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14 septembre 2025 7 14 /09 /septembre /2025 15:26
"Poussière dans le vent" par Leonardo PADURA

                      « Poussière dans le vent »

                                  par Leonardo PADURA

 

Editions : Poche

Parution : 2023

739 pages

 Ils sont huit  amis cubains,  tous différents les uns des autres mais unis  par des liens indéfectibles, heureux de se retrouver, sous n’importe quel prétexte réel ou inventé, à Fontanar, leur refuge qui n’est autre que la maison de Clara. Malheureusement leur gaieté est celle du clown triste :  non seulement l’alimentation se fait rare à Cuba, mais même la vaisselle en plastique et les couvertures doivent être dérobées à la compagnie d’aviation. Ils ont faim mais résistent, ils sont médecin, physicien, informaticien, artiste peintre, vétérinaire…en un mot  ils travaillent même si ça leur coûte plus cher que de ne rien faire, ils volent car ils sont volés par l’Etat, mais ils savent encore rire et aimer. Les uns étouffent et rêvent d’Amérique, de Porto Rico ou d’Espagne, prêts pour un nouveau départ jusqu’à risquer leur vie, laisser derrière eux leur progéniture ou changer d’identité. D’autres se sentent surveillés voire même prisonniers, avec parmi eux  une belle espionne suspecte. Ainsi deux mondes se déchirent : celui dont ils rêvent et celui qu’ils subissent. C’est un demi siècle de l’histoire cubaine qui se déroule et qui va faire exploser les plus beaux souvenirs familiaux. Certains seront poursuivis par un sentiment de responsabilité, d’autres par une sempiternelle culpabilité. Le style alterne entre érotisme et romantisme. "Poussière dans le vent", le Clan se disperse, mais l’esprit de fraternité subsiste , les survivants  reviendront au chevet de Bernardo, conscients plus que jamais que la misère économique est à l’origine de la plus mesquine trahison. Et si la victoire finale tant souhaitée était dans ces allers-retours nostalgiques au pays des palmiers, des cigares et du rhum que l’auteur lui-même ne cesse de chanter  ?

B. Clavel Delsol

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31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 14:20
"La maison dans la dune"

                                        « La maison dans la dune »  par         

                                  Maxence van der Meersch

Editions :  Albin Michel, Poche 

Parution : 1932, 1951, 2007 

254 pages

 

Ce livre  édité par Albin Michel dans l 'entre-deux-guerres pourrait paraître bien désuet. Et pourtant  les descriptions de ce nord de la France recouvert de brume et de sable  font découvrir, en même temps qu’un talent douloureux,  le  monde des  pauvres   trop souvent oublié.  Après avoir sauvé  Germaine d’une maison close et en faire sa femme, Sylvain, pour lui offrir une vie décente, fait de la contrebande de tabac entre France et Belgique, activité  rudement réprouvée à l'époque. Malheureusement les douaniers ne sont pas toujours  honnêtes et les anciennes filles de joie pas toutes fidèles. Est-ce possible pour Sylvain le contrebandier de reprendre sa destinée en main, comme l'affirme l'innocente Pascaline? Peu à peu le lecteur découvre  l’empreinte de Dieu sur les pauvres  et tout spécialement dans le cœur de Sylvain qui s’embrume avant de se fondre dans la pâleur du firmament. Très beau livre à l’honneur des humbles que l’auteur n’a cessé de réhabiliter dans chacun de  ses romans.

B. C. D.  

 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 09:54
"Les nuits de la peste"

                  « Les nuits de la peste »

                                  par Orhan PAMUK

 

Editions FOLIO

Parution : Septembre 2023

800 pages

 

 

