6 novembre 2019
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« Une heure de ténèbres » par Michèle ROWE
Editions : Albin Michel
Parution : Septembre 2017
549 pages
24 €
Cet aperçu du Cap est peu banal, au mieux « une méditation contemplative sur la souffrance inévitable de l’être humain ». A l’heure où les écologistes font éteindre les lumières par solidarité pour la planète, des malfrats réalisent un kidnapping innommable. La dimension du roman va au-delà du policier. Au-delà aussi des suites de l’apartheid. Certes il y a des blessures qui ont du mal à cicatriser. Mais dans toute région où l’immigration économique s’instaure, il faut du temps pour que la fracture sociale se réduise. La beauté originelle des terres laisse place à une architecture urbaine décevante, les haies d’hibiscus finissent par disparaître derrière de hauts murs recouverts de graffitis et surmontés de protections électriques. La nature humaine, grisée par l’appât du gain ou le carriérisme, s’endurcit et engendre une jalousie qui peut tourner en haine. La vie surfaite de la riche résidence de Dieu-Donné donne à Annette l’impression de jouer une comédie qui malheureusement va tourner en tragédie. Le talent de la Sud-Africaine Michèle Rowe est de révéler par touches subtiles les bassesses humaines en alternant une tristesse infinie de l’âme et une ironie du sort où l’humour est sous-jacent. Ce roman est aussi passionnant que réaliste: la psychiatre Paula se définit comme une rationaliste scientifique mais est incapable de soigner le mal-être de sa fille ; les écologistes s’inquiètent pour les crapauds léopards en voie d’extinction tandis que d’ingénieux gangsters influents et sans scrupules violent incognito la propriété des terres tout en s’immisçant dans la police. Malheureusement les pervers ne sont pas toujours ceux qu’on croit et ce sont les jeunes idéalistes qui en pâtissent...Un voyage passionnant et un souvenir inoubliable de l'attachante inspectrice Persy!
…B.C.D.
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2017
31 octobre 2019
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« SOIF » par Amélie Nothomb
Editions : Albin Michel
Parution : Août 2019
160 pages
11,50 €
Amélie Nothomb n’a peur de rien, ni de Barbe Bleue ni du comte Neville ni de se mettre dans la peau et les pensées de Jésus sur la croix. Le style du début est pauvre et des plus familiers car il faut bien que Dieu fait Homme soit crédible, et de ce fait semblable à l’humaine condition. Certes Amélie Nothomb a raison de souligner l’importance du corps et de sa pleine existence et d’affirmer qu’ « il n’y a pas d’art plus grand que celui de vivre ». Alors Jésus transforme l’eau en vin, guérit les malades et ressuscite les morts, même si, selon l'auteure, il ne récolte que l'ingratitude. Mais attribuer à Jésus toute une fratrie au lieu d’un cousinage et des sentiments amoureux pour Marie-Madeleine au lieu du pardon, n’est ce pas revenir au temps des apocryphes? Dédaigner la pensée jusqu’à l’appeler « acouphène », mépriser l’esprit jusqu’à faire dire au Christ que « le mal trouve toujours son origine dans l’esprit » ne revient-il pas à oublier que le bien lui aussi a son origine dans l’esprit ? Une fois sur la croix, le Jésus d’ A. Nothomb a du mal à résister au diable tout en le niant. L’amour de Dieu ne serait qu’un concept, « le pouvoir de l’écorce » tombe, cet « élan mystique » qui permettait le miracle disparaît, la rationalité prend le dessus. Le style devient celui du « faux-calme », comme il se définit lui-même, il s'emporte. On n’est plus en christologie mais dans une littérature fantasque où l’imagination s’accroche à l’idéologie ambiante. C’est le refus de l’obéissance à Dieu, la révolte, l’injure qui aboutit à la réfutation définitive de la Trinité. Malheureusement en méconnaissant la nature divine de Jésus, en niant le salut apporté par la passion du Christ, A. Nothomb récuse ce désir de spiritualité auquel aspire l’homme. Si la crucifixion n’a servi à rien, si Dieu n’est pas un recours au moment de la mort, c’est l’espérance qui est ôtée et remplacée par l'espoir d’un prix littéraire, même si la forme n'est pas meilleure que le fond… B.C.D.
