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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 14:33

 

 

 

 

Editions de Fallois /L’Age d’Homme

Parution : Août 2012

664 pages

22 €

évaluation : 8/10

 

 

 

Il est facile de comprendre pourquoi ce long thriller a remporté le Grand Prix du Roman de l’Académie française. Ses rebondissements sont multiples sans jamais ennuyer. De plus  il ne se limite pas à une simple  passion amoureuse suivie d’un, voire plusieurs crimes. Il  est  avant tout le reflet d’une société  où certains sont en mal de reconnaissance et d’amour, d’autres à la quête d’intérêts financiers ou de plaisirs à court terme. En effet si le lecteur est impatient de savoir qui  a tué la jeune Nola et  si celle–ci est  un ange ou une catin, il prend plaisir à découvrir un à un les habitants d’Aurora, petite ville de province du New Hampshire, où la chaise électrique punit le crime et la prison tout détournement de mineur.  Harry Québert,  professeur d’université  new-yorkais rendu célèbre par son livre « Les origines du mal », s’y était installé trente ans auparavant quand son disciple Marcus Goldman vient le rejoindre. Alors que ce dernier était venu chercher  chez son maître  le calme et  les conseils nécessaires à la rédaction d’un livre, un drame éclate. Le cadavre de Nola, avec laquelle Quebert eut jadis une liaison, est retrouvé dans le jardin de celui-ci. La police locale comme toute l’Amérique accuse Quebert, aujourd’hui triste  sexagénaire solitaire. Mais l’amitié et la considération que Marcus porte à celui-ci le transforme en détective professionnel. Selon lui il est impossible qu’un maître à penser, plein de sagesse, soit inculpé  d’un crime pervers. Plus qu’un crapuleux mystère  à élucider, c’est toute la société qui est à analyser, les raisons hâtives d’une affaire trop vite enterrée, l’instinct du pouvoir qui se manifeste sous toutes ses formes : l’intellectuel  rêve d’être reconnu par ses écrits, l’éditeur de publier du consensuel,les médias de faire du lobbying,le voyou de se racheter , les parents de sauver l’honneur de leurs enfants, le gourou d’exorciser, l’amant éconduit de supprimer son rival, la police locale de ne pas être court-circuitée par la police d’Etat…Les sujets abordés abondent et le lecteur comprend enfin les origines du mal…

B.C

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 19:14


 

 

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Juin 2012

237 pages

18,50 €

 

 

 

Le prix Interallié 2012 est tombé bien bas. Il a été discerné au dernier roman de Philippe Djian, tout juste bon à servir de scénario pour un film télévisé de mauvais aloi. Car ni le style ni l’évènementiel sont de qualité. Rien de très intéressant dans ce milieu cinématographique où évolue Michèle, la protagoniste. Le passé glauque de ses parents semble la poursuivre, sa vie amoureuse  va d’échec en échec,  les couples  amis s’unissent et se désunissent sous les coupes de champagne et les impulsions du moment, les maris n’ont guère de fiabilité et  les femmes fantasment.  Michèle cependant garde le souci de son fils. Celui-ci n’a aucune ambition, si ce n’est de se battre  pour garder un enfant qui n’est pas le sien. Il  finit par décrocher un travail grâce à l’amie de sa mère et surtout à tuer en toute innocence un violeur qui n’est autre que l’amant secret de Michèle. Si le « Oh .. » final de Michèle relate un dernier sursaut d’espoir en son amie, seule compagne éventuelle pour combler le vide de sa maison après la mort de son chat,  celui du  lecteur est plutôt dû à son soulagement d’avoir enfin fini cette histoire sans intérêt aucun.

B.C

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:46

 

Editions : Phébus

Parution : Août 2012

139 pages

15 €

 

 

 

Les conquistadores n’étaient pas les seuls à rêver d’Eldorado. Ce petit livre est un choeur à plusieurs voix, celles de jeunes Japonaises embarquées pour l’Amérique vers les années 1930. Là les attendent  des  maris japonais partis bien avant elles,  dont elles rêvent, mais  qu’elles n’ont pas choisis. La traversée est longue, et les tourments connus à bord   ne sont rien en comparaison de la découverte de la réalité une fois les exilées arrivées. Les phrases s’allongent, la colère s’accroît, car l’innocence de ces jeunes femmes se transforme en esclavage, l’admiration en jalousie, la gratitude en amertume. Si l’amour surgit et les enfants avec, ce n’est que pour laisser ceux-ci  faire des rêves impossibles et avoir honte de parents mal intégrés. La deuxième guerre mondiale éclate. En un premier temps les Japonais sont arrêtés pour le moindre prétexte. Puis  tombe l’ordre d’expulser des villes tous ceux qui ont  la nationalité des pays ennemis. Le lecteur reste alors avec cette impression de malaise devant le sort des étrangers suspectés d’espionnage aussitôt que la terre d’accueil rentre en guerre. Une série d’interrogations  sur leur devenir précède le vide qu’ils laissent derrière eux: plus de lanternes en papier flottant, plus d’enfants en kimono, plus de fêtes de chrysanthèmes. L’auteur sort ainsi de l'oubli les « discrets Japonais » d’Amérique.

