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28 août 2026 5 28 /08 /août /2026 21:10

                                           « LE MISSIONNAIRE »  

                                                        Lille-Biélorussie-Drancy-Londres

                                                                          par      Frédéric DOUETEditions : Les impliqué

 

Le Missionnaire - 1

 

                                                                          par      Frédéric DOUET

Editions : Les impliqués

Parution : Mars 2026

253 pages

24 €

 

Le sous-titre de ce roman laisse aisément deviner que le missionnaire n’est pas un évangélisateur  mais un chargé de missions. Face à lui un camarade d’enfance, Ethan Stein, que tout sépare, la religion, la classe sociale, la fortune. Quand Carl se fait happer par le parti nazi, Ethan, d’origine juive, s’engage dans le « Special Operation Executive » qui doit avec l’aval de Churchill nettoyer l’Europe des invasions allemandes. C’est ainsi qu’à la prise de conscience d’Ethan, qui expérimente combien le goût du sang mène à la déshumanisation, s’oppose le sadisme de Carl qui prend plaisir à s’enfoncer dans la spirale infernale du génocide obsessionnel au nom de la supériorité de la race allemande. Ainsi se développe la bonne conscience de Carl au service de l’idéologie aryenne, à l’opposé d’Ethan pour qui la guerre assèche les cœurs. Sans doute le but de l’auteur est-il de rappeler, quand il est encore temps, comme la guerre fait perdre le sens de toutes limites, jusqu’au paroxysme de l’horreur et de l'absurdisme, voire de la démence. Si les protagonistes de Frédéric Douet semblent fictifs, tous les événements qui ont inspiré l’auteur sont véridiques, l’opération Barbarossa, l’école de Pretzsch où l’on apprend à mépriser la valeur de la vie humaine, la  règle de « liberté dans l’action  » qui donnait tout droit sur la vie des autres tant qu’elle correspondait à l’ordre du parti. S’en suit le passage d’un « antisémitisme émotionnel » à un « antisémitisme d’Etat planifié » qui aboutit à d’innombrables charniers, fosses creusées par les prisonniers eux-mêmes tenus en respect par les mitrailleuses des grenadiers.  Livre qui mérite d’être lu, tant les précisions historiques font office de mémoire du début du XXème siècle.

B. Clavel Delsol

 

 

 

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16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 09:27
"Dans la maison de mon père" par J. O'CONNOR

                                 « Dans la maison de mon père »

                                             par   Joseph O’Connor

Parution 2024

Editions : Rivages poche

440 pages

10 €


En Septembre 1943, les forces allemandes occupent Rome. Seul le Vatican, pays neutre et indépendant, est épargné.  Et si une frontière infranchissable l’entoure, le père Hugh O’Flaherty ne se gêne pas pour la franchir. Alors Pie XII, qui croit en l’efficacité de la diplomatie politique, lui supprime, sans diplomatie aucune selon l'auteur, son titre de représentant du Vatican pour visiter les prisonniers de guerre Alliés et Juifs. Mais Hugh est bien décidé à exfiltrer hors d’Italie ces malheureux dont le nombre ne cesse d’augmenter au sein du Vatican. Il réunit des êtres chers pour manigancer un scenario avec, pour seul but, la liberté des incarcérés. Du roman historique le lecteur passe au roman policier avant de réaliser la dimension philosophique du livre.  Ce prêtre a tout du héros, capable de passer outre les ordres de la hiérarchie ecclésiale, de risquer sa vie au nom de la liberté et peut-être même par finir de convertir Hauptmann, chef de la Gestapo qui n'aura cessé de le suspecter. En attendant,  le chœur de chanteurs, dont l'homme d'Eglise s'entoure,  n’est qu’un prétexte pour regrouper secrètement des amis fiables, désireux comme lui de stopper un tel génocide.  Qu’il soit aristocratique, patriotique, politique ou tout simplement humaniste, chacun de ses acolytes fait revivre avec émotion les moments cruciaux qui précédèrent cette mission prévue pour le soir de Noël, lors duquel on voit le padre courir sous les voûtes souterraines du Vatican, traverser le Tibre sous les tirs allemands, risquer sa vie jusqu’ à accomplir l’impossible : distribuer les fonds récoltés pour permettre à des milliers de Juifs de s’échapper. Le style est enlevé, les confidences pleines de loyauté, l’ironie et la ruse, comme l’amitié et le courage, soudent indubitablement les hommes. Véritable chorale de témoignages qui remontent le temps, ce livre offre de beaux passages descriptifs où la noirceur de la Rome occupée s’estompe grâce à la grandeur d’âme et la générosité d’une chaîne solidaire malheureusement méconnue. B.C.D.