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2019
29 octobre 2019
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« LE TUNNEL » par A. YEHOSHUA
Editions : Grasset
Parution : Février 2019
431 pages
22,90 €
C’est en terre d’Israël et plus précisément dans le Sud, dans le désert endormi du Negev, qu’ A. Yehoshua entraîne le lecteur, en compagnie de deux ingénieurs des Ponts et Chaussées , l’un en début de carrière, Mimouni, l’autre à la retraite, Zvi Louria, souffrant d’un début de la maladie d’Alzheimer. Les thèmes abordés sont graves et nombreux mais une plume à la fois tendre et humoristique tient en haleine jusqu’à la dernière page. Grâce à la mise en confiance par une épouse aimante, Zvi Louria va faire fi de son orgueil et se rendre le plus utile possible. Son projet : contribuer à l’élaboration d’une route clandestine à l’usage de l’armée. Mais bien vite Louria découvre que les intentions de son collègue ne sont pas exclusivement techniques. Pourquoi raser une colline au bout du cratère Ramon, magnifique cirque naturel? Pourquoi s’y réfugie en cachette une famille sans identité, ni arabe ni juive ? Alors le projet d’un tunnel devient la solution. Mais à quel prix ? Les descriptions du paysage sont superbes et les échanges entre les personnages émouvants. Le tunnel est sans doute aussi celui qui va de l'hôpital de Tel Aviv jusqu'aux vestiges archéologiques de la très ancienne civilisation nabatéenne trop souvent oubliée. Un espoir se lève comme si la jeune fille aux deux jolis prénoms était le prochain emblème de ce pays dont les habitants ne demandent qu’à se côtoyer en toute sérénité et protéger leurs richesses communes.
B.C.D.
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22 octobre 2019
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« Le rêve du Celte » par Mario Vargas Llosa
Editions : Folio
526 pages
Prix Nobel 2010
C’est une histoire vraie qu'atteste une chronologie minutieuse et qui emmène au cœur des ténèbres. Le rythme de Mario Vargas Llosa est lent, répétitif, celui d’une enquête sans fin et d’un perpétuel combat au nom de la liberté et de la dignité humaine. Les découvertes du protagoniste Roger Casement, missionné par le gouvernement britannique dans les années 1880 pour veiller à l’apport au Congo des « Trois C », (civilisation, christianisme, commerce) sont insoutenables. Mutilations, tortures, enlèvements et viols se succèdent si les quotas du caoutchouc récolté ne sont pas respectés. Pendant vingt ans ce courageux consul recueille témoignages sur témoignages, jusqu’à ce qu’il soit désigné pour une autre mission, en Amazonie cette fois, où il retrouve les mêmes horreurs qu’au Congo. Certes l’intérêt de ce livre réside dans les profondes désillusions de ce philanthrope imbu de justice, mais aussi dans ses ressentiments au cœur de la prison de Pentoville où il est incarcéré et menacé de pendaison. Car, bien qu’il ait été anobli par le gouvernement britannique pour ses célèbres rapports, cet amoureux de la liberté restait irlandais avant tout. Son devoir n’était--il pas de soutenir le soulèvement de son Irlande natale asservie par les Britanniques? Et si sa vie n’avait été qu’une suite d’erreurs ? Pourquoi avoir mis son espoir nationaliste dans l’empire allemand ? Pourquoi avoir donné son affection à un renégat en herbe? Pourquoi un journal intime plein d'obscénités? Plein de mystères entourent encore cet homme, haï par les caoutchoutiers, héros pour les révolutionnaires irlandais, traître pour les Britanniques. Mais pour le lecteur comme pour M. V. Llosa il demeure « un vrai citoyen du monde ». Livre très intéressant qui révèle à quel point les déviances du colonialisme ont perturbé cet homme attachant jusqu’à lui faire perdre sa santé morale et physique en même temps que ses capacités de discernement. B.C.D.
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2010
16 octobre 2019
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« Au bonheur des fautes » par Muriel Gilbert
Editions : Vuibert
Parution : Avril 2018
249 pages
17,90 €
Ce livre est truculent. Muriel Gilbert est correctrice de rédaction au journal « Le Monde ». On est en droit d’attendre d’elle une rigueur imparable mais c’est tout le contraire. Son amour de la phrase, où la forme est inséparable du fond, où la ponctuation comme l’orthographe se révèlent les vecteurs de la pensée, en fait une amoureuse de l’écriture. Et quand on aime, on n'occulte pas les fautes, on en rit, on aide à les corriger, on en cherche les raisons. Car elles sont multiples : fautes typographiques, de grammaire ou d’étourderie, barbarismes ou faux-sens, toutes ont leur raison d’être sauf d’humilier celui qui écrit. Ainsi Muriel Gilbert avec beaucoup d’humour donne de précieux conseils mémo-techniques, décomplexe le distrait comme le mauvais en orthographe, avoue humblement ses propres faiblesses de correctrice. Lecture conseillée aux stressés et complexés de tout âge, car l’orthographe ne doit pas être une bête noire, mais le plaisir de donner vie au mot en unissant originalité et précision, ce que l’informatique ne saura jamais faire.... B.C.D.