B.C

B.C

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 21:40

 

 

 

Editions : Christian Bourgeois

Parution : Août 2012

153 pages

17

 

 

Toni Morrisson a toujours été révoltée face à l’humiliation que l’homme est capable de faire subir à l’homme. Dans ce dernier roman son objectif est de  restituer toute sa grandeur à celui qui, bien qu’anéanti par l’injustice, parvient à  rester debout. Frank Money, jeune Noir Américain,  enrôlé dans la guerre de Corée pour échapper à la misère de Lotus, son  petit village natal de Georgie, n’a pas envie de rentrer au pays.  Son moral est  pitoyable malgré sa médaille de guerre: les combats  l’ont meurtri à jamais, un crime indu le hante, il  alterne alcool et médecine pour surmonter l’inoubliable. En ces années 1950  le maccarthysme  fait rage  aux Etats-Unis et  Frank n’a échappé à  la guerre puis à l’hôpital que pour  retrouver un autre  enfer sur le sol américain.  Incapable de prouver son amour à celle qu’il aime, il parvient  néanmoins  à porter secours à Cee, sa jeune sœur  qu’il a toujours protégée. Et le lecteur suit alors,  au fil des confidences intimes de Frank qui s’alternent avec un récit condensé, le retour périlleux  à Lotus de cette fratrie, victime des horreurs de la guerre comme du ségrégationnisme. C’est avec des yeux d’adulte que  Frank découvre, après tant d'épreuves, son village natal comme un éden sur terre avec des jardins  fleuris et des femmes capables d'amour. Et si  la cruauté persiste en arrière plan, l’homme qu’il est devenu se chargera de la remplacer par la justice. Tel est le sens de l’enterrement final  qui fait écho  aux premières pages du livre, mais cette fois le mort est enveloppé dans un linceul brodé de toutes les couleurs et se tient à la verticale, en homme libre et respecté, au pied d'un laurier, symbole de gloire et d'immortalité …Dans cet ouvrage magnifiquement écrit, la sensibilité toujours à fleur de peau de Tony Morrison est celle d'une femme pleine de maturité. Certes elle ravive des blessures indélébiles, mais elle laisse derrière elle un beau message d'humanisme.

B.C

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 10:49


 

 

 

Editions : Gallimard

Parution : Septembre 2012

226 pages

18,90 €

Evaluation de l’ouvrage : 4,5/5

 

Ce roman, intitulé du nom de la déesse grecque qui détient dans sa main la roue de la fortune, présente le prototype même de l’anti-héros, malheureux de son sort et pourtant si attachant.  L’histoire se situe à Newark, petite ville de Pennsylvanie  pendant l’été 44. Jusqu’ici, la chance semble n’avoir pas beaucoup souri au protagoniste Bucky Cantor. Doté d'un physique ingrat et d'une forte myopie, celui-ci a eu une grande déception:l’armée américaine ne l’a pas enrôlé  comme  tous ses camarades. Il se promet alors de se vouer à l’éducation sportive de la jeunesse juive et obtient le poste de directeur d’un terrain de sport réservé aux enfants dans l’impossibilité de partir en vacances. Or cet été là, la ville connaît une épidémie de poliomyélite et Bucky Cantor va tout faire pour protéger ses élèves, sans jamais se ménager. Révolté contre l’injustice des guerres et des épidémies qui frappent au hasard, Bucky Cantor ressent  la peur, la tentation de fuir, le désespoir. Hanté par une culpabilité non justifiée, il va en oublier les beautés de l’existence  jusqu’à se discréditer lui-même. Mais Philip Roth ne laisse pas le lecteur dans un sombre désespoir. Du début à la fin il met en scène des personnages secondaires tels que les grands-parents maternels de Bucky Cantor, le docteur Steinberg et sa fille Marcia, tous pleins d’amour,  et l’ancien élève Arnie très  lucide sur l’attitude orgueilleuse de l’homme au javelot, qui veut tout comprendre et maîtriser, jusqu’à vaincre l’invincible  Némésis : très jolie plaidoirie qui disculpe Dieu de tous les maux de la terre…