 



 

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27 septembre 2024 5 27 /09 /septembre /2024 19:11

 PERRINE TRIPIER  

                 « Les guerres précieuses »

  •                                         10 Avril 2023

 

                                  « Conque »

                                                                     Juin 2024

 

 Editions Gallimard

 

         Les guerres précieuses - Perrine Tripier        Conque par Tripier

 

 

Ces deux ouvrages dans leur diversité témoignent des talents de Perrine Tripier. Son premier roman « Les guerres précieuses » décèle une sensibilité toute réservée à cette « Maison » de famille pleine de souvenirs. Certes dictés par la mélancolie du temps qui passe, les détails du jardin, des moindres recoins de la bâtisse et des voix qui y résonnent encore, lui permettent de partager le bonheur que peut procurer une enfance insouciante au milieu d’une nature toujours renouvelée dont elle ne put jamais se détacher. Mais si  Perrine Triper est éprise des fleurs exubérantes,  elle n’est pas moins douée pour la description  d’un chantier  archéologique qui met à jour des découvertes insoupçonnées. Dans son tout dernier roman, « Conque »,   son style, précis et savant, est comme l’érosion qui  polisse la pierre et comme l’archéologue qui finit par exhumer des vestiges. La poète métamorphose les conques en instruments de musique, l’historienne fouille le passé, admire ses grandeurs sans ignorer ses découvertes macabres. Etant au service d’un dictateur qui veut consolider la grandeur de sa nation, pourra-t-elle remplir son rôle de journaliste et garder sa liberté d’expression ? On est loin de la Maison utopique, mais plutôt dans une dystopie, un cauchemar où l’auteur semble mettre en garde le lecteur sur la grandeur apparente qui cache les plus grandes horreurs, et l’avertir  ainsi des dangers d’un nationalisme exacerbé.

B. Clavel Delsol

 

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14 octobre 2026 3 14 /10 /octobre /2026 10:14

Visionneur« Saint 

 

Editions :Dominique Martin Morin

Parution : 2017

208 pages 


Editions  :        Poche :2026

197 pages 

1ère parution 1923

 

Il n’est pas étonnant que le caractère joyeux de Chesterton ait été attiré par une étude approfondie de la vie de St François d’Assise. En  effet les deux hommes se ressemblent par leur originalité, leur esprit d’indépendance et d’émerveillement. Et si St François a plaisir à se dénuder de tout, c’est précisément parce qu’il ne veut pas être  détourné de l’essentiel. Qui plus que lui aime la création  et désire  la paix ? Mais qui plus que lui souffre de l’indigence des pauvres et de la suffisance des érudits et des riches? Chesterton est très clair. Pour comprendre St François il faut se remettre dans son contexte historique, prendre conscience que le christianisme était entré dans une civilisation riche mais païenne et que seul l’ascétisme pourrait sauver.  Si François n’est pas un homme d’affaires il est un homme d’action, toujours prompt à secourir, « demi-nu dans sa chemise de crin », à partir jusqu’en Egypte pour convertir.  Ce qui le caractérise avant tout c’est sa  langue de troubadour  car il est né poète. Pour lui  tout homme est un roi et quand il connaît les déceptions de l’âge c’est en chantre qu’il les accueille. Dommage que ses disciples aient voulu fonder une nouvelle religion basée exclusivement sur la bonne humeur du saint et non sur l’esprit de l’Eglise ! Et c’est là que Chesterton rejoint le Poverello, par cette  prise de conscience du « miracle vertigineux » des dons de Dieu qu’on appelle action de grâce et que le saint ne cessera de proclamer. Le 3 Octobre 1226 s’éteignit St François d’Assise mais  sa flamme reste plus vivante que jamais. 
B. Clavel Delsol