Dans  « Les nuits de la peste » O. Pamuk  enferme un long roman  où l’on retrouve tous  les débats qui agitent notre société actuelle. Le style n’en est pas moins romantique. La description   de l’île de  Mingher  est paradisiaque jusqu’à ce que, par un beau matin de 1901, le vaisseau impérial du sultan Abdülhamid II qui  voguait vers la Chine, y fasse une halte imprévue . Pour quelle raison  Bokowski Pacha, inspecteur général de l’Administration sanitaire de l’Empire ottoman débarque-t-il,  accompagné du docteur Nuri Bey ? Une maladie infectieuse  qui a tous les aspects de la peste transforme le voyage de noces de Nuri et de sa jeune  épouse, la princesse  Pakizé, nièce du sultan,  en secours médicaux. Malheureusement les désinfectants pulvérisés et la  quarantaine imposée  perdent vite  de leur crédibilité. Les insulaires ne savent plus à quel saint se vouer, l’abime se creuse entre scientifiques chrétiens et musulmans fatalistes, entre sages et indisciplinés, entre déserteurs et loyalistes, entre aide de l’Etat et désir d’Indépendance, beaux prétextes pour  usurper  le pouvoir. Tyrannie et peste ne font plus qu’un. Sami Pacha le gouverneur ne pourra pas résister longtemps à la mutinerie où  prisonniers et quarantenaires voient leur portes s’ouvrir et leur vengeance arriver.  La violence décuple, jusqu'à l’absurdité totale quand Pakizé est nommée reine de l’île par des pantins fanatiques, révolutionnaires nationalistes, qui continuent à laver les morts et à propager la peste au grand dam de Nuri. C’est cette décrépitude  moderne que dénonce Orhan Pamuk. L’île, célèbre pour ses cultures de roses, n’est plus qu’un champ de cendres. La tonalité du style de Pamuk  change sans cesse entre  confiance et désespoir, abnégation et arrivisme . La hache funeste finira-t-elle par faucher le drapeau national qui, dans ce pays d’herboristeries traditionnelles, n’est autre que la bannière publicitaire d’une pharmacie? Ainsi O.Pamuk réalise un très bel ouvrage reliant avec talent paradoxes humoristiques et réalisme, fine psychologie et lyrisme, passé et présent, amour humanitaire et politique…

B. Clavel Delsol

 

 

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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 21:03
"Avec toi je ne crains rien"  par Alexandre DUYCK

             « Avec toi je ne crains rien »

                          par Alexandre DUYCK

 

Editions : Acte Sud

Parution : Avril 2024

196 pages

19,90 €

 

L’atmosphère  est celle  des montagnes suisses, celle des années 40 où la femme  ne change pas de vallée pour se marier ni ne quitte sa maisonnée même  pour suivre son mari dans les alpages. Le 15 Août 1942 Joseph et Louise laissent leurs quatre enfants pour aller compter leurs bêtes en altitude  et n’en reviennent  jamais. Les mauvaises langues iront bon train, et si  les critiques accablent ce beau couple que tout le monde admirait jusque-là, seuls les enfants de Joseph et Louise vont se battre pour continuer leurs recherches et sauver l’honneur familial. Comme pour bien des auteurs c’est un fait divers qui inspira  Alexandre Duyck. Celui-ci  veut montrer la montagne telle qu’elle est, splendide mais capable d’engloutir. Le style est celui d’un  montagnard au franc parler, qui dépeint un univers rude d’où se dégage le sens des racines et des vraies valeurs. Livre conseillé aux fanatiques  des sommets !    

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 08:07
"Cela s'appelle l'Aurore" par Emmanuel ROBLES

      "Cela s'appelle l'Aurore"

                        par

         Emmanuel ROBLES

 

Editions : Poche 

Publication : 1952

224 pages 

 

Il y a du Victor Hugo et du Maupassant dans ce mélodrame d'Emmanuel Roblès. On y retrouve le cynique  Javert des "Misérables" dans l'inspecteur Fasaro et aussi l'angoisse du "Horla" dans le docteur Valerio.  Ce dernier, à force de tenter de soulager son entourage, est de plus en plus submergé par l'angoisse. Pourquoi rester dans un petit village de Sardaigne pour soigner les rescapés d'une explosion minière alors que son épouse rêve de rentrer à Naples? Comment avouer à celle-ci qui revient d'une cure dans les Alpes son amour fou pour sa maîtresse? Enfin comment ne pas protéger le pauvre Sandro du crime commis sous l emprise de l’alcool d'un patron exécrable ?C'est alors que l'inspecteur Fasaro va hanter Valerio, le poursuivre par des interrogations pleines de suspicions et de sous-entendus.  Valerio  sent le monde vaciller autour de lui. Il a l'impression que tous les villageois le suspectent, se méfient de lui. Il  perd de son assurance, se laisse mener par des sentiments contraires à la raison et guider par des voix intérieures en ressentant toujours un échec cuisant. Si la folie ne le rattrape pas, saura-t-il garder sa capacité d aimer? Car peut on vraiment aimer les autres en abandonnant sa femme? Comme Sartre, Emmanuel Roblès, en interrogeant sa conscience, ne trouve que nausée. Mais ses talents d écrivain tiennent le lecteur en suspens en lui offrant deux lumières, celle de l'aurore pleine de beauté et celle de l'éternelle noirceur des Hommes . B. C. D.