B.C

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 10:50

 

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Août 2012

253 pages

19 €

4/5

 

 

Plus d’un écrivain a été inspiré par la dégradation d’un couple conjugal, mais l'américaine Louise Erdrich le fait de façon originale et violente, où les va-et-vient entre  amour et  haine, humiliation et folie, lient et délient les relations d’Irène et Gil. Celui-ci est un artiste peintre qui doit son succès au corps de celle qu’il aime. Mais Irène est lasse d’être un simple objet de convoitise et la lecture en cachette de son journal intime par Gil déclenche une guerre sans merci. Dorénavant elle aura deux carnets, l’un où elle inventera des aventures et qu’elle mettra à la vue de Gil, l’autre enfermé à la banque où elle se réfugie pour se retrouver elle-même. Et si «  le jeu des ombres », qu’ils partagent en famille dans la nuit et le froid, allait plus loin qu’un simple  divertissement où chacun croit attraper l’autre, en réalité insaisissable ? Belle métaphore certes, mais  pas nouvelle puisque déjà  Platon en faisait le centre de ses réflexions.  Ce qui est d’actualité, c’est la souffrance des protagonistes d’avoir  été coupés de leurs racines indiennes et élevés dans des familles monoparentales. L’auteur va jusqu’au bout de son raisonnement : les trois enfants apparaissent  pour la première fois unis et apaisés  dans la lumière et la chaleur à la dernière page,  quand le huit-clos infernal finit  et que la lucidité prend le pas sur  le sarcasme. « Merci, les parents, vous m’avez laissé votre mariage, mon matériau, ce qui constitue ma vie », tel est le cri du cœur de Riel leur fille, gratitude qu’Irène et Gil  auraient tant aimé manifester…

B.C

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:34

Editions : L’Iconoclaste

Parution : Octobre 2012

 180 pages

17 €

4/5 

Et si c’était lui, Christian Bobin, « l’homme-joie » qui décèle la beauté et la restitue à son lecteur pour en faire un « homme-joie » à son tour ? Telle semble l’intention de l’auteur, non pas en s’armant de concepts philosophiques, ni en observant la loi du silence ou de la résignation, mais tout simplement en poussant la grille du paradis terrestre et en y regardant le ciel bleu sans portes, car ouvert à tous ceux qui veulent bien le voir. Si, comme il l’écrit, « c’est être poète que regarder la vie et la mort en face », Ch. Bobin en est un.  A la fois visionnaire et magicien, il porte  en permanence un regard créateur sur l’éphémère qu’il croise. « Il y a une vie qui ne s’arrête jamais…Elle ne cesse pas une seconde de combler de ses bienfaits les assassins que nous sommes ». Et à partir de ce postulat qui signe « la fin définitive du désespoir », Ch. Bobin se lance dans une énumération de toutes les magnificences de l’existence. Il allie le farouche et le pur, le noir et le lumineux, fait émerger l’harmonie de la cacophonie. Il ressent la présence de l’éternelle absente. Il perçoit des signes pleins d’enseignements, voit la grandeur dans la petitesse, une lueur royale dans les yeux des plus ravagés et « l’or dans le néant ».

 

 

 

 

 

B. Clavel

 

 

 

 

 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:01
« Les désorientés » par Amin Maalouf de l’Académie Française

Editions : Grasset

Parution : Août 2012

520 pages

22 €

Mon évaluation de l’ouvrage : 9/10

 