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11 octobre 2026 7 11 /10 /octobre /2026 16:33

                               Corps célestes à la lisière du monde par Stefánsson        

 

              « Corps célestes à la lisière du monde »

                                                     

                    par Jon Kalman Stefansson

 

Editions : Christian Bourgeois

Parution : Janvier 2026

470 pages

24 €

C’est avec  un style lent et répétitif qui toutefois reste envoutant, que Pétur, pasteur islandais du XVIIème siècle, se confie à une inconnue, « mon exquise ». Une question, qui pourrait être celle de tout homme du XXIème, le tourmente: « Mais mon devoir, quel est-il ? ». Le bailli Ari Magnusson, représentant de la couronne danoise sous l’emprise du luthérianisme , non seulement  chasse des naufragés espagnols , mais martyrise ces  catholiques jusqu’à les supprimer. Alors la pensée de Pétur fait des allers retours entre passé et présent, entre le dernier évêque catholique islandais Jon Arason et la nouvelle ordonnance de « la foi authentique » qui condamne pour la moindre désobéissance. Il lui  semble que  « Partout, le malin  s’embusque et attend ». Car Pétur finit par découvrir les scènes sanguinaires du bailli, par entendre  le  faux témoignage de guerre  du révérend Reynir, par tolérer les amours défendus, et ne plus être crédible aux yeux de ses paroissiens. Son seul recours : la beauté des paysages islandais et son amitié pour  Jon l’Erudit, poète fugitif,  inquiet comme lui des sorts de Copernic et Galilée. Que devons nous croire, les calculs scientifiques ou les Ecritures ? « Qu ’ adviendra-t-il si nous découvrons ce que nous devions ignorer ? ». Heureusement la vieille Dorothea, avec son bon sens et sa grande affection, l’encourage à l’écriture , aux  « mots primitifs » à savoir la pensée pure, la prière et la crainte divine. C’est ainsi que Pétur découvre peu à peu  sa mission: ne jamais séparer la vérité de la justice, quitte à enfreindre les interdits. Saura-t-il tenir sa promesse ? En tout cas son honneur exige qu’il défende jusqu’au bout la cause légitime du combat entre « le misérable et le cœur pur », entre la vérité personnelle ou conformiste . Livre  qui incite à la  réflexion, heureusement agrémentée par un beau style romantique. B.C.D.

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1 octobre 2026 4 01 /10 /octobre /2026 12:02
"Eugénie sous les bombes"

« Eugénie sous les bombes » par Anne PERCIN

 

Editions : Buchet – Chastel

Parution : Août 2026

299 pages

22,50 €

La plume  d’Anne Percin s'écoule imperturbable  comme  la Meuse et la Moselle : les évènements tombent les uns après les autres. « Il faut suivre le courant », l’affaire Morizot, le procès de Bouzey, mais aussi la victoire de la Marne, et surtout  le mariage de deux Vosgiens, Charles et Eugénie, les grossesses, les bombardements… « Une intuition funeste » va décuplant : quand Charles a un poste d’instituteur  acquis à la force des poignets, l’Etat le lui reprend, puis la guerre, puis la maladie d’Eugénie. C’est alors une course dans  Paris, d’hôpitaux en hôpitaux, sous une pluie de bombes et d’impuissance médicale, où la bonne volonté  de Charles n’est pas récompensée. "Osmose ou magie noire ? Espérance ou délire ? Miracle ou science?" Il faut toujours lutter avec l’espoir du « quart d’heure de plus » qui pourrait tout résoudre, mais en vain. Si Eugénie n'a « trouvé le repos que dans l’action », il y a un moment où l’absurde semble être vainqueur. Mais ce n’est qu’une apparence. Car Eugénie la faible, la peureuse, la servante permanente, n’a plus peur. Et ce, grâce à l’amour de Charles, aux enfants, à la vie, où le combat n’a plus rien à voir avec la guerre, mais avec les forces du mal. Tel est l'objectif d'Anne Percin : donner un sens à l'existence pour vaincre l'oubli et  la mort. Si le récit est très représentatif des années 1900 et comprend bien des similitudes avec notre siècle, ce qui importe pour l'auteur c'est de relever dans tout arbre généalogique  la branche foudroyée .   

