8 janvier 2025
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« ARIA » par Nazanine Hozar

Editions : Stock
Parution : 2020
517 pages
24 €
Pour Nazanine Hozar, iranienne d’origine, l’histoire de l’Iran est une source inépuisable d’inspiration. Dans les années 1950 Téhéran souffre. La richesse du quartier nord de la ville contraste avec la pauvreté de celui du sud. La question récurrente est de savoir si les mollahs sont des anges ou des démons. S’il faut suivre le livre vert de Khoméni ou le livre rouge de Mao. Si la révolution blanche du Shah n’est pas au détriment de l’influence de l’islam. Aria ne serait-elle pas à elle seule l’allégorie des contradictions internes de ce pays ? Peu lui importe si elle est maudite à cause de ses yeux bleus et ses cheveux roux, si elle a une mère biologique inconnue, victime des préjugés ancestraux, et deux mères adoptives successives, Zarah l’impitoyable sans-cœur, et Fereshteh la silencieuse qui connaît tous les mensonges de la vie. Ce qui compte selon elle c’est d’être maître de ses pensées, de choisir entre ce qui est mauvais et ce qui est bon. Et Aria choisit, réfléchit, suit son intuition, va comme l’auteure d’un personnage à l’autre, qu’il soit juif, musulman, chrétien ou zoroastrien, trouve dans la plus grande des tourmentes la force de donner sans contrepartie comme ceux qui l’ont aimée et qu’elle voudrait insuffler à tous les Iraniens. Un bien joli roman dans un contexte historique très réaliste.
B. Clavel Delsol
Published by brigitte clavel-delsol
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2020
15 décembre 2024
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« La Petite Bonne » par Bérénice PICHAT
Editions : Les Avrils
Parution : Août 2024
267 pages
21,10 €
Deux femmes que tout oppose, deux styles d’expression, des vers libres très brefs qui courent à toute allure vers l’inévitable et une prose lente et descriptive qui ne cesse de réfléchir au meilleur: une petite bonne et une bourgeoise face à une gueule cassée, autrefois pianiste prometteur auquel il ne reste que des moignons à la place des pieds et des mains suite à la bataille de la Somme, aisément transposable aux guerres contemporaines. Sur ses genoux un pistolet que ses pinces n’arrivent pas à manipuler. Tandis que la Petite Bonne reste à ses côtés, Madame part un week-end à la campagne . Pendant que l’une découvre la superficialité de ses amis, l’autre se bat contre la répugnance de Monsieur pour lui redonner goût à la vie qu’elle-même a perdu. Car tous souffrent, lui dans son corps, les deux femmes dans leur âme meurtrie. Alors quand Madame revient, on tremble devant l’éclat d’une éventuelle jalousie. Très joli livre où une une fois de plus un beau Requiem suffit à apaiser les pires maux de l’humanité…
B. Clavel Delsol
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2024
9 décembre 2024
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"LE SECRET DE L’EMPEREUR"
par Amélie de Bourbon Parme
Editions Folio
356 pages
1ère parution : 2017 chez Gallimard
Comment Amélie de Bourbon Parme parvient elle à nous mettre en haleine durant cette retraite de Charles Quint ? Certes les couleurs caravagesques de ses descriptions forment à elles seules une fresque somptueuse de la Couronne des Flandres et d’Espagne. Mais Charles Quint a décidé de tout quitter. Las d’un long règne de conquêtes, souffrant des brumes du Nord et de quelques repentirs, il veut trouver chaleur et paix dans l’abbaye de Yuste, au Sud de son Espagne natale. Projet bien prometteur pour un empereur démissionnaire ! Mais une cruelle réalité va malheureusement le rattraper. Plus que les désillusions politiques et les douleurs physiques, une obsession l’assaille. Le seul trésor royal auquel il reste attaché est sa collection d’horloges astronomiques , dont l’une lui fait soudain défaut. En effet la plus rustique de toutes, sans la moindre pierre précieuse pour affiner la lourdeur de son cadre noir d’ébène, contient un mécanisme incompréhensible tout en révélant une inscription: « le soleil ne se couche jamais ». Qui en est l’auteur et pourquoi les Inquisiteurs eux-mêmes le recherchent ? La maîtrise du temps ne serait-elle qu’un leurre ? Et si la paix de l’âme n’était que dans cette quête de la vérité et dans l’humilité du mystère ? Le lecteur abandonne peu à peu Charles Quint comme celui-ci abandonne la vie quand il l’a enfin comprise…