La lecture de ce livre, aussi réaliste que romantique, ne peut pas  se faire sans émotion. «  Porteurs de rêves les plus nobles »  sous l’emblème du « cercle des Byzantins » quand ils étaient étudiants,  six amis, parvenus à l’âge mûr et dispersés aux quatre coins du monde, sont sur le point de se retrouver sur leur terre bien-aimée du Levant. Tous l’avaient  quittée à cause de la guerre, sauf Bilal, l’amant de l’irrésistible Sémiramis, qui à peine  engagé dans la Grande Armée fut tué par un obus, et  Mourad coupable de  collaboration  avec l’envahisseur et  dont la mauvaise conscience semble l’avoir fait mourir. Mais l’exil n’est il pas tout aussi lâche ? Telle est l’angoisse d’Adam, professeur universitaire d’histoire à Paris, qui prend l’initiative de ces retrouvailles.  Car tous avaient le même idéal nationaliste, et rêvaient d’universalisme. Tous répondent à l’appel : Albert devenu américain, employé  au Pentagone, Naïm le juif journaliste brésilien, Ramez riche industriel jordanien associé avec Ramzi jusqu’à ce que celui-ci se retire dans un couvent  chrétien, Nidal, frère de Bilal, radical islamiste, tous au diapason de leur époque et en même temps tellement opposés les uns aux autres. Rien n’arrête l’amitié, mais rien non plus n’arrête le temps ni le destin de chacun. Le lyrisme d’Amin  Maalouf rappelle le caractère universel de l’expérience personnelle au cœur de la vie, ce sentiment inévitable de l’échec quand la voix de la sagesse est inaudible et le  bonheur  perdu à jamais,   ce qui rend  ce roman le plus bel événement  de la rentrée littéraire.

B.C

 

 

 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 21:49

 

Editions : L’ARPENTEUR

Parution : Juin 2012

386 pages

21,50 €

Mon évaluation de l’ouvrage : 8/10

 

 

 

Les horreurs de la guerre  résonnent comme un leitmotiv obsessionnel,  autant de la part du protagoniste que  de l’auteur lui-même. En même temps qu’une histoire d’amour impossible, Lancelot Hamelin relate, à l’appui de divers discours politiques et d’évènements réels, les conséquences désastreuses  de la guerre d’Algérie. Et cela à partir d’un journal intime adressé à l’être aimé, celui d’ Octavio, jeune Français d'Oran d'origine espagnole, étudiant à Paris à partir de 1955. Celui-ci a du mal à se situer entre ses camarades communistes, ses amis du FLN et son frère gardien de la paix à Paris qui fait partie de l’OAS. Octavio a toujours aimé Judith, la femme de ce frère, jamais nommé mais omniprésent. C’est pourquoi il attend d’avoir besoin de leur aide avant d’aller frapper chez eux. Et l’aide est urgente. Octavio a refusé de partir sous les drapeaux  tuer ses frères, vit clandestinement dans l’immonde bidonville de Nanterre réservé aux Algériens où il assiste à des scènes insoutenables, tandis qu’il  prend de plus en plus de risques pour le FLN. Mais peu à peu le doute s'instaure en lui car tout l’assaille : la maladie, la trahison, le corps de Judith, le souvenir de son vieux père,  la violence du FLN lors de la «  nuit rouge » …Quelle sera alors sa décision pour qu'une fois au moins dans sa vie il soit maître de sa vie? Ainsi Lancelot Hamelin parvient à merveille à rendre cet esprit de l’époque où l’anticolonialisme et la révolution se rejoignent, de même que la violence et le martyre, la justice et la vengeance, jusqu’au jour où la faiblesse trahit, l’amour devient maladie et la haine folie.

B Clavel

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 10:04

Editions : Actes Sud

Parution : Août 2012

202 pages

 19 €

 Mon évaluation de l'ouvrage : 4/5

 

« Le sermon sur la chute de Rome » révèle combien est utopique la cité parfaite. Même le plus simple projet est menacé par la faiblesse de l’homme. La nature amorale de celui-ci  peut détruire en un instant ce qu’il a mis tant de temps à construire.  Dès le début le lecteur est emporté par une écriture magnifique qui va se métamorphoser avec le temps. A de longues phrases poétiques  pouvant remplir plus d’une page, succèdent des dialogues qui tombent au cœur de la débauche, avant de rejoindre un discours inspiré par St Augustin, plein de lucidité sur la condition humaine. L’histoire est simple, c’est celle de Libéro et Matthieu, deux étudiants en philosophie à Paris qui retournent dans leur village natal corse où ils décident de rester. Selon eux ils seront bien plus utiles à la société en prenant la gérance d’un bar et en   développant  le tourisme plutôt qu’en manipulant des concepts. Tout semble réussir jusqu’à ce que l’alcool et les femmes dégradent l’atmosphère et que  la violence  chasse le bonheur. Mais pourquoi pleurer ? La cité céleste est seule éternelle,  Dieu n’a jamais promis le bonheur ici-bas, et  le vieux Marcel l’a compris : depuis sa tendre enfance il garde cette photo de famille sur laquelle s’ouvre le roman, unique  rempart terrestre contre l’oubli et le temps. Livre où l’auteur parvient à faire de son style le reflet de sa pensée.

B.C.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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