 

 

 

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27 juillet 2025 7 27 /07 /juillet /2025 16:57

                                      « Le sens de ma vie »    par   Romain Gary

 

Editions : Gallimard

Parution : 2014

101 pages, se lance dans l’aviation, le droit

12,50 €

 

Les émigrations successives de ce petit Russe Blanc en Pologne puis en France avec une mère passionnément francophile  n’ont pas empêché de faire  de Romain Gary un  français à part entière. Les talents et l’ambition ne manquent pas à ce jeune homme éclectique : à peine  ses nouvelles  littéraires sont publiées  dans Gringoire qu’il s’oriente dans l’aviation, car pour lui pas question pendant la guerre  d’être autre chose qu’un aviateur combattant. Les anecdotes s’en suivent toutes aussi prodigieuses les unes que les autres dans une tonalité pleine d’humour où perce sous la dérision une fierté bien justifiée. Certes il n’aura pas le rôle d’ambassadeur  que souhaitait sa mère, mais sa carrière diplomatique  lui fit découvrir sa véritable vocation. De même qu’il était  Impossible pour lui de représenter la France avec des idées auxquelles il n’adhérait pas ,  de même  impossible pour lui  d’endosser les rôles d’imprésario proposés par Hollywood. Doté d’une sensibilité extrême, l’écrivain entrevoit  avant l’heure le déclin de l’Occident, le règne du sexe et de la violence, la disparition de la féminité, et pour finir la désintégration de l’âme. Le style de cette autobiographie est celui d’un enregistrement  qu’il fit peu avant sa mort. Et si les mots se répètent comme par maladresse, la pensée elle avance lentement vers une désillusion certaine.

B. Clavel Delsol

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 20:39
"Les Fiancés" par MANZONI

                              « Les Fiancés »    par   MANZONI

Editions : Folio classique

818 pages

1er dépôt légal : 1840

 

Ce chef d’œuvre littéraire remporta un bien immense succès lors de sa parution.   La situation de la Lombardie du XVIIème siècle qui inspira l’auteur était tout à fait  semblable à celle du XIXème qu’il voulait dénoncer. Aujourd’hui encore le livre  reste d’actualité . Car c’et l’éternel humain qu’on retrouve dans cette fresque historique, le combat du bien et du mal. Quand elle est tyrannique, la  féodalité avec ses oppressions, ses guerres et  ses disettes,  auxquelles vint s’ajouter la peste,  ne peut qu’engendrer  la misère, la suspicion, l’enfer sur terre. Manzoni réagit, révèle la grandeur des cœurs simples comme  celui  de Lucia, et la liberté de penser de Renzo, toujours prêt à se battre contre l'injustice sans crainte des fausses accusations. Il montre l’état de  grâce , celle du jeune Ludovic, las de la tyrannie des puissants  et qui devient  frère Christophe plein d’anxiété scrupuleuse pour les malheureux. L’auteur  ne s’arrête pas aux âmes pures.  Il ne cache pas la  pusillanimité  de don Abbondio, curé  de campagne qui n’aura pas marié à temps nos fiancés par crainte de  la cruauté sadique du potentat,  don Rodrigue .  Mais l’Eglise n'est pas composée que de faibles. Le courage de  l’archevêque Frédéric Borromée ne parvient-il pas à convertir l’Innomé,  le pire des tyrans, le fléau du pays?  Tout cela dans une narration  romantique où les multiples invasions des envahisseurs comme les sursauts des consciences seigneuriales s’alternent avec des réflexions de l’auteur. Le style est élégant, prégnant, souvent rythmé par des anaphores, des anecdotes métaphoriques,  ou de profondes réflexions d’où le fatalisme  est banni. Car ce qui importe pour Manzoni c’est de montrer le miracle possible quand la vertu domine la perversité, quand la vie est  considérée comme un don sacré. Qu’il soit comme Renzo , milanais ou burgamesque, peu importe, Manzoni est avant tout un Italien avant l’heure …

B. Clavel Delsol   

 

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25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 13:49
               « La Déesse et le Marchand » par Amitav GHOSH

                « La Déesse et le Marchand »

                              par Amitav GHOSH

 

Editions : BABEL

Parution : Sept 2023

410 pages

9,99 €

 

 

