsi Michèle Lesbre prend plaisir à se noyer dans les cadeaux que lui offre la vie. Quand le retour à Paris a lieu, le vent a cessé, l’immensité du temps ressenti sur l’île n est plus. Sein n’aura été qu’un sursis avant de repartir au couvent de Ferrare, havre de paix où l auteur réalise combien toutes ces découvertes impromptues l’ont construite  et la rassurent plus que jamais. Puisse Michèle Lesbre partager encore longtemps son goût pour les vagabondages, les rêves et les souvenirs!

B. Clavel Delsol 

 

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19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 10:15
« Les Saisons de la liberté » par M. Laine

« Les Saisons de la liberté »

                  par    
       Mathieu Laine


Éditions : Grasset
Parution : Mai 2026
171 pages.  22€


Vigie de la liberté, l’économiste Mathieu Laine s’inspire des quatre saisons de Vivaldi pour alerter des dangers des périodes trop fastes. Historien esthète et humaniste, il montre comme un ciel trop bleu peut mener  à l’insouciance,comme une période trop riche peut aveugler et faire croire à un âge d’or définitif. Le roi soleil lui même ne s’est il pas laissé duper par la certitude  d’une dynastie infaillible? L’ automne menace toujours de ses nuages noirs. Mathieu Laine  se plaît à citer les maints exemples dont  l’Histoire regorge depuis toujours. «  Le sommeil de la raison engendre des monstres »disait le peintre Goya . Et c’est ainsi qu’aujourd’hui encore une population ingrate des acquis ancestraux se fourvoie dans des idéologies liberticides, telles l’égalitarisme, le wokisme, le nationalisme que  l’état providence s’empresse de secourir de telle sorte que la dépendance prime sur la liberté d’entreprendre. Et c’est là que tout se désagrège. L’économie va mal , on a recours à un pouvoir central de plus en plus  fort, les taxes passent de l’inefficacité à la corruption , la démocratie est prise pour cible et des boucs émissaires sont nécessaires tels les riches, les juifs, les immigrés. Les réformateurs mettent la force en première place, suppriment le débat démocratique,lescouleurs brunes et rouges succèdent à l’or de l’été, l’hiver est glacial , le processus de la connaissance est figé et la désinformation se propage. Le fanatisme est vainqueur, les familles se divisent et les guerres civiles éclatent .
Professeurd’Humanités politiques, Mathieu Laine illustre ses pensées d’ exemples historiques et contemporains. Néanmoins il garde un style très poétique, laisse espérer un renouveau dans un Printemps libérateur. Pour ce faire, il se réfère définitivement à S. Zweig conseillant de «  demeurer fidèle à son moi le plus intime » et à   Montaigne incitant à « vivre sa propre vie et non à se contenter de vivre » avec toute la «Nuance »que chantait Verlaine dans son Art poétique. Puisse ce livre inciter à réaliser son voeu : sauter cette triste saison politique qu’est l’hiver!


Brigitte Clavel

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10 mai 2026 7 10 /05 /mai /2026 09:12

      « Introduction à Colette »   par THIERRY MAULNIER

 

 

Editions : La Palme -Paris     

Parution : 1954

69 pages

 

Qu’appelle  Thierry Maulnier « asile du paradis perdu » ? Il s’agit de la  nature chantée par Colette, non pas sauvage mais domestiquée, celle qui apporte non seulement le plaisir des sens mais la plénitude parfaite.  Elle crée  les liens entre le corps et l’âme, suscite le dédain de  la fuite du temps. Comme il y a deux natures, il y a deux styles littéraires  chez Colette : l’un sec , froid  et ironique quand il s’agit de description d’êtres humains, l’autre lyrique  et vivant  quand il s’agit de la nature elle-même. Mais ce que préfère Thierry Maulnier chez l’écrivaine, ce sont ses annales du théâtre. Il n’y a pas de domaine clos pour elle , et si elle aime jouir de la quiétude campagnarde, elle sait évaluer les talents des acteurs , leurs échanges avec les auteurs  et leur communion avec le public, et laisse derrière elle quatre volumes sur l’histoire du théâtre. On retrouve aussi  l’ objectivité dont elle fait  toujours preuve dans son carnet intime où quotidiennement elle fait le ménage de ses sentiments, recherchant inépuisablement le mot juste qui fait que dans un même livre on trouve la femme observatrice et méditative, la femme instinctive non conventionnelle et la sage paysanne. Indéniablement anticléricale elle perçoit le souffle divin dans toute création. On comprend aisément que le bac de Français 2026 laisse une grande place à cette séduisante écrivain.   

B. Clavel Delsol

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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 20:52

                                       

                                         

 « La marchande d’oublies » 

                                            par PIERRE JOURDE

Editions : Gallimard

Parution : Août 2025

642 pages

25 €

 

Pierre Jourde a tout de l’alchimiste. De l’univers sombre de l’Angleterre industrielle de la fin du XIX ème siècle où la psychiatrie fait ses premiers pas   surgit une famille de clowns-acrobates, les Helquin, qui parviennent à faire rire le pays le plus puritain d’Europe. Quand Alastair, le benjamin des garçons, fait une chute d’acrobatie impardonnable, sa jeune sœur Thalia, frappée de frayeur, tombe dans le coma. Le rire se transforme en sarcasme, les spectacles en expositions macabres entre une jeune fille ni morte ni vivante et un frère au physique devenu déformé et monstrueux. C’est Charles, un psychiatre de l’époque, qui finira par réveiller de sa voix la Belle au Bois dormant. Pierre Jourde fait de cette pantomime une histoire d’amour où s’entremêlent fabulation et réalité. Vite las de la solitude à deux, et conscients de l’importance des autres pour exister, Charles et Thalia ne restent pas indifférents au monde. C’est un frère monstrueux qui les rattrape, c’est la marchande d’oublies qui leur rappelle l’ambiguïté de l’existence, perpétuelle fête foraine où l’on se traîne malgré soi avec toujours la peur au ventre. « C’est comme ça qu’il faut faire »,  avancer jusqu’à ce que l’ombre traversée devienne lumière éblouissante. Mais elle tarde cette lumière…L’histoire cherche des solutions : elle change les identités, fusionne réalisme et fiction, rénove les sentiments;  au lieu de dissimuler le mal et le laid elle les met en exergue, les tourne en dérision, les rend indispensables à l’ouverture des cœurs. A l’obsession de la pureté artistique du psychiatre s’oppose la voix de sa femme ventriloque. Celle-ci finira par lui révéler son âme de cirque, son goût pour les pantomimes, son affection pour un frère difforme, son amour fidèle pour un père  defun, son refus d’un amour éthéré. C’est dans « la vie immense, profonde inépuisable » que se trouve la solution. Même si certains êtres en sont incapables, obsédés par un démon intérieur qui pousse jusqu’au crime, « il faut faire table rase de tout ce qui est illusion », donner un exemple authentique qui ne soit ni vaudeville, ni sacrifice christique, mais prise de conscience que chacun à sa façon poursuit sa quête d’absolu. Livre chorique où la poésie trouve toute sa place, qu’elle vienne d’un petit cirque familial, d’un artiste en herbe, ou des plus grands poètes dont l’auteur nous rassasie à notre plus grand bonheur.  B.C.D.

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