B. Clavel Delsol
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2017
22 novembre 2024
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09:07
« Ton absence n’est que ténèbres »
par
Jon Kalman Stefansson
1ere parution : Grasset : 2022
Editions : Folio 2024
589 pages
Dommage que le mémorialiste d’une telle généalogie soit sans mémoire : il aurait aidé le lecteur à se retrouver plus aisément dans ce roman familial labyrinthique. Heureusement il sait lire dans les cœurs islandais érodés comme les fjords et élucide avec succès les mystères de l’existence. « Est-ce maturité ou manque de courage de se résoudre à son destin ? » C’est le temps qui apporte la réponse, lui seul qui permet à l’œuvre d’exister. Tandis que le style poétique de Stefansson hypnotise le lecteur, les évènements extérieurs détournent ses personnages de leur direction initiale. Le fermier veut philosopher, la fiancée rejoindre un inconnu, l’épouse effacée devenir une scientifique reconnue, l’enfant illégitime percer le mystère d’un père volage, tandis que le pasteur se morfond d’être malheureux dans le bonheur. Serait-ce trahison d’écouter son cœur, de s’écarter de sa route ? Le fjord est pauvre, le cheptel pas rentable, mais l’antique rêve islandais reste obsessionnel : être indépendant. Et si certaines vies sont monotones comme les poteaux d’une clôture, l’auteur ne dément pas que « ce sont ceux-ci qui soutiennent tout ». N’est-ce pas le cas des grands-parents d’Eirikur qui sauront le choyer comme il se doit ? Mais le chemin vers la lumière comporte des ombres à traverser et la mélancolie n’est plus que le souvenir des bonheurs disparus. Le rythme du livre est un incessant aller-retour entre le rêve de jeunesse et la cruelle réalité, entre l’ivresse de la vie et une tristesse indélébile, entre l’amour et le mensonge, entre les souvenirs les plus coosy et une vie décousue, entre sociabilité ou solitude, entre musique ou silence. « Parce que le paradoxe a toujours été l’un des piliers de l’existence humaine ». Une fois l’âge avancé, la mélancolie transperce, tendue, fragile, inassouvie. Le sentiment d’avoir trahi ceux qu’on aime fait couler des « colonnes de larmes ». Alors il ne reste plus qu’à « lever les yeux vers les cieux » pour apitoyer la Camarde au son de multiples chansons ou se réconforter avec un mansaf, car « on a le droit d’être nostalgique, mais on ne doit pas oublier de vivre ». Ainsi le lecteur s’enfonce dans un roman plein d’imprévu, un véritable plaidoyer pour les forces profondes et cachées du libre arbitre. B.C.D.
Published by brigitte clavel-delsol
29 mai 2024
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17:17
“L’or des rivières” par
Françoise CHANDERNAGOR
Éditions : Gallimard
Parution: Avril 2024
300pages
21 €
C’ est à la Creuse qui accueillit sa famille maternelle, que Françoise Chandernagor consacre ce livre là où, dit-elle, « nous étions riches de biens « immatériels ». » Les allers et retours sont alors incessants entre la poésie et la peinture des paysages, entre le ressenti et la réflexion, entre l’héritage solide du passé et la fragilité du présent. Car si la Creuse n’est pas un Eldorado, elle est « une île secrète, refuge suprême », où l’on s’abandonne avec confiance pour être plus lucide sur les temps qui courent. Françoise Chandernagor n’ignore pas les différends entre Paris et la province profonde, ni la colonisation des zadistes, ni les illuminations des vegans. Elle est consciente des superstitions qui s’abolissent d’elles mêmes comme les modes de déboisement et la réputation pluvieuse de cette province profonde. Si la Creuse se révèle prude et accueillante pour les marginaux de toutes sortes, ses paysans dénoncent “les saigneurs de la terre” et déplorent la mondialisation. « Ils n’ont qu à rester chez eux, et nous chez nous!» disait déjà le grand-père de l’auteure. Mais Françoise Chandernagor ne s’arrête pas là. En voulant rendre hommage à son père elle explore sa généalogie où la fierté du sang rejoint l’authenticité de son cœur aimant . Ce roman idéaliste, où les vraies valeurs triomphent, s’achève avec la lucidité et la sagesse que seul apporte un âge avancé, celui qui sait que rien n’est éternel, sauf le souvenir d’une maison gagnée à la sueur de son front et la tendresse d un mari bien aimé .