Ce livre est essentiellement une plaidoirie écologique anticapitaliste et l’auteur ne s’en cache pas. Son talent réside dans la  description de l’Inde profonde, de ses légendes et de ses mythes, sans épargner  l’angoisse contagieuse du narrateur. Deen, antiquaire spécialisé dans les livres anciens, est sollicité par ses amis à se rendre dans les Sundarbans au temple de Manasa Devi, la déesse des serpents. Selon les superstitions hindous celle-ci hanta longtemps un vendeur d’armes du XVIème siècle jusqu’à ce qu’il lui construise ce sanctuaire grâce auquel son hameau fut épargné  lors  du cyclone de Bohla en Novembre 1970. Deen se rend alors dans ce mangrove du Bengale, envahi par la boue, avant que le temple ne disparaisse selon les cassandres du climat. Malheureusement le cobra royal, lui, n’a pas disparu et, à partir de cette découverte, la vie de Deen change. Sa sensibilité d’intellectuel se transforme en angoisse permanente. Le passé va désormais hanter le présent. Cobras, serpents de mer et araignées venimeuses obsèdent Deen de l’Inde jusqu’à Venise, prennent une nouvelle forme, celle d’une raffinerie qui fait échouer des bancs de cétacés, celle de capitalistes italiens qui exploitent des immigrés bangladais, celle des tarets qui rongent les fondations en bois de Venise ... Ainsi Deen sert les convictions politiques de A. Ghosh, avec pour prétexte d’élucider le mystère du marchand d’armes qui n’était autre qu’un marchand qui avait été jusqu’à Venise, en un mot, un autre lui-même fuyant les horreurs terrestres…  

 

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11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 07:05
"La fille secrète" par S. S. GOWDA

                       « La fille secrète »

               par Shilp Somaya GOWDA

 

Editions : Folio

Parution : 2021

460 pages

9,40 €

Plus qu’une description de  Bombay, c’est une réflexion sur l’attachement indéfectible que cette immense cité  procure à celui qui y est né. Comment ne pas penser à « La mère »  ou à « Vent d’Est, vent d’Ouest » de la Chine de Pearl Buck   quand on fait connaissance de l’Inde profonde avec Kavita, paysanne  trop pauvre pour garder ses filles, ou de Krishnan l’indien américanisé qui retourne à Bombay pour adopter Asha, une petite orpheline...  Et c’est   cette Inde qu’Asha, une fois adulte, va s’évertuer à découvrir, non pas en  touriste impassible mais en journaliste impartiale, avide de comprendre les deux faces de Mumbay, ses quartiers riches et pleins de traditions juxtaposant le plus grand bidonville au monde. Peut-être Asha souffre-t-elle du même contraste entre une Amérique soucieuse de réussite et de bonheur et une Inde asservie aux traditions ancestrales qui retardent le développement des infrastructures! La famille restreinte et possessive de Californie n’est-elle pas à sa façon  tout aussi aimante que celle de Kris, nombreuse et généreuse ? Si l’auteure aborde des sujets graves, tels que l’excès de pauvreté, les difficultés de l’adoption et des mariages mixtes, la douloureuse séparation du Pakistan, l’argent gagné par la drogue, son écriture reste éclairée des couleurs des saris de soie, des parfums des épices, de l’effervescence des villes comme de la paix retrouvée dans les temples et des multiples façons d’aimer. Belle invitation pour un voyage en Inde ! B. C. D.

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29 mai 2025 4 29 /05 /mai /2025 19:44
"A travers l'Ecosse"  par R. L. STEVENSON

         

« A travers l’Ecosse » par Robert Louis STEVENSON 

 

Editions : Complexe

Parution : 1992

239 pages 

20 €

Si « L’ile au trésor » est un des romans favoris de la jeunesse, « A travers l’Ecosse » fait partie des livres incontournables du voyageur romantique.  R. L. Stevenson a toujours fui son pays sans cesser de le pleurer. Certes sa santé fragile justifiait ses départs, mais plus encore son hypersensibilité. La misère des taudis de la High Street d’Edimbourg, que seules réchauffaient le vacarme des tavernes ou le sifflement d’un vent glacial, l’attristaient. Et pourtant  il garde en mémoire une profonde affection pour ses contemporains, du jardinier au veilleur de phare, pour ses réformateurs et poètes, pour cette atmosphère jésuitique même si  la redingote était déplacée  . Il remémore les nombreuses légendes parfois macabres qui se dissipaient au son des cloches des diverses conventicules ou de l'horloge de l'université. La ville nouvelle s’étalait toujours plus, mais le parfum de la campagne subsistait avec la colline du château, le fleuve à ses pieds et la mer au loin que  nul constructeur ne pourrait jamais ôter, ni aucun émigrant oublier…Dans sa préface,  Michel Le Bris souligne que ce recueil a longtemps été  inédit,  sans doute parce que certains des souvenirs furent écrits dès la prime jeunesse. Mais le style de Stevenson  reste avec la même égale profondeur, comme si ses sentiments patriotiques  avaient des rapports secrets avec sa destinée d'exilé.    

 B. C. D.

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