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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 16:42
"L'été des quatre rois" par Camille Pascal

 « L’été des quatre rois » par Camille Pascal

 

Editions : Plon

Parution : Juin 2018

643 pages

22,90 pages

 

Si la  révolution de 1830 fut aussi rapide que l’éclair, Camille Pascal n’ épargne aucun détail.  Charles X, en créant des ordonnances et bafouant la Charte, ouvre  grand les portes de la révolte à laquelle il répond par la violence, envoie de Saint-Cloud des troupes contre les émeutiers avant de proclamer l'état de siège à Paris.  Le récit  est fait avec  l’exactitude  d’un historien et une parfaite connaissance des personnages que l'auteur replace avec talent dans un  contexte vivant  et propre à chacun.  Certes il ne se départ pas de son sarcasme quand il fait allusion à la piété excessive du roi,  à l’incapacité du dauphin, le duc d'Angoulême, à la fidélité aveugle  de certains ministres et aux ambitions  de ceux qui quittent le navire avant l’heure. Ses descriptions du pillage du Palais de l’Archevêque de Paris ou de l’émersion des cadavres putréfiant les quais de Seine sont d’un réalisme bouleversant. Il n’oublie rien, ni l' obéissance du maréchal Marmont au roi, ni la vivacité de Thiers à placarder avant l’heure l’honnêteté du duc d’Orléans, ni le désir ardent de La Fayette de reprendre du service...C’est un ballet de pairs, de députés et de généraux que l’auteur fait danser devant un vieux roi en bonnet de nuit plus que sous une couronne. Le drame n’en finit pas de durer car si  Charles X abdique, c’est  en faveur de son propre petit-fils, Henri V, et madame Adélaïde, soeur du prince d’Orléans, ne se contentera pas d’une régence pour son frère! Ce n’est pas non plus sans ironie que l’auteur dépeint tout en lenteur  le convoi du roi déchu traversant  la Normandie  avec l’exigence et l’apparat d’un vainqueur, tandis qu’à Paris, sans la présence du moindre ecclésiastique, a lieu l’intronisation de Louis-Philippe. Les passages hauts en couleurs et en émotions sont nombreux, l’épopée souffle toujours derrière le tragique de la situation, Victor Hugo n’est pas loin et Camille Pascal, comme un bon disciple,  lui rend la parole. Roman-fleuve très vivant et  fidèle à l’Histoire,  qui  a mérité le Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2018 !

B.C.D.

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 20:45
« La traversée du paradis » par Antoine Rault

« La traversée du paradis » par Antoine Rault

 

Editions : Albin Michel

Parution : Avril 2018

566 pages

22,90 €

 

« Tu peux me tuer, pas me contraindre à ne plus être moi. Je suis le maître de moi-même ». Si le destin n’en finit pas de s’acharner sur le lieutenant  Gustav Lerner sorti amnésique de la première guerre mondiale, il ne baisse pas les bras. A peine a-t-il  trouvé un foyer chez une veuve de guerre et un petit travail chez un libraire juif d’Hanovre, qu’il est  suspecté d’être un déserteur et accusé de communisme.  Cible parfaite des services secrets allemands pour infiltrer le komintern des Bolcheviks, Gustav finit par accepter cette mission. Il pourrait peut-être retrouver à Petrograd Tamara qu’il a aimée, elle-même devenue victime de  la terreur des tchekistes. « La Russie est morte. On ne vit pas ici. On crève », on arrache les enfants à leur mère pour les faire éduquer par le Parti, on supprime tout suspect réactionnaire, tel se présente "le paradis" du communisme. Un beau roman d’amour dans une cruelle page d’Histoire, où les pires filatures et carnages politiques s’alternent avec des passages pleins de douceur et de grandeur d’âme. Le style est envoûtant, l’approche  psychologique parfaite, le récit très réaliste et la leçon précieuse: «  d’une révolution par la violence et le sang ne peuvent naître que ruine et malheur ».  Hymne à la liberté, à la paix, à l ‘amour, à la solidarité : toutes les raisons sont réunies pour  lire ce beau roman.

B.C.D.