B. C. D
Published by brigitte clavel-delsol
23 mai 2024
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18:01
« Le miracle de Théophile » par Jérémie DELSART
Editions : Le Cherche Midi
Parution : Mars 2024
397 pages
22,50 €
Cette satire de l’enseignement actuel a le grand avantage d’offrir au lecteur une perspective toute spirituelle et ce, paradoxalement, grâce au diable lui-même. Le stagiaire Théophile de Saint-Chasne est stigmatisé comme réactionnaire dans l’ « Education pour Tous » et son malaise est bien justifié. En permanence soumis à des inspections, à des conseils d’une tutrice et à des récriminations d’une proviseure, cet esthète a bien du mal à imposer sa passion pour la littérature. Peu importe, il fait le serment de ne pas renier son idéal, convaincu que seules les Lettres peuvent sauver la jeunesse de leur léthargie, de leur langage elliptique jusqu’à la vulgarité, de leur obsession égalitariste qui se concrétise avec l’écriture inclusive. Voilà où se cache le diable et Théophile est le seul à s’en apercevoir. Quand Lucifer se manifeste en bel Andalou aux dents immaculées et aux effluves de girofle, il envoûte le corps professoral. Théophile saura-t-il le reconnaître à temps pour lui résister ? Tel est le défi de Jérémie Delsart doué d’un style des plus diversifiés, de connaissances éclectiques , et d’une telle foi qui parviendra peut-être à dérouter Lucifer! Malgré ses sarcasmes et ses excès , ce pamphlet défend un possible retour en arrière pour redonner goût à la beauté littéraire. Livre très intéressant où la personnification du diable est certes un peu naïve mais symbolise à merveille les tentations déguisées de la facilité.
Brigitte Clavel Delsol
Published by brigitte clavel-delsol
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2024
17 mai 2024
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18:16
« Les amours difficiles » suivi de « La vie difficile »
par Italo CALVINI
Editions : Folio
340 pages
1ère parution : 1970
Les protagonistes de ce livre d'Italo Calvini sont teintés de tant de réalisme que leurs attitudes ingénues font passer au lecteur un moment de divertissement sans pareil. Treize nouvelles, regroupées sous le titre « Les amours difficiles », offrent une série d'aventures inénarrables dans un comique de situation qui certes divertit mais révèle avant tout la fragilité humaine, sa maladresse à force d’inquiétude et d'insatisfaction, à force de vouloir paraître et ne pas savoir communiquer. Alors les amours sont bien impossibles, un sentiment de grotesque gâche le bonheur éphémère sauf quand on retrouve un vieil ami ou un employé dans le même embarras que soi. Puis deux novellas, entre nouvelle et roman, où la difficulté ne vient pas du protagoniste mais de "la vie difficile". Comment ne pas devenir fou devant une invasion cauchemardesque de fourmis alimentée par des fonctionnaires sensés les faire disparaître ? Comment ne pas être désespéré devant la lâcheté d’une majorité qui se camoufle derrière ses volets, devant les obsessions climatiques des uns et le déni des autres ? S’il est dur d’aimer, il est dur d’être heureux pour Italo Calvini. Il n ’est plus le jeune italien qui se battait contre le fascisme et s’alliait aux communistes. Il est l’écrivain même qu’il décrit dans « L’aventure d’un poète », cerné par un besoin d’aligner des mots sans fin , jusqu’à ce que sa feuille devienne noire d’écriture, noire comme le monde où il vaut mieux rire que pleurer.
Brigitte Clavel Delsol
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1970
8 avril 2024
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18:43
« ANIMAL » par Sandrine COLLETTE
Editions :Denoël
Parution : 2019
283 pages
19,90
C’est dans une chasse à l’ours brun au Kamtchatka, province russe lointaine et pauvre, suivie plusieurs années plus tard d’une chasse au tigre dans une réserve touristique du Népal que nous entraîne l’auteure. Chaque course effrénée présente des exploits qu’ils soient humains ou animaliers. Car, dès le début du roman, l’ours mortifère fait preuve de ruse comme Lior fait preuve de persévérance. Si les courses se passent dans des paysages pittoresques au relief accidenté ou perdus dans des jungles profondes, rien de fictif , les scènes sont prises sur le vif , on suit à la trace le gros gibier au rythme du pas souple de la jeune femme. Aucun chasseur ne se ressemble, même Hadrien qui a du mal à comprendre la passion obsessionnelle pour la chasse de son épouse. Mais dans son prologue Sandrine Collette nous met sur une piste, celle de la très grande pauvreté qui lègue aux hommes une violence jusqu’à couper un doigt à une petite fille pour qu’un dispensaire la prenne en charge, jusqu’à ligoter des enfants à un arbre pour servir d’appâts aux chasseurs. La violence animale finit par déteindre sur l’homme. L’inconscience des touristes rend inimaginable le sort des plus faibles et des plus pauvres quand la folie finit par régner. Seule Lior en est consciente, car elle se souvient … Livre magnifique qui plaira non seulement à tout chasseur mais à tout humaniste soucieux de rendre l’homme conscient que la nature à l'état brut n'est pas toujours un paradis terrestre . B. Clavel Delsol