B. C. D.

 

 

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22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 11:54

   

 

 

                 « On aurait pu se rencontrer » 

                                 par François CHENG

Editions : Albin Michel

Parution : Septembre 2026

200pages

17,90 €

Et si la vie n’était qu’une suite d’évènements impromptus, souvent inaperçus, rarement interprétés, et pourtant si déterminants …c’est ainsi que François Cheng perçoit son existence emplie de rencontres immémorables, furtives ou répétées, organisées ou inopinées. Chacune lui  ouvrit des horizons, inspira un écrit, l'invita à un voyage ou à des responsabilités. Une simple  peinture offerte par l’arrière-petite-fille de Victor Hugo lui fit découvrir  la luminosité qui ne vient pas du dehors  mais de l’intérieur même de l’artiste. Si l’horizon y délimite le ciel et la terre, il les relie plus qu’il ne les sépare, grâce à cet appel de la transcendance qui élève  et " unit  humain-divin sol-ciel ". Ainsi s'ouvre la « fenêtre de l’âme ». Et quand l’évènement tragique vient bouleverser son  quotidien, telles la maladie et la mort de son épouse, celui-ci comprend les fondements du sens de l'existence. Un sort commun avec tous ceux qui l' ont précédé et  la prise de conscience de  tout ce qui lui a été donné l'inspirent à revenir  à sa vocation première,  celle  de chantre du Créateur. Car, comme V. Hugo, c'est "l'immigration des âmes" qu'il ressent et lui fait dire: "Il dépend de nous les vivants/Que nos morts ne soient pas morts...".Alors F. Cheng offre au lecteur de magnifiques quatrains qui chantent la vie: "Trop tard pour reculer, il nous faut aller/Vers Ta divine présence..". Très beaux vers dignes d'un visionnaire dont le mysticisme se métamorphose en espérance . 

 B. Clavel Delsol

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19 septembre 2026 6 19 /09 /septembre /2026 21:37

« Scènes de la vie quotidienne à l’Elysée »

                           par Camille Pascal

 

Editions : Poche 

Parution : 2013

274 pages 

 Si Camille Pascal entre à l’Elysée en tremblant de timidité, il en ressort convaincu que l’authenticité des convictions est la source des plus grands honneurs. Rien n’ébranle ce timide porte-plume de  Nicolas Sarkozy, ni l’escalier Murat qui le mène à sa chambre dans  le galetas du « Château », ni les ricanements des membres de la diplomatie  du Président sur son premier discours condamnant les attentats islamistes des chrétiens d’Orient. Non, il ne fera jamais « la guerre des plumes », ne sera jamais obséquieux, mais toujours  un observateur émérite et un franc parleur qui ira jusqu’à faire pleurer d’émotion les Harkis lors d’un discours présidentiel à Perpignan, quitte à brouiller la France  avec l’Algerie! C’est avec humour qu’il décrit le salon Vert  et son antichambre aux tapisseries métaphoriques consacrées à Don Quichotte,  bordées  de surcroit de paons bien symboliques. C’est toujours impromptu que N. Sarkozy, « Jupiter olympien », arrive dans ce «  jeu de l’oie » qu’est la politique, et dont les colères légendaires s’estompent bien vite dans l’impatience de recevoir ses conseillers et ses invités de tous azimuts. Loin d’être l’éloge de ce président que la gauche sortit  manu militari de l’Elysée, ce livre est plutôt un essai plein de dérision sur le monde politique et  d’auto-dérision de la part d’ un écrivain qui n’avait jamais pensé  appartenir un jour au cercle d’amis d’un président de la Vème République. B. Clavel Delsol

 