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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 17:38
« Félix et la source invisible »  par Eric-Emmanuel SCHMITT

« Félix et la source invisible »  par Eric-Emmanuel SCHMITT

 

 

Editions : Albin Michel

Parution : Janvier 2019

227 pages

17 €

 

Une fois de plus E-E Schmitt séduit par la sincérité de  son humanisme. Car comment rester indifférent à sa dernière héroïne, Fatou, sénégalaise exilée à Belleville, vouée au bon fonctionnement de son commerce mais néanmoins ruinée par faute de négligence de l’administration française ? Son histoire tourne au tragique quand Fatou réalise l’ampleur du désastre de sa situation financière, elle qui a tout fait pour protéger son petit Félix. Ni les antidépresseurs de la médecine ni les billets versés aux marabouts ne se révèlent utiles pour lui redonner  goût à la vie ? Plus qu’un retour en Afrique c’est une plongée dans ses racines, dans une communion de pensée avec ses ancêtres, dans un contact physique avec sa terre, avec son fleuve,  avec ceux qui l’aiment, dont elle a besoin. Car vouloir se battre seule face à l’animosité ambiante, à la guerre tribale comme à la suprématie de la technocratie ne peut perdurer. « Boire à la source invisible », est le seul recours possible auquel invite   l’auteur, pieuse devise  aussi animiste que chrétienne…Livre à la fois humoristique et spirituel où l’imagination africaine vient égayer le rationalisme français ! B.C.D.

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 10:07
« Dix-sept ans » par Eric Fottorino

« Dix-sept ans » par Eric Fottorino

 

Editions : Gallimard

Parution : Octobre 2018

263 pages

20,50 €

 

 

Ce livre est un parfait exemple de la résilience selon Boris Cyrulnik. Eric, le narrateur est un enfant né hors mariage qui a toujours eu du mal à comprendre sa mère jusqu’au jour où celle–ci lui révèle ne s’être jamais remise d'une éducation  psychorigide qui lui imposa un avortement d’une petite-fille née après lui. Alors l’auteur-narrateur met en scène cette jeune-fille de dix-sept ans, qu’il n’a jamais appelée maman mais Lina, trop jeune pour enfanter et surtout pour être abandonnée successivement par deux hommes qu’elle aima en toute innocence. Ce roman, autobiographique ou non, reste prétexte à révéler ce qu’un enfant ressent sans jamais comprendre : l’autoritarisme du  matriarcat encouragé  par une église caricaturée. Heureusement l’histoire demeure très belle, le narrateur met ses pas dans ceux de sa mère exilée sciemment d’un voisinage suspicieux. Plus que jamais le visage voilé de tristesse de sa mère rejaillit devant ses yeux tandis qu’il erre  dans le Nice où il naquit. Des rencontres impromptues, des découvertes de bonnes actions qui compensent des erreurs inexcusables permettront-elles à Lima de pardonner et à Eric de  retrouver sa propre identité qui lui a été volée ?  Car c’est la complexité humaine que dépeint ici Eric Fottorino, cet enfer pavé de bonnes intentions  quand les préjugés passent avant l’amour maternel…

B.C.D.

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 18:48
« LE SILLON »  par Valérie Manteau

« LE SILLON »  par Valérie Manteau

 

 

Editions : Le Tripode

Parution : Juillet 2018

262 pages

17 €

Prix Renaudot des Lycéens 2018

 

Une escapade amoureuse  à Istanbul pour rejoindre un amant turc se transforme peu à peu  en une étude de la société stambouliote. Car plus que la voix de l'auteur, ce sont celles des journalistes, des artistes et des étudiants qui résonnent. « Il faudrait être tordu pour faire des enfants dans ce pays », « je n’ai aucune intention de crever pour ce pays » : derrière cette tonalité  légère et un style indirect libre sans ponctuation, un  sujet grave, celui de l’intelligentsia d'Istanbul tiraillée entre l’Europe et l’Asie, entre intégrisme et dictature, entre le quartier bobo de Cihangir et celui de la mosquée de Tophane, entre le passé et l’avenir. La narratrice  déambule dans les rues, se plonge dans les mémoires de Hrank Dink,  journaliste turc-arménien dans l' "Agos",  le "Sillon", assassiné en 2007. Rien n’est plus comme autrefois : personne n’est en sécurité, et les femmes plus que toutes, les loyers sont  exorbitants, les salaires  inexistants,  la place Taksim à l’heure du  négationnisme retentit de « nous sommes tous arméniens », les féministes parlent dans le vide, les touristes sont absents, plaider pour la paix est un délit …La liste des mécontentements et des emprisonnements est longue,  car rien ne semble possible dans ce pays que ce soit la liberté, l’art ou même l’amour. Alors tout le monde veut en partir, sauf la narratrice qui veut comprendre. L’amant séduisant cherche-t-il à sortir  du sillon national ou à s'y calfeutrer? Tient-il  vraiment à  retenir cette Française désemparée, plus voyeuriste qu’utile? Livre plein d’intérêt qui dévoile la Turquie  actuelle…

B.C.D.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 19:15
« Nous,  les vivants »par Olivier Beys

« Nous,  les vivants »par Olivier Beys

 

 

Editions : Albin-Michel

Parution : Août 2018

180 pages

16 €

 

 