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2019
28 mars 2024
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Cézanne
par Marie-Hélène LAFON
Editions : Flammarion
Parution : Septembre 2023
162 pages
21 €
« Il me le fallait vivant» , alors Marie-Hélène Lafon se lance comme dans un jeu de familles pour mieux connaître Cézanne. Mais d’abord elle s’arrête sur ses peintures. Bien que récursives, elles ont toutes une raison d’être, celles de l’enfance que ce soit les sous-bois, les pommes , les baigneuses, les Sainte-Victoire. Puis elle s’immisce dans les portraits, ceux du père et de la mère, du jardinier Vallier comme du docteur Gachet. Et pourquoi si peu d’Hortense, femme indolente qui ne comprend pas ce fou du travail dont un enfant illégitime vient gâcher la renommée. Et quand il la peindra , il ne la regardera même pas, « il faut poser comme une pomme ». C’est la forme qui importe, la couleur, faire toujours plus vrai, tout en gardant le flou du mystère. Sa peinture a quelque chose d’inachevé et c’est ce qu’il veut. Son allure aussi n’est « pas finie », comme ses pastels. Marie-Hélène Lafon se délecte, reprend des lettres de Cézanne , retourne aux "toits rouges sur la mer bleue", se rend dans l’atelier des Lauves encore tout vibrant du créateur. Elle « cézanne » dit-elle, jusqu’à ce qu’elle découvre le diabète douloureux de cet homme qui s’est « juré de mourir en peignant ». Livre qui incite à retrouver ses peintures dans sa Provence natale et plus précisément au musée d’Aix.
B. Clavel Delsol
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2023
21 mars 2024
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"BOUGAINVILLE" par Dominique LEBRUN
Louis Antoine de Bougainville homme de la mer , juriste, mathématicien et mousquetaire de Louis XV resta toujours fidèle à son roi aux heures sombres comme aux heures de gloire. Pour ses travaux sur le « calcul intégral », il est admis à la Société Royale de Londres, sans s’empêcher de s’embarquer avec le général Montcalm pour le Canada convoité par les Anglais. Il se bat aux côtés des Iroquois, gagne la bataille de Chouagen, mais s’interpose devant la cruauté des Amérindiens vis-à-vis des Anglais vaincus. On retrouve en ce gentilhomme l’esprit des Lumières où la justice est la première qualité revendiquée par « l’Honnête Homme » sans qu’il s’illusionne du mythe du " bon sauvage". Quand un vent favorable tourne pour les Anglais et que la France se voit obliger de leur laisser le Québec, Bougainville repense au" Voyage autour du monde" d' Anson qui vantait les Malouines dont les richesses seraient bien utiles pour renflouer les caisses du Royaume. Après avoir pris, non sans mal, possession de ces terres , il s’incline pourtant devant l’ordre de Louis XV de les concéder aux Espagnols au nom de la bonne entente avec les Bourbons d'Espagne. Bougainville se retourne alors vers les hautes altitudes australes pour fonder la nouvelle Cythère, l’actuelle Tahiti, dont les belles fleurs violettes gardent toujours son nom . Cette minutieuse biographie de Dominique Lebrun est entrecoupée du courrier authentique de Bougainville et accompagnée d'un précieux témoignage du médecin et naturaliste Philibert Commerçon. Accusé, sans doute à tort, de défaillance militaire lors du combat des Saintes, notre chef d’escadre se retire avant d’être rappelé pour mettre fin à l’insurrection de Brest. La Terreur révolutionnaire le menace, l’emprisonne à Coutances, avant de le libérer pour le nommer membre de l’Ecole Normale supérieure, la Révolution redécouvrant l’importance de la science après avoir éliminé tous les corps savants. Les honneurs lui reviennent enfin. Napoléon le fait comte d'Empire. Au procès du contre-amiral Dumanoir, responsable de la défaite de Trafalgar, il prononce spontanément les mots qu’ il aurait voulu entendre lorsque lui-même était jugé. Pas étonnant que Dominique Lebrun , journaliste , écrivain de la Marine, navigateur breton, se soit passionné pour cet aristocrate , dont la vie justifia son désir de mettre "la satisfaction d’être utile au-dessus de l’honneur d’être admiré".B.C.D.
Published by brigitte clavel-delsol