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2018
15 octobre 2019
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« Par amour » par Valérie TONG CUONG
Editions : Lattès Janvier 2017
Poche janvier 2018
Ce récit à plusieurs voix est un magnifique témoignage des habitants du Havre au cours des dures années 1940 à 44. Il est dédié à la famille maternelle de Valérie Tong Cuong dans laquelle elle passait ses vacances enfant. Le lourd silence qui pesait sur cette période en disait long sur les souffrances endurées. La romancière n’hésite pas à fouiller les cœurs, à justifier leurs sentiments, à décrire avec réalisme une réalité douloureuse. Ce qui frappe le plus c’est la fidélité de l’historienne aux évènements vécus. Elle reprend un à un les ordres allemands d’évacuation et de réquisition, le prix à payer pour une libération. Elle fait résonner les bombardements des Alliés qui ne font du Havre qu’une ruine mortifère, sans oublier de rappeler les bienfaits de l’Association Guynemer, de l’accueil paradisiaque des Français d’Algérie et du malheureux naufrage du Lamoricière. Tandis que chacun résiste à sa façon, les uns ouvertement, d’autres plus prudemment, la famille se déchire, se sépare, s’aime sans toujours comprendre l’incongruité des évènements. Un livre empli de très beaux exemples de solidarité qu’on espère retrouver dans le tout dernier roman de V. Tong Cuong inspiré de notre propre époque …
B.C.D.
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2017
7 octobre 2019
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« A la première personne » par Alain Finkielkraut
Editions : Gallimard
115 pages
Parution : Août 2019
14 €
Cher Alain Finkielkraut,
Votre première personne qui met cartes sur table n’est pas celle du singulier, mais celle du pluriel, celle de nous tous qui déplorons ces idéologies abstraites, au nom d’un égalitarisme sans frontière, rendant toute Histoire nationale une image d’Epinal.
Vous avez raison de rappeler Auschwitz, son exploitation anticapitaliste par les uns, le négationnisme affirmé par d'autres, et aujourd’hui son instrumentalisation pour démolir la politique israélienne, que certains conquistadors prétendent inspirée par celle de Josué qui anéantit Jericho…Mais combien savent qu’il s’agit d’une victoire de la prière et non des armes ?
Si « le plus jamais ça » résonne faux, merci de nous rappeler que la guerre n’est pas qu’économique mais répond à des passions, des croyances, des coutumes …C’est alors que l’étranger s’impose et que l’indigène se sent en exil. C’est ainsi que la démocratie prône l’égalitarisme et l’émancipation de l’individu, raye le passé au profit d’une marche en avant à tout prix. Certes on croit le totalitarisme vaincu, mais il est comme le diable, il prend une autre forme.
La solution, vous la donnez : si elle est une fois pour toutes dans le partage de la Palestine, elle est aussi dans cet « amor mundi » qu’on trouve dans la littérature, « douce volupté » seule à nous laisser croire qu’on n’est pas tout à fait mort et qu'on a encore le droit d'espérer …
Brigitte Clavel Delsol
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2019
4 octobre 2019
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« Le génie du Christianisme »
Editions : L'ACCOLADE
Imprimé aux Etats-Unis Juillet 2016
812 pages
Comment inciter à la lecture d’un ouvrage de près de deux siècles d’ancienneté avec au surplus un titre qui pourrait paraître provocateur si ce n’est en évoquant la beauté pleine de simplicité du style de F-R de Chateaubriand, sa culture étonnante et sa générosité? Car au lieu de s’éloigner des hommes par tant de savoir et de réflexion, il se met au service de l’humanité qui selon lui ne doit ignorer rien de ce qui l’a précédée et de ce qui va lui succéder. Admirateur du paganisme, il accuse néanmoins de froideur le héros antique comparé au chevalier chrétien et de barbarie les rites sacrificiels du polythéisme. Son souci n’est pas de prouver la vérité du christianisme dont se sont moqués les Encyclopédistes et que la Révolution a voulu éradiquer. Il veut simplement mettre en garde contre le positivisme et redonner vie à une religion toute poétique et chaleureuse. Contemplateur né, il subjugue par ses descriptions d’une nature toute en harmonie d’où découlent la cause première et la finalité du Créateur, il élucide le mystère des lois naturelles comme celui des rites et des sacrements. Il révèle un Dieu amoureux de la liberté, proclame évidente la divinité de Celui qui s’est fait le défenseur des plus faibles. Il perçoit dans le désir d’éternité qui torture l’homme l’essence même de l’âme. Il voit dans le serment l’apaisement des passions et des doutes, et l'éternel humain dans la concomitance des fêtes païennes et des cérémonies religieuses. Par son style enchanteur entrecoupé d’extraits des écrits les plus nobles et de témoignages bouleversants, Chateaubriand séduit. Ses arguments peuvent paraître naïfs, mais son but est atteint : il redonne à la littérature française un esprit religieux plein d’espérance. Un livre que tout le monde devrait lire car il est celui d’un honnête homme empli de foi dans la vie, le meilleur des anxiolytiques. B.C.D.