Jonas le narrateur  est un pilote d’hélicoptère argentin chargé  de ravitailler le refuge Maravilla, à plus de 4000m d’altitude au dessus du village Uspallata que la cordillère des Andes enserre de tous côtés. Bien peu d’Uspallatais ont exploité l’intérieur de ces montagnes et Jonas fait partie de ceux-ci. Dès les premières pages le lecteur ressent l’enfermement  de ce village privé du monde et du soleil à cause de ses barres rocheuses, sentiment d’enfermement  qui va croissant au fur et à mesure que l’hélicoptère s’élève dans le ciel et que  Jonas découvre dessous lui un  gouffre apocalyptique. Et si  le pilote et l’hélicoptère ne font plus qu’un quand le vent et la neige se lèvent, il y a un moment où la machine  rend l’âme et l’homme ne peut que se réchauffer aux piscos. C’est là qu’intervient le gardien du refuge et son client passager, un dénommé Jésus, ingénieur chilien chargé de vérifier les frontières dans les pas duquel Jonas devra mettre les siens s’il veut être sauvé. Mais les épreuves se multiplient,  et le lecteur perd pied, ne sachant plus s’il s’agit d’une aventure intérieure ou d’un cauchemar infini. Livre magnifique qui rappelle Frison-Roche, Rebuffat,  Saint –Exupéry, voire même le Jonas de la Bible, comme si  les forces surnaturelles avaient pour rôle de rappeler à l’homme sa petitesse et sa fragilité…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 10:25
« NOS VOYAGES INTÉRIEURS  vers une renaissance au Japon »  par Claire & Reno MARCA

« NOS VOYAGES INTÉRIEURS  vers une renaissance au Japon »  par Claire & Reno MARCA

 

 

Editions : Flammarion

Parution : Septembre 2018

219 pages

25 €

 

Ce livre de Claire & Reno Marca  est une splendeur picturale et poétique. Si les peintures de Reno et les récits de Claire parus aux éditions La Martinière séduisent les globe-trotters depuis plus de dix ans , « Nos voyages intérieurs » offre une dimension inespérée. Ce dernier ouvrage parvient à  cerner à travers les paysages rencontrés  la substance même de la vie, celle que Reno a failli perdre mais à laquelle Claire s’est accrochée. La plume de Claire court à toute allure. La cadence du crayon et du  pinceau  de Reno, affaibli par deux cancers successifs, parviendra-t-elle à  la suivre  lors de cette échappée au Japon? La sensibilité à fleur de peau de ces deux époux a toujours extirpé l’essentiel  des pays traversés autour de la mer d'Arabie. Le lecteur ressent l'effluve des parfums adoucir les remous menaçants des rivières et des vents, les enthousiasmes et craintes s’alterner, car la simplicité d’expression et l’authenticité  des sentiments  sont de rigueur quand le cauchemar s’immisce dans le rêve. Bien  plus qu’une aventure de voyageurs et une simple récapitulation de souvenirs, il s’agit d’une pensée qui s’interroge sur la nature de l’espace,  du temps,  de l’humain, un livre d’amoureux, si amoureux de la planète que celle-ci devient leur raison d’être en même temps que  leur bouée de sauvetage. Le Japon qui les accueille est « un vrai baume végétal ». Les peintures de Reno se multiplient de nouveau, leurs couleurs retrouvent leur gaieté initiale en même temps que  Claire acquiert la paix intérieure. Et  si  la plante du «  sang-dragon » aux vertus thérapeutiques n’est jamais esquissée par le peintre elle  reste  le symbole de ce graal qui fait autant courir que grandir…

B.C D.

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 22:35
"Les Suprêmes" par Edward Kelsey Moore

« Les Suprêmes »  par Edward Kelsey Moore

 

 

Editions : Actes Sud

Parution : Mai 2015

414 pages

9,70 €

 

 Odette, Clarisse et Barbara sont trois amies qui s’adorent. A force de partager leurs rires et  leurs secrets elles ont tissé entre elles des liens indéfectibles  et renforcé leur courage. Odette  est la bonté même et n’a peur de rien. Peu lui importe s’il faut payer un copain pour lui servir de cavalier, si sa grand-mère aveugle lui coud des robes horribles . Elle est née dans un sycomore, aime la vie, son mari,  son métier de « dame de cantine en chef », soigne son cancer à la marijuana et s’efforce d’être toujours gaie et intègre devant ceux qu’elle aime. Clarisse se console avec son piano  pour oublier du mieux qu’elle peut  les infidélités  de son mari. Barbara « fille de gouttière aux yeux de chat » est la plus belle mais la plus malheureuse, partagée entre sa bible et la vodka. Toutes trois Afro-américaines, elles  sont si battantes et rieuses que dans leur petite ville de Plainview on les nomme «  les suprêmes ».  Le style de l’auteur leur ressemble, le moindre détail de la vie  a son importance, le décor est celui de l’Amérique des années 60, les sentiments sont pathétiques, l’auteur est un fin psychologue qui se lance dans une  véritable fresque  sociologique, jamais ennuyeuse et toujours mouvementée. Livre détendant qui reflète avec humour l’éternel féminin dans  sa détresse  et sa tendresse… Le lecteur ne sera pas étonné d’apprendre qu’une suite à  cet épais roman  vient de paraître  sous le titre « Les Suprêmes chantent le blues »,  tant leur vocation est de chanter l’existence.