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16 août 2026 7 16 /08 /août /2026 18:34
"La liberté de Dieu" par Mgr L.  ULRICH

                                          « La liberté de Dieu »

                                            par Mgr L. ULRICH

 

Editions : CERF

Parution : Octobre 2024

178 pages

22 €

 

On parle toujours de la liberté de l’homme  mais jamais de la liberté de Dieu. L’archevêque de Paris, Mgr Ulrich, inverse le sens des libertés,  perçoit dans l’existence une liberté divine qui invite à discerner les raisons d’espérer. Son analyse inclut autant les efforts de l’Eglise que ceux des laïcs, qu’ils soient scientifiques, théologiens, politiques, intellectuels,  sportifs ou simples citoyens. Tous cherchent  à apporter leur contribution et sont appelés à s’enrichir par le dialogue. L’auteur n’énonce pas un programme mais invite à croire que « notre vie est dans la main de Dieu ».  Ainsi  une philosophie de l’action, aussi humble soit elle,  prônée par Pascal puis Blondel,  mène à  la solidarité non seulement entre les hommes mais entre le Ciel et la Terre. L’intelligence  et  la foi ne peuvent être dissociées. Dieu n’est pas « le grand Célibataire du monde », de même que « l’homme n’est pas seul ». Le christianisme apporte une vision positive de l’avenir, appelant à un savoir  toujours en recherche, à une vie qui se donne sans cesse et n’est jamais finie. C’est pourquoi l’auteur rend hommage aux papes successifs dans leur complémentarité. L’important c’est la résurrection des raisons d’espérer,  la conversion des cœurs, les intentions de l’action,  l’amélioration  du monde. Mais la  foi, l’espérance et la charité ne se font pas seules. Mgr Ulrich insiste sur l’importance de la liturgie où le quotidien et le spirituel sont « partenaires inséparables de la gloire de Dieu », inévitable « entrée dans le mystère », « porte du ciel » que les régimes totalitaires se complaisent à laisser interdite ou fermée. L’Eglise est chanceuse d’avoir des bergers qui considèrent la vie comme un don sacré, et la liberté comme une raison existentielle. L’auteur n’en oublie pas pour autant les péchés de l’Eglise qui lui portent tant  préjudice. Il exhorte alors à se convertir soi-même car comme disait Blondel : « Avant de convertir les mécréants il faut convertir les convertisseurs ». Comme dans la Genèse, au moment de la faute,  Dieu n’apparaît  pas dans le tumulte mais dans « la brise du soir »...  

B. C. D.

 

 

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10 août 2026 1 10 /08 /août /2026 22:03

La ballerine de Kiev" par Stéphanie PEREZ
Par brigitte clavel-delsol
Couverture de l'article ""La ballerine de Kiev" par Stéphanie PEREZ"
"La ballerine de Kiev" par Stéphanie PEREZ

                                          "La ballerine de Kiev" par Stéphanie Perez

Editions: Récamier

Parution : Août 2024

249 pages 

20,90 €

Deux années de reporter de guerre à Kiev incitent  Stéphanie Perez à faire  l’ éloge de ces ukrainiens patriotiques qui le 24 Février 2022 voient leur vie basculer dans les ténèbres. Une question taraude Svitlana, danseuse étoile de l’Opéra nNational de Kiev:  « Danser entre les morts a-t-il encore un sens? ». Mais l’art de la danse et de la musique ne  pourrait il pas sortir ses compatriotes de cet enfer? En voyant partir ses proches sur le front et  rentrer  amputés ou gueules  cassées ou ne jamais revenir , celle-ci est bien décidée  à se rendre utile pour apporter quelque espérance  à ceux restés dans un paysage apocalyptique. Parviendra-t-elle à maintenir au milieu des bombardements,  l'activité de l’Opéra de Kiev  pour sauver le moral et l’honneur de l'Ukraine ? Livre conseillé à une  jeunesse trop épargnée ou trop utopique pour  qu'elle prenne  conscience qu’à un passé de bonheur  peut succéder subitement un présent d’horreur que seul un sentiment de solidarité peut parvenir à  surmonter.
B. C. D. 

 

 

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