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2016
25 septembre 2019
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« Dans la paix des saisons » par Christian Signol
Editions : Albin Michel
Parution : Octobre 2016
245 pages
19 €
A l’heure du déclin du monde et de celui de l’âge, l’écrivain du terroir apporte un onguent plein de parfums oubliés. Les plantes odorantes abondent, enivrent le lecteur autant que Matthieu revenu dans la maison des ses grands-parents suite à un grave cancer. S’en suit une convalescence où le dynamisme de ces deux paysans, qui se sont toujours battus pour subsister, redonne peu à peu à leur petit-fils le goût de la vie. Le lecteur ressent ce même bien-être et surtout cette même confiance dans une nature toujours renouvelée et en même temps toujours pareille. Ce sont les mêmes acacias d’autrefois qui agrémentent les beignets d’aujourd’hui, les mêmes poissons de rivière qui procurent les repas du soir, la même exigence de l’effort qui procure la joie du travail. Alors pourquoi avoir choisi une vie urbaine? A ce dilemme de Matthieu s’ajoute un sentiment honteux de trahison et de culpabilité. Car venir se ressourcer chez ce vieux couple, sans rien n' avoir à lui offrir en retour, si ce n’est son abattement physique, contrarie le convalescent. Celui-ci finira-t-il par retrouver les passions bucoliques de son enfance grâce à la bienveillance de ses hôtes? Les campagnards de Christian Signol font penser à ceux de Giono dont la biographe Claudine Chonez loue "l’autorité insolite qui n’a rien de fantastique : ils sont seulement ceux qui en savent plus long sur les lois de la nature et de l’âme"… Très joli livre recommandé aux citadins en manque de nature et poésie... B.C.D.
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2016
23 septembre 2019
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« Ame brisée » par Akira Mizubayashi
Editions : Gallimard
Parution : Juin 2019
239 pages
19 €
C’est par un magnifique tour de force littéraire que l’auteur parvient à transformer un cœur brisé en une reconstruction rédemptrice. Et ce, non seulement grâce à la ténacité du jeune luthier Rei pour reconstruire le violon de son père détérioré sous ses yeux par des militaires fanatiques, mais par un heureux concours de circonstances où la musique sut réunir des êtres des quatre coins du monde et même de l’au-delà. En effet Rei n’a que onze ans en 1938 quand son père, suspecté de trahison par l’armée japonaise, est arrêté lors d’une répétition musicale avec trois étudiants chinois. Le quatuor sera dispersé, le père de Rei jamais revu et l’enfant miraculeusement sauvé par le lieutenant Kurokami, mélomane passionné qui restera sa vie entière honteux de la politique de son pays. Alors Akira Mizubayashi démontre les liens indéfectibles entre un père et un fils, entre des musiciens talentueux voués exclusivement à leur passion commune. Il rappelle surtout le rôle salvateur de l’art et de l’amour dans un monde de haine et semble même prêter une main heureuse à la Providence pour effacer les violences inhumaines. Car si le père de Rei et le lieutenant Kuromaki ne sont plus de ce monde, leurs descendants respectifs ne sont autres que le reflet de leur âme et conscience. Très beau livre dont la simplicité du style ne fait qu’accroître l’extraordinaire véracité de l’histoire et de ce fait permettre une heureuse rentrée littéraire avec la victoire de la vie sur la mort…
Brigitte Clavel Delsol
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2019