B.C.D.

 

 

 

 

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 14:37
« La nuit des béguines » par Aline KINER

« La nuit des béguines » par Aline KINER

 

 

Editions : Liana Levi

Parution : Août 2017

321 pages

22 €

Si le  béguinage est toujours resté un mode de vie un peu flou,  Aline Kiner  révèle  sa complexité de façon séduisante.  Elle réussit  à faire un roman passionnant  à partir de maints détails    historiques où prédomine  un désir de vérité, un « miroir d’âme simple » qui reflète le cœur de bien des femmes.  En1310, à l’heure de  l’Inquisition, après la condamnation de cinquante-quatre Templiers,  Marguerite Porete est condamnée au  bûcher en tant qu’écrivain hérétique  place de Grève    par l’évêque Guillaume de Paris. A partir de cet événement  se développe toute l’angoisse  de ces femmes pieuses mais avides d’indépendance intellectuelle. Tenues sous  le joug d’une église inconditionnelle, elles réagissent face à leurs épreuves personnelles, les unes avec violence comme Maheut, les autres avec douceur comme Isabeyl ou  naïveté comme Ade. Car accueillir  une épouse en fuite ou  se lancer dans la traduction des livres de Marguerite Porete est un grand risque  que personne n’ignore et néanmoins qu’acceptent les béguines. Mais qui est ce frère Humbert, franciscain à la recherche de Maheut, qui s’adoucit petit à petit  au contact des béguines, jusqu’à les compromettre ? De même  Giacomo le commerçant ne subit-il pas la même séduction ? Les Béguines seraient-elles les seules à  donner un nouvel élan de chrétienté et à refléter la flamboyance des âmes face à « l’ange exterminateur », le démon qui sépare les êtres nés pour être ensemble?  Très joli livre qui résume la résistance des femmes face à la folie du monde.

Brigitte Clavel Delsol

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 09:39
 « Henri de Rothschild, un humanitaire avant l’heure » par Nadège Forestier
 « Henri de Rothschild, un humanitaire avant l’heure » par Nadège Forestier


 

« Henri de Rothschild, un humanitaire avant l’heure » par Nadège Forestier

 

Editions : Cherche Midi

Parution : Août 2018

228 pages

 

20 €

Si Henri de Rothschild multiplie ses  initiatives caritatives,  la fortune familiale n’en est pas l’unique raison. Nadège Forestier, son arrière-petite-fille, l’atteste en toute objectivité, sans excès d’affectivité ni de fierté. L’exemple de son père fondateur d’une thalassothérapie pour tuberculeux et le puritanisme de sa mère  imprègnent H. de Rothschild d’une hiérarchie de valeurs indéniable. Il sera médecin et cette décision irrévocable l'incite non seulement à prodiguer des soins médicaux mais aussi à encourager la recherche scientifique. Il œuvre à la stérilisation du lait, ouvre  un dispensaire pour enfants vite trop étroit avant de  construire la polyclinique Marcadet à Paris. L’héritage de deux immenses fortunes va-t-il lui faire perdre son âme? Entrepreneur inlassable, ses initiatives se multiplient, qu'elles soient philanthropiques, industrielles ou artistiques.  Il crée la société anonyme des automobiles Unic (cf photo), apporte  son aide financière   à Pierre et Marie Curie, fonde Isabey parfum, Montsavon, Maille moutarde, invente le chocolat en poudre, inaugure les jus de fruits en bouteille,  procure  de l’ambrine pour les grands brûlés... La guerre finie, une passion pour le bateau le décide à faire le  tour du monde qui  va renforcer son esprit d’ouverture, déjà concrétisé par l’acceptation du mariage de sa fille avec un catholique. Il a tous les talents, écrivain  à succès il devient directeur du théâtre de Pigalle. Le  secret de sa réussite n’est autre que la devise familiale à laquelle il n'a jamais dérogé: " Concordia, Integritas, Industria". Livre qui plonge le lecteur dans une époque qu’Henri de Rothschild sut traverser avec grandeur, utilisant face aux antisémites "le silence du dédain", s'efforçant avant tout de contribuer à l'amélioration du niveau de vie de ses contemporains et à la renommée de la France  comme le reconnut le roi du Portugal, son invité...

BCD